Vers Pékin et l'au-delà !

30 juin 2008

De l'art d'applaudir ou les JO en Chine

Après les conseils prodigués par le gouvernement sur l'art de ne pas cracher par terre (personnellement après un an en Chine je peux dire que ce n'est pas particulièrement le crachat qui me dérange mais le bruit très caractéristique et particulièrement peu ragoutant qui le précède), de faire la queue etcétéra... Viens maintenant le guide sur comment applaudir et encourager ses joueurs et équipes.
Voici les mots exacts de la représentante de Bocog :

Li Ning, president of the Beijing Etiquette Institute, described how the cheer can be adapted to different contexts (from The Beijing News):

At yesterday's ceremony, Li Ning explained that the uniformity of the cheer contained a multitude of variations. It could be "Go Olympics! Go China!" as well as "Go China! Go Yao Ming!" or "Go Brazil! Go Ronaldino!" It will work to give encouragement to every country and athlete in competition.

She said that the civilized cheer "Go Olympics! Go China!" expresses the "Citius, Altius, Fortius" Olympic spirit and is in line with general international principles for cheering, while at the same time possessing characteristics of Chinese culture. Overall, the cheer unites both gestures and words into a smooth, flowing whole.

The Beijing News also reports that students across the country will be trained in the cheer, particularly the 800,000 students who will watch the games on-site. In addition, 448 volunteers will lead spectators in the cheer at both the Olympics and Paralympics.

Ces 800 000 étudiants et 448 volontaires ont pour mission d'enseigner cet art de l'applaudissement de façon à ce qu'il soit repris par tous. Madame Li a même donné d'autres exemples d'utilisation. Il est en effet possible de remplacer le : JO ! Aller ! Chine ! Aller ! Il est possible de dire : Yao Ming (la star du basket chinois) ! Aller ! Chine aller ! Ou encore ! Brésil aller ! Ronaldinho ! Aller !

Vous voyez donc le fort potentiel de cet hymne !

Voici pour une explication en image de ce qui doit être dit et fait :




     

手势第一步――鼓掌两次(同步口号:奥运……)
Soit : on applaudit deux fois tout en disant : JO

手势第二步――两手握拳、大拇指向上竖起,双臂向前上方伸展(同步口号:加油!)
Ensuite : pouces dressés et bras en avant l'on se doit de dire : Aller ! (Jia You, littéralement ajouter de l'huile)

手势第三步――鼓掌两次(同步口号:中国……)
Là il s'agit d'applaudir deux fois et de dire : Chine...

手势第四步――两手握拳、向上伸展双臂(同步口号:加油!)
Et pour le Grand Finale : les deux poings en l'air, un grand sourire et : Aller !

Ah...Et dire que je vais rater tout ça....

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25 juin 2008

Photo du Jour

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24 juin 2008

Graduation Day

     A l'approche de l'été les oiseaux chantent, les arbres sont en fleurs, tout le monde sue à profusion et... beaucoup d'étudiants reçoivent leur diplôme de fin d'études.

     Bien que communiste, la Chine a eu la chance de ne pas avoir connu, vécu, mai 68 (oh ! blasphème, oui je sais). Ce qui veut dire que les chinois ne ressentent pas dans le cérémoniel une forme d'oppression.

    

Cette ouverture me permet depuis une semaine à peu près de voir de jeunes gens se promener dans les différentes universités de la ville vêtus d'une robe d'apparat démontrant leur statut récemment acquit de Graduate Student. Ils se promènent, se prennent en photo (beaucoup) et de temps en temps la lubie leur prend de jeter (ensemble ou pas) leur chapeau dans les airs.

         

Le Graduate Day donne lieu à tout un cérémoniel. Cela commence, bien entendu, par le vêtement. Puis, tout le monde se réunit dans l'amphithéâtre, où se déroule la cérémonie de remise des diplômes.
         Après cet acte solennel s'ensuit la traditionnelle photo de groupe -avec photographe professionnel et lancé de chapeau de rigueur.
         Cela se termine l'après-midi (et non le soir parce que l'on est en Chine quand même !) par une fête dans les salles de classes où les étudiants se disent au revoir et pleurent à chaudes larmes tout e s'empiffrant de petits gâteaux.

       Qui a dit que les chinois ne savaient pas s'amuser ? A quand ce type de cérémonie dans les universités françaises ? C'est tout de même nettement plus rigolo que d'avoir à aller quémander son diplôme à une administration ayant d'autres chats à fouetter ! Et cela ne voudrait pas dire que l'on retomberait dans un système méritocratique que l'on doit -bien entendu- fuir avec horreur !...

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11 juin 2008

Petit voyage entre copains

        A l'exception de celles d'été et d'hiver le concept de vacances est une cause perdue en Chine. La seule chose qui subsiste sont ces petits weekends de trois jours qui parsèment avarement notre année scolaire.

Nous étions donc au comble de la joie d'apprendre qu'un de ces weekends allait justement avoir lieu les 7, 8 et 9 juin. Et notre joie ne connu plus de bornes lorsque l'on appris que le spectacle scolaire qui devait avoir lieu le 6 était annulé dû au tremblement de terre dans le Sichuan du mois dernier. Nous nous trouvions ainsi avec un répit inespéré d'une durée unprecedented de 4 jours !

En un clin d'œil le choix de profiter de ces vacances pour voyager fut fait et il ne nous restait plus qu'à nous décider sur la destination.

4 jours c'est bien mais vu la taille de la Chine et celle de mon porte monnaie une destination relativement proche de Pékin s'imposait (c'est-à-dire à environ une nuit de train).

Après moult réflexions et changements de dernière minute notre plan de route fut approuvé et les compagnons de voyages réunis. Destination Pingyao (deux jours) puis Datong (1 journée) et enfin retour sur Pékin avec repos d'une journée avant l'attaque de la dernière ligne droite avec les partiels qui nous attendent au bout. Voyage avec deux autres compagnons de route : Camille (fellow iepienne) et Lionel (voisin suisse).

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Pingyao :

 

Nous prîmes congé de Pékin jeudi soir après nos cours et embarquâmes sur un train de nuit destination Pingyao. Le voyage fut relativement agréable, nous avons pris nos aises en réservant des couchettes dures nous permettant d'arriver relativement dispos après une nuit de sommeil.

L'extinction des feux dans les trains se fait à 22h. Cela pourrait paraître tôt mais ce silence obscure était par nous attendu avec impatience car il mettait fin à la musique incessante retransmise par les hauts parleurs présents dans chaque wagons. Comprendre le chinois a souvent du bon mais le fait d'entendre toutes les 5 minutes la même voix nous répéter qu'il ne faut pas être trop bruyant et respecter le sommeil de nos fellow travelers a un côté relativement exaspérant...

 

La lumière dans le wagon fut rétablie à 6h du matin et le bonjour nous fut souhaité par le monsieur du haut parleur. Nous avons ensuite eu droit à un bulletin d'information qui m'appris que Hu Jintao avait fait des choses la veille (quoi je ne saurais dire).

 

A notre arrivée à Pingyao un homme nous attend avec un carton au nom de Camille, c'est un chauffeur de petit cart de golf (moyen de transport énormément utilisé dans cette ville) et il est chargé de nous emmener à l'auberge de jeunesse où nous avons décidé de passer la nuit.

 

Nous arrivons à ladite auberge une dizaine de minutes plus tard : après être entrés dans la vieille ville de Pingyao qui est entourée d'un mur d'enceinte (seule ville chinoise à encore posséder un tel mur) et avoir klaxonné à chaque virage pour faire en sorte qu'aucun véhicule arrivant dans l'autre sens ne nous percute involontairement.


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L'auberge est très mignonne, elle est en forme de Siheyuan (quatre bâtiments formant un rectangle et laissant la place pour une cours au centre. Le siheyuan est la forme typique de maison chinoise et était au départ habitée par une famille de plusieurs générations. Avec la hausse de la population et celle des prix un siheyuan fut amené à abriter plusieurs famille et enfin avec l'exode rural et les destructions et reconstructions incessantes les siheyuan se sont dépeuplés peu à peu). L'auberge abrite plusieurs types de chambres : la « typique », c'est-à-dire disposant d'un grand lit avec une table au milieu ou encore différentes taille de dortoirs.

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Nous fûmes logés dans un dortoir de 5 tout propre et agréable.

Après une douche et pour mes compagnons un petit déjeuner nous partons à l'attaque de la ville.

 

Première étape : l'achat d'un billet groupé nous permettant de visiter tous les temples et musées de la ville (60 kuais avec la carte d'étudiant, soit 50% de remise). Certes cette ville est très petite (on en fait le tour à pied en 2 heures) mais elle est profuse en temples, maisons et expos diverses.

Dans cette première journée nous avons visité l'ancienne maison de justice (où l'on peut non seulement voir les transcript de procès mais également les objets et lieux servant soit à l'incarcération, soit à la torture, soit à la mise  mort... Il était également intéressant de voir au détour d'une des salles une poupée ressemblant fortement à une poupée vaudou... !).

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Nous avons également visité un temple taoïste dans lequel nous avons chacun payé 10 kuais pour écrire un souhait sur une petite plaquette de bois rouge (voulant mettre toutes les chances de mon côté j'ai rédigé le mien en chinois, parce qu'il se peu que le français de Dieu soit quelque peu rouillé).

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Nous avons ensuite visité la maison du plus grand banquier de la ville, puis la banque du plus grand banquier de la ville. Il était intéressant de remarquer que la salle pour accueillir les invités est d'une non practicalité absolue. En effet, des chaises/sièges en bois se font face mais ce à une distance relativement phénoménale. Nous avons fait le test de la conversation, chacun de nous prenant place dans un de ces sièges et il faut avouer qu'il était quelque peu compliqué de parler ainsi de la pluie et du beau temps...

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Après tous ces beaux endroits (bon avouons le, on se lasse vite de ce type de visite, étant donné que souvent les inscriptions en anglais se font rares et que parfois les salles sont redondantes) il était grand temps de nous sustenter. Nous avons donc sorti le Routard (fidèle compagnon de voyage) et choisi un restaurant qui avait l'air fortement sympathique : Le petit Resto. Quelle ne fut pas notre surprise quand en arrivant nous avons vu que ce petit resto s'appelait effectivement Le Petit Resto et qu'il était peuplé de français. Enfin disons plutôt que dix minutes plus tard nous fûmes rejoins par de français et qu'à nous 5 nous formions la seule clientèle de ce petit resto. Mais la nourriture était bonne et la serveuse très gentille donc nous ne fûmes pas déçus. (les bananes au caramel et les crêpes étaient un délice !)

 

Après ce (trop ?) bon repas mes compagnons n'avaient qu'une idée en tête : une sieste ! Pour ma part, laissant mon vélo devant l'auberge (car oui nous avions loué des vélos à la journée) je partis explorer la ville à pied.

Une fois éloignée des quelques rues piétonnes bourrées de petits marchands vendant toutes sortent de marchandises censées alléché le client, je pu voir que la vieille ville de Pingyao est toujours peuplée de familles et qu'une véritable vie y règne. Mais il est vrai que les grands absents étaient des magasins de vêtements ou des petites supérettes, il est donc bien probable que les familles habitant là aient à sortir souvent pour faire les plus grosses commissions.

Sur la route je croisais plusieurs groupes d'enfants, tous souriant . Certains m'accueillant avec des : Hello. Un autre, plus hardi me demandant : What's your name ? Avant de partir en courant.

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En traînant je suis tombée sur le tournage d'un film. Il paraît qu'ensuite ils se sont même mis à tirer des flèches !

Après une heure de marche je retourne à l'auberge mais mes compagnons n'ont toujours pas fais surface. Je m'installais donc dans la cours intérieur, un livre en main.

Peu de temps après une des fille travaillant là vint me faire la causette, sous peu nous nous retrouvons toutes les deux à la table de billard entrain d'enfiler les parties (deux pour être juste, a première gagnée par moi et la deuxième par elle. C'est la que j me suis rendue compte que je suis particulièrement douée pour ce jeu, réussissant des coups auquel je ne pense même pas en tapant dans la boule blanche...!)

 

Vers le 15h nous nous remettons en route et après une nouvelle visite nous décidons qu'il est temps de faire le tour de la muraille à vélo (comme indiqué faisable dans le guide). Mais là à notre grand désespoir nous apprenons que dû à des faiblesses sur la muraille, ce type d'excursion est maintenant interdit et nous sommes donc résignés à faire le tour à pied.

Il était amusant d'avoir une vue plongeante sur les toits de la ville.

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Le soir nous avons de nouveau tenté un restaurant recommandé par le Routard et là encore nous nous sommes retrouvés entourés de français. Plus tard j'ai tout de même appris qu'en dehors des chinois, les français sont probablement la première des nationalités représentées à Pingyao...

 

Le lendemain nous nous sommes permis un réveil plus tardif car normalement nos plans pour la journée étaient faisable en une demie journée.

Vers 11h30 nous nous sommes donc mis à la recherche d'un chauffeur acceptant de nous amener pour un prix raisonnable dans les deux endroits situés en dehors de la ville sur lesquels nous avions porté notre dévolu :

  • Une maison traditionnelle dans laquelle a eu lieu le tournage d'épouses et concubines

  • Un temple bouddhiste situé relativement prêt et apparemment intéressant

 

Après un peu de marchandage nous avons trouvé un des chauffeur de cart de golf qui était prêt à nous amené dans ces deux endroits pour le prix de 200 kuai.

 

Après une bonne heure de route nous avons prit pied dans cette maison, qui, il faut l'avouer, en dehors de sa taille, n'a pas grand grand intérêt (ce d'autant plus que oh honte à moi je n'ai jamais vu le film épouses et concubines).

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Après une heure de visite nous sommes remontés à bord de notre véhicule direction le temple.

Mais après une quinzaine de minutes notre fier véhicule (qui nous attirait beaucoup de regards amusés sur l'autoroute) ne voulait plus avancer.

Nous n'étions pas exactement sûr de ce qui clochait car notre chauffeur au départ nous à fait signe qu'il s'agissait d'un «simple » surchauffage du moteur, idée qui s'est vue renforcée quand notre chauffeur refusa une bonbonne d'essence proposée par un des chauffeur de camion.

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Mais il s'averra ensuite que c'était bien une absence d'essence qui nous posait problème (peut-être que l'essence proposée précédemment n'était pas de la bonne sorte).

Laissez moi vous expliquer l'aspect risible de notre prédicament.

 

Sur la route allant vers la maison des concubines nous avions remarqué que tous les 100 mètres la route était parsemée de stations essence. Chacune d'entre elle plus neuve que la précédente, immense et vide. Certaines d'entres elles par contre étaient dans un état de délabrement avancé mais personne n'avait pris la peine de les démolir.

 

Lorsque nous comprîmes que c'était bien de l'essence qu'il nous fallait nous n'étions pas très inquiets étant donné la quantité de stations présentent sur cette portion de route. Mais nous nous sommes bientôt rendus compte de notre erreur : les deux premières stations dans lesquelles nous nous sommes arrêtés n'avaient pas d'essence ! La première pas du tout et la deuxième pas de la sorte dont nous avions besoin ! C'est bien le comble pour une station essence que de ne pas en avoir !

 

Mais finalement la troisième station fut la bonne et nous pûmes repartir vers le temple d'un roulement aiguisé.

 

Le temple fut une excellente surprise et je vais laisser les images parler d'elles mêmes :

 

 

 

 

 

 

De retour à Pingyao les gens de l'auberge furent assez sympa pour nous laisser prendre une douche alors que nous n'allions pas redormir sur place et après un repas du soir nous primes la route de la gare direction Datong !

 

Datong :

 

Malheureusement pour nous notre train n'était pas exactement de la même qualité que celui qui nous avait amené à Pingyao, il lui manquait un petit détail qui fait une très grande différence : la clim !

Heureusement pour nous les fenêtres s'ouvraient et il était possible d'avoir un certain courant d'air. Mon seul problème c'est qu'ayant la couchette tout au dessus, toute chance de courant d'air atteignant ma couchette était exclu.

Je faisais donc contre mauvaise fortune bon cœur et en m'asseillant à une des petites tables prêt des fenêtre je tentait de me rafraichir tout en tapant la discute avec mon voisin de banquette. Il m'appris que la plus part des train ne rejoignant pas la capitale étaient ainsi dépourvus d'air conditionné et qu'en été la situation est donc encore pire qu'en début juin. J'ai donc bien peur que le périple que je prévoit pour juillet ne soit bien plus inconfortable que je ne pouvais l'imaginer !

 

Après une bonne demie heure de courant d'air j'avais même un peu froid et je pu donc me coucher et dormir ainsi trois heures avant de me réveiller toute dégoulinante et devant donc répéter la même opération que trois heures plus tôt (sauf que cette fois ci je n'avais plus de voisin avec qui discuter).

A cinq heure du matin les lumières se sont allumées, la radio a repris et à cinq heures et demi nous sommes arrivés à Datong.

 

Nous avons laissé nos bagages à la consigne de la gare et nous sommes mis à la recherche d'un moyen de retour sur Pékin. Rapidement nous avons exclu le train (seules des places debout restaient) et nous avons donc cherché la gare routière la plus proche. A notre sortie de la gare nous avons bien entendu été assaillis de personnes voulant nous conduire là où l'on voulait et de nous faire découvrir la ville. L'un d'entre eux se faisant trop insistant nous avons annoncé que nous voulions aller à Pékin, là tout penaud il nous a quitté, ça faisait un peu loin pour lui...

 

Après avoir erré quelque peu nous avons finalement trouvé la gare adéquat, la dame au guichet nous a annoncé que nous ne pouvions pas acheter nos billets tout de suite et qu'il nous faudrait revenir l'après midi. Nous avons tout de même demandé les horaires de bus pour avoir une idée de quand il nous faudrait revenir.

 

Après un petit déjeuner rapide nous nous sommes redirigés vers la gare pour tenter de trouver un chauffeur qui nous emmènerait sur les sites que nous voulions visiter. Datong au contraire de Pingyao est une ville particulièrement sans intérêt (une des ville les plus polluée au monde à cause des usines de charbon qui l'entoure) et si beaucoup de touristes s'y rendent c'est qu'autour se situent des temples d'un grand intérêt.

 

Après une négociation particulièrement réussie de la part de Camille nous avons trouvé un taxi qui accepta de nous trimballer toute la journée pour le modeste prix de 200 yuan.

 

Première visite : le temple suspendu

 

Il nous fallut une bonne heure et demi pour y arriver, heure et demie occupée soit à dormir, soit à discuter entre nous soit à discuter avec notre chauffeur. J'appris durant ce trajet que la température de 35 degrés n'est pas véritablement normale pour la saison et qu'apparemment il a commencé à faire aussi chaud tout de suite après le tremblement de terre. Ce dernier aurait donc déréglé quelque peu le cours habituel des choses.

Sur le trajet je remarquait aussi la grande différence de paysage entre les alentour de P2kin et la campagne qui nous entourait. Le relief était complètement différent, parsemé de caves et de rocailles.

 

Le Temple :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après cela nous voilà repartis, cette fois ci direction les caves bouddhistes !

Sur le chemin nous nous sommes arrêtés une dizaine de minutes, le temps que notre chauffeur aille donner 50 kuai à la police qui l'avait flashé à l'aller. Cette technique lui permettant d'éviter d'avoir à payer 200 kuai plus tard et que sa compagnie sa notifiée...

 

Après avoir dépasser une usine à charbon et ce qui ressemblait fortement à la plus grande centrale nucléaire que j'ai vu de ma vie nous sommes finalement arrivés aux grottes.

Et quelles grottes ! C'est un des plus beaux et impressionnants endroits que j'ai vu jusqu'à présent ! Tous ces détails étaient vraiment époustouflants !

Il est par contre dommage de voir qu'à la fois les touristes et autorités chinoises détruisent peu à peu cet héritage. Les touristes en ayant tendance à taguer les statues en y gravant leur nom et les autorités en braquant des forts projecteurs sur les fresques aux murs pour nous permettre de voir, ce qui a moyen terme leur fera perdre toute leur couleur...

 

Mais c'était vraiment génial !

 

 

 

 

Dernière étape : retour sur Pékin.

A 17h nous avons embarqué sur un car direction Pékin. La dame aux billets nous avait annoncé un voyage de 4h30 (soit 1h30 de moins que le train) et nous avons vite compris pourquoi.

Le chauffeur devait faire du 150 sur l'autoroute et passait son temps à zigzaguer entre les voitures au risque de nous renverser à chaque instant. Même les chinois n'avaient pas l'air très rassurés...

 

Mais c'est bien sains et sauf que vers 22h nous sommes arrivés à Pékin et que nous avons pu dormir dans nos bons lits douillets et prendre la douche que nous avions bien méritée !

 

Quel voyage !   

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19 mai 2008

Pays en deuil

Aujourd'hui a marqué le début de trois jours de deuil national en Chine.

J'étais en cours cet après-midi lorsque j'ai pour la première fois remarqué que le drapeau chinois au milieu de la cours était en berne.

A partir de 14h-14h15, les étudiants chinois de l'université, classe après classe sont sortis et se sont regroupés autour du drapeau, certains avaient dans leurs mains des pancartes et d'autres portaient une banderole de soutien aux sinistrés du tremblement de terre.

Vers 14h20 toute une foule s'était massée devant le bâtiment principal et un homme et une femme ont commencé des discours (je ne sais pas trop de quoi ils parlaient ni qui ils étaient car au moment de tout cela j'étais en cours et je ne pouvais voir ce qui se passait qu'en regardant par la fenêtre.

A 14h30 tout le monde s'est retourné vers le drapeau (auparavant ils faisaient fasse au podium) et les trois minutes de "silence" ont commencé. La raison pour laquelle j'ai mis silence entre guillemet tiens au fait qu'après une minute toutes les alarmes et sonneries de la ville se sont misent en marchent (dont celle de l'école), et les voitures se sont misent à klaxonner. Ce tintamarre a duré deux minutes. Durant ces trois minutes, personne ne parlait et dans la rue les voitures se sont arrêtées, il n'y avait plus de circulation nulle part. Après ces trois minutes toutes les têtes se sont levées vers le drapeau et après une dizaine de secondes tout le monde s'est retourné vers le podium. Après quelques slogans tout le monde s'est dispersé.

Là, il cela fait une heure que cet événement s'est passé et lorsque l'on allume la TV il est impossible de trouver une seule chaîne qui ne parle pas de ces trois minutes de silence, en montrant des images et films des différents lieux de Chine.

Je suis désolée de ne voir vous montrer de photos car une fois n'est pas coutume mon appareil photo n'était pas dans mon sac... Et je ne suis pas encore assez high-tech pour avoir un portable qui fais également café et photos...

En sortant de mon cours la vie avait repris son cours : une fille tentait de débloquer son cadenas de vélo à l'aide d'un crayon papier et un des élèves chinois étaient en plein contrôle d'EPS : ils devaient faire de la corde à sauter pendant le temps indiqué par le prof... Mais ça c'est une autre histoire !

Aller ! 再见 !

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17 mai 2008

Sens dessus dessous : le séisme

Bon il est temps de faire un petit point sur toutes les choses qui se passent et se sont passées en Chine ces derniers temps.

Première temps : Le séisme du 12 mai

L'épicentre du séisme est situé dans le sud-ouest de la Chine dans la province du Sichuan. Il a fait des dizaines de milliers de morts et a laissé des centaines de milliers d'autres sans toit.
En Chine, à Pékin l'heure est à la mobilisation. La télé passe en boucle des images des villes en ruines ou plutôt des images des secours arrivant sur les lieux et sauvant des victimes. Tout est filmé dans ses moindres détails, les corps mutilés, les enfants déchirés... Ca fait quelque peut penser aux images présentés à la télé espagnole lors des attentats de Madrid.
Un immense travail de secours au blessés et aux réfugiés est en cours. Partout dans la ville et dans le pays des fonds sont levés. Dans mon université également un tableau est accroché sur lequel on peut écrire des messages de soutien et une boite est posée à l'entrée pour le soutien financier (le premier jour où ceci fut mis en place j'avais bien envie de donner, mais lorsque j'ai vu les cinq caméras braquées sur la boîte je me suis retirée ! Heureusement le lendemain la boite était toujours là et j'ai pu donner anonymement....). A la télé on peut voir des lignes de personnes attendant leur tour pour faire une donation et un peu partout dans la ville de grandes affiches avec des photos des sinistrés invitent à donner.
L'argent sert à envoyer des secours médicaux mais également des choses de première nécessité comme de la nourriture, des cuiseurs de riz, des radios et téléphones 'tous les moyens de communications avaient été coupés par le sinistre et ce pendant un ou deux jours) .
Ce sinistre a énormément touché tous les chinois et il  a d'autant plus ému que parmi les morts on compte beaucoup d'enfants. LE tremblement de terre ayant eu lieu aux alentours de 14h30 les enfants étaient à l'école et certaines d'entre elles se sont effondrées tuant tous ceux qui étaient dessous. Il y a bien entendu ensuite des histoires d'institutrices sauvant des enfants au sacrifice de leur vie, en les mettant en sécurité sous leur propre corps...
En plus des endroits où l'on peut donner de l'argent directement des "events" sont organisés pour récolter des fonds. Les stars s'y sont misent mais également des particuliers. Par exemple aujourd'hui à un restaurant près de chez moi on peut aller travailler pendant une heure et le prix de notre labeur sera reversé aux sinistrés. Ensuite le repas de midi est à prix fixe et une partie de cet argent sera lui aussi reversé aux sinistrés du Sichuan.

Il est intéressant de voir que partout se soit le Sichuan qui est évoqué. D'autres régions ont également été touchées, ou tout du moins des villes dans d'autres régions mais leur nom n'est que rarement évoqué. Mais certainement l'aide leur arrive également.

L'ambassadeur de France en Chine et le représentant des français de Chine ont tous deux exprimé leurs condoléances et soutien au peuple chinois.
Certains mails circulent également à destination explicite des français leur demandant de donner de l'argent malgré les différents qui séparent les deux pays en ce moment. Une façon de se rattraper des critiques de ces derniers mois.

Je sais que beaucoup de personnes ont des questions sur l'accueil réservé en ce moment par les chinois aux français, parce que, paraît-il les médias français ont l'air de présenter la chose comme si l'on devait craindre pour sa vie. Je vous le dis tout de suite : pas vraiment...
Mais ceci sera l'objet de mon prochain post...

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04 mai 2008

Shanghai trip

Il y a quelques semaines il nous a été accordé (ô miracle) trois jours de vacances. Ma colocataire et moi même avons décidé de mettre ces trois jours à profit pour explorer la Chine. Après mûre réflexion et moult conseils notre dévolu se porta sur... : Shanghai.
Plusieurs options s'offraient à nous quand à la façon de nous rendre sur place, les deux principales étant le train ou l'avion. L'avion ayant l'avantage de la vitesse mais l'inconvénient du prix et le train offrant l'avantage du prix et réduisant l'inconvénient de la vitesse en offrant des trajets de nuit. Sans trop de difficulté notre choix se porta donc sur : le train.

Etape numéro 1 : l'achat des billets


Là encore nous étions confrontées à un choix (et oui la vie est dure ces temps-ci...) : place assise ou couchette ? La différence résidant bien entendu, là encore, dans le prix. Après un regard porté sur nos portes monnaie respectifs nous nous sommes décidées à un compromis : l'aller se ferait en place assise et le retour en couchette. De cette manière nous ne serions pas trop exténuées pour la reprise des cours.
Mais il y a une chose qu'il faut savoir lorsque l'on achète des billets de train en Chine : s'il l'achat d'un trajet aller est très simple, le trajet retour s'avère lui plus problématique. Il est en effet presque impossible d'acheter un billet retour , l'achat de billet ne pouvant se faire qu'à la gare de départ... (Oui, grève ou pas grève je regrette la SNCF!). Dans notre cas l'achat du billet retour était rendu d'autant plus problématique que nous voulions passer notre troisième et dernier jour non pas à Shanghai mais Suzhou (une petite ville connue pour ses canaux et jardins à quelques kilomètres de Shanghai).

Nous nous résignâmes donc à acheter le billet retour sur place.

 

Etape numéro 2 : le départ de Pékin

 

C'est vers 18h que nous nous élançâmes à la recherche de nouvelles aventures. Le trajet en train se passa surprenament bien. Bien qu'assises nous parvînmes à trouver plus que quelques heures de sommeil. J'ai ainsi découvert qu'une position confortable pour dormir dans un train est de s'asseoir sur le siège proche de l'allée, de mettre ses jambes dans ladite allée et de poser sa tête sur l'accoudoir. Après c'est à vous de voir, mais : ça marche pour moi !

A 7 heures du matin c'est donc quelque peu dans les vapes mais du reste plutôt dispos que l'on fut réveillés par le personnel du train nous demandant d'aller aux toilettes. Ou plutôt nous informant que c'était maintenant ou jamais !

C'est à 8h du matin que nous prîmes pieds à Shanghai !

 

Premier jour :

C'est un ciel gris qui nous accueillis à notre arrivée et je fut heureuse d'avoir pensé à prendre avec moi K-Way et parapluie, ceci d'autant plus qu'un de nos voisin dans le train nous appris que la météo avait annoncé deux jours de pluie (après 2 mois de sécheresse la pluie aurait pu trouver un meilleur moment pour faire son apparition).

Première étape dans notre périple shanghaïen : nous rendre dans l'appartement qui nous était généreusement proposé par un ami de la mère de ma coloc (de l'utilité d'avoir une coloc américano-chinoise). Notre but étant de vérifier si l'endroit n'était pas trop glauque ou si habiter là bas n'était pas trop étrange (on nous avait dit que l'on aurait à partager l'appartement avec deux des employées de cet ami).

Nous nous dirigeâmes donc vers le métro -qui à première vue est mieux que celui de Pékin mais qui après deux jours d'utilisation s'est révélé être très décevant et souvent tout bonnement exaspérant.

Une fois sorties du métro le problème qui se présentait à nous était de savoir comment trouver ledit appartement. Mais cette question fut rapidement résolue par un coup de fil et après quelques rapides directions nous nous mîmes en route.

Sur ce trajet (qui normalement n'eut dû durer qu'une dizaines de minutes mais qui nous en pris plutôt vingt) nous eûmes le bonheur de tomber sur une petite boutique de vente de cuiseurs de baozi. Je ne sais pas si ces objets ont un nom en français mais il s'agit d'un récipient en bambou que l'on met au dessus d'eau bouillante et qui permet de faire cuire des aliments à la vapeur. LA raison pour laquelle nous étions si heureuses de découvrir cette échoppe est que ces petits machins ne sont pas en vente à Pékin. Que si énormément de petits bouibouis les utilisent ils m'ont tous informés qu'ils avaient eu les leur dans leur village d'origine...

Cette petite échoppe coincée entre deux autres dans cette petite rue au milieu de nul part était donc une merveilleuse surprise en cette première matinée de voyage ! D'autant plus que le vieux couple en charge de la boutique et qui fabriquent lesdits objets eux même étaient tout mignon et disons le d'un autre âge : exit Chine pays de développement économique extraordinaire, dites bonjour à l'ancien, au traditionnel.

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Après cette visite revigorante du passé et un coup de fil anxieux de la jeune demoiselle chargée de nous accueillir nous parvînmes enfin sur le seuil de l'appartement.

C'est avec surprise que nous nous aperçûmes que c'est appartement était en fait un bureau, bureau toutefois doté de trois chambres à coucher et d'une cuisine. On nous montra la chambre d'ami nous informa que l'on bénéficierait de l'appartement à nous toutes seules pour la durée de notre séjour.

Après une consultation rapide du regard avec ma colocataire c'est d'un commun accord que nous décidâmes de rester (nous reçûmes bien entendus les remerciements de nos portes monnaies).

La demoiselle qui nous avait accueilli nous demanda alors nos plans pour la journée. Nous lui annonçâmes que nous voulions aller vers le centre ville et plus précisément que nous voulions commencer notre visite par l'ancienne concession française. Elle nous mena donc à la station de bus la plus proche et nous fit monter dans le bon.

 

Notre voyage commençait enfin !

 

J'avais repéré juste avant de monter dans le bus le nombre d'arrêts que nous avions à parcourir et j'avais vaguement retenu le nom de l'arrêt auquel il fallait que l'on descende. Malheureusement j'ai tendance -dans les bus- à perdre rapidement le compte du nombre d'arrêts parcourus. Après les deux premiers arrêts j'avais donc déjà oublié au combien nous en étions... Mais rien n'était perdu car je me rappelais encore d'un ou deux des caractères censés apparaître dans le nom de notre station d'arrivée. Après une dizaine de minutes ma colocataire commençait à s'impatienter, j'étais d'avis d'attendre encore un ou deux arrêts pour voir si les caractères fatidiques apparaissaient mais voyant son impatience j'acceptais de descendre au prochain. En descendant nous nous aperçûmes que l'arrêt recherché était en fait le prochain mais cette erreur fut une erreur heureuse.

En effet, bien que n'ayant aucune idée d'où nous étions nous avions une vague idée de la direction dans laquelle nous voulions nous engager. Nous commençâmes par prendre une grande allée mais rapidement fatiguée de cette grande avenue sans intérêt nous choisîmes de nous aventurer dans une contre allée. Et là : bonheur ! Nous avions voyagé de nouveau dans l'espace et le temps. Finit les grandes villes hyper modernes et nous voilà revenues dans un monde où le petit village est roi et où les marchés extérieurs bordent les rues.

 

Pour le bonheur des yeux :

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Les gens nous regardaient avec curiosité et étonnement. Que venaient faire la des jeunes touristes ?? Cette question trouva une voix en la personne de la dame aux poulets : alors que ma colocataire prenait sa photo et que moi j'oeuillais avec intérêt le dépessage d'un serpent de mer, elle demanda d'une voix hostile ce que ma colocataire faisait. Cette dernière me chercha alors désespérément du regard et tenta rapidement d'expliquer qu'elle était là avec moi (cette explication marche étant donné que je suis blanche et qu'elle est chinoise d'apparence). Comme un deus ex machina je fis donc apparition ce qui calma les esprits et ramena un sourire aux visages de tous. Ce qui n'empêcha pas à ma coloc et moi même de nous éloigner de la dame au poulet quelque peu prestement.

    C'est sur cette rue que je trouvais la deuxième chose que j'avais perdu tout espoir de jamais pouvoir acheter sur Pékin : une assiette marquée : A apple a day keep doctor away. Assiette drôlissime mais malheureusement plus trop en vente.

 

Lorsque la ruelle pris fin et que l'on se trouva de nouveau sur une grande avenue nous nous décidâmes à consulter un plan. Voyant alors que l'on avait toujours aucune idée d'où nous étions nous prîmes un taxi qui nous emmena directement dans l'ancienne concession. Là nous avions prévu de prendre notre petit déjeuner (car un guide nous avait dit qu'on pouvait en prendre des bons dans cet endroit précis), mais chose étrange, après cinq à dix minutes de marche dans cette grande rue sans charme parée de boutiques de luxes il nous fallut nous faire une raison : il n'y avait là aucun établissement proposant de petit déjeuner chinois.

Nous nous sommes donc arrêtées pour demander conseil à une de ces dames chargées de nous faire traverser en toute sécurité. Elle nous indiqua une rue à cinq minutes de là dans laquelle -elle nous promis- nous devions trouver notre bonheur. Et notre bonheur on trouva en effet sous la forme de .... et de ... (oui bon je ne me rappelle pas des noms...).

 

Après cette petite pause bien méritée nous repartîmes en quête d'aventures et de contre-allées prometteuses.

En lieu et place de contre allée nous découvrîmes : la maison où eu lieu la première réunion du PCF. Telle était notre chance que ce jour là la visite était gratuite. Ce musée n'est pas d'un grand intérêt mais il est toujours rigolo de voir la reproduction de cire de la soirée fatidique, où de grands révolutionnaires se sont retrouvés réunis autour d'une table... Autre chose d'intérêt : l'explication des événements situées au début de la visite :

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Une fois sorties on continua à se promener un peu dans ce quartier mais bien que l'on se donna de la peine on ne découvrit jamais véritablement ce qui était censé être ancien ou véritablement européen dans cette ex-concession française. Certes nous avons passé quelques allées faites de maison de pierres grises. Mais ces maisons avaient toutes un air neuf. Je découvris par contre avec étonnement une boulangerie Paul (mais je décidais de ne pas me régaler d'un éclair au chocolat à 5 euros...). En lieu et place d'éclair on rigola un instant avec ma colocataire de la peinture bordant l'entrée de la boulangerie :

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Il était temps pour nous de changer de quartier et notre dévolution se posa sur : le Bund. Nous voulions voir l'eau ! Malheureusement pour nous j'étais du voyage et lorsqu'il s'agit de choisir dans quel sens aller lors de  notre embarquement dans le métro je choisis l'ouest. Car en tant que Bretonne (ou plutôt Brestoise) la mer, l'eau, la côte ne peuvent se trouver qu'à l'ouest... Mais en Chine – au grand malheur de mon sens de l'orientation- la mer se trouve à l'est....

On s'éloigna donc de notre but recherché. Et nous avons erré dans un autre quartier. Après environ une demie heure de marche l'on s'est enfin retrouvées dans un quartier d'intérêt.

 

Notre intérêt s'est tout d'abord trouvé éveillé par des cireurs de chaussures qui nous appelèrent à grand cris mais qui après un coup d'œil à nos baskettes nous demandèrent -l'air embêtés- si nous voulions qu'ils les brossent. Après un refus poli de notre part l'on s'aventura un peu plus loin dans la rue pour découvrir avec un peu de dégout (et oui j'avoue) un homme se spécialisant dans le curage d'oreille, ou tout du moins c'est véritablement ce qu'il avait l'air de faire...

 

On s'est donc éloignées quelque peu précipitement mais ce ne fut que pour tomber sur quelque chose d'encore moins ragoutant et qui me fit tourner quelque peu l'estomac. Des vendeurs de dents ! Enfin nous ne sommes toujours pas très sures de ce qu'ils font. La première fois que nous sommes passées devant eux nous les avons vu accoster une vieille dame édentée qui s'est rapidement enfuie. Nous avons tenté de les prendre en photos mais une des dame s'est énervée et nous a dit que ce n'était pas possible. Plus tard nous somme à nouveau passées par là et deux autres personnes tenaient le stand. Cette fois nous n'avons pas montré la caméra et à la place nous sommes montrées intéressées. Ils nous ont fiat signe de nous approché. Nous leur avons demandé ce qu'ils faisaient et ils nous ont dit qu'ils voyaient si nos dents étaient en bonne santé. Ils se sont ensuite intéressés à mes dents. Je leur ai dis que tout allait bien, que mon dentiste me l'avais dit avant que je parte. Sur ce il se rapprochent de moi, et commencent à me scruter, personnellement j'ai commencé à reculer. Là ils me disent de m'asseoir, je réitère le fait que mes dents se portent bien et ils me rétorquent qu'elles sont un peu jaune et que je n'ai qu'à m'asseoir sur la chaise et ils verront ce qu'ils peuvent faire. Me voyant d'un seul coup assise sur une chaise entrain d'être progressivement édentée je leur souris poliment et parti en courant !

 

Mais revenons en à notre premier passage : là où nous nous sommes fait chassées sans autre forme de procès. Nous avons alors procédé à trouver une autre rue pouvant éveiller notre intérêt. Rue que nous trouvons rapidement. Elle contenait surtout des petits restaurants à la mine très sympathique, continuait avec quelques petites échoppes attirantes, dont une avec une devanture quelque peu étrange :

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Après quelques autres mètres nous découvrons une petite boutique qui se spécialisait dans le vente de..... Grandes, ou disons plutôt, immenses statues de pierre. Imaginez une statue de type gargouille mais pesant 3 tonnes... J'ai hésité à entrer dans le magasin et tenter de commencer à marchander le prix d'une statue mais me suis dégonflée devant la porte...

Après un passage rapide dans un petit Hutong habité (en gros des toutes petites ruelles donnant sur les maisons de personnes peu fortunées) nous nous mîmes en quête d'un lieu où manger et finîmes par nous attabler sur la rue à manger une bonne platée de nouille délicieusement frites.

 

 

Après ce petit festin nous nous remîmes en marche et après plusieurs heures de cette dernière et une longue pause dans un café nous parvînmes finalement sur le Bund : longue avenue qui borde le fleuve qui coupe  Shanghai en 2. A notre arrivée le soleil était sur le déclin et nous pûmes observer la tombée de nuit sur le fleuve : les immeubles qui progressivement s'illuminent, les vendeurs de rue qui courent ou roulent) partout, les éventuelles voiturettes de polices qui passent et même une fois une voix qui me souffla à l'oreille « hachich » avant de s'évanouir dans la nuit.

 

C'était éminemment agréable.

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Après un repas fait de nouilles nous nous sommes consultées sur la marché à suivre. Deux choses étaient prévues pour les soirs où nous étions sur Shanghai : la montée de la tour TV pour voir le paysage et assister à un spectacle d'acrobatie. Comme il était tard pour voir le théâtre nous nous sommes rabattues sur la tour. Mais après une consultation de nos guides nous avons vu que 1. Il était impossible de marcher jusqu'à la tour TV qui se trouve de l'autre côté du fleuve et que 2. La montée dans la tour TV est relativement onéreuse.

Ma coloc me proposa donc une alternative : nous n'avions qu'à tenter de monter dans un des grand immeubles et voir la vue de là. Il faut savoir que ces immeubles sont soit des bureaux, soit des hôtels et donc que nous n'aurions aucun droit de pénétrer dans leur antre. Il lui fallut beaucoup de persuasion pour m'embobiner mais finalement je capitulais tout en tentant de rester ferme dans mes convictions : elle voulais trois chances pour trouver le bon immeuble et je lui en accordais deux (je sais, je suis intraitable...).

Finalement la première fut la bonne : nous entrâmes dans un hôtel chic comme si l'endroit nous appartenais, personne ne posa donc de question. Malheureusement le premier ascenseur dans lequel on monta ne montait que jusqu'au 7ème étage. Mais il s'est avéré que cela e faisait rien : sur cet étage existait une terrace tout à fait déserte depuis laquelle nous pouvions observer sans être vues le monde à nos pied.

Nous sommes restées là longtemps, à contempler nos prochains allant et venant, créer puis détruire des formes géométriques...

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Lorsque repues de ces observations du moins à cette hauteur), nous tentâmes de monter encore plus haut. Après un nouvel ascenseur et un escalier de secours nous arrivâmes finalement sur les toits. Mais là une déception nous attendait : l'on ne pouvait rien voir car des barres en métal obliques nous cachaient la vue.

 

Après cet immeuble nous en tentâmes quelques autres mais sans succès. Ces échecs nous donnant soif nous nous dirigeâmes vers un bar sur terrace dont nous avions l'adresse. La terrace était sympathique avec une vue sur le fleuve. Après une petite demie-heure, chassées par la pluie et le sommeil (nous n'avions pas vraiment dormi depuis la veille et avions passé la journée à marcher) nous nous sommes décidées à rentrer.

 

Jour 2 :

Ce deuxième jour fut nettement plus décevant que le précédent (qui avait, il faut bien l'avouer, été exceptionnel).

Pour ce jour-ci nous nous étions donné des objectifs. Malheureusement pour nous il s'avère que l'on a du mal à trouver les endroits que l'on cherche et lorsque l'on les trouve, on est souvent déçues par ce que les guides nous avaient décris...

 

La première étape était de trouver la vieille ville chinoise et de pousser jusqu'au jardin de Yu. On découvrit que la vieille ville se trouvait proche de la rue aux dents. Mais une fois dedans on s'aperçut que la vieille ville n'est qu'un attrape touriste. Il s'agit d'une ville complètement reconstruite avec une architecture de style ancien avec des couleurs pétantes abritant des magasins du style McDo ou Esprit...

Nous sommes rapidement reparties.

Deuxième étape : passer rapidement par l'endroit où l'on vendait les tickets pour le spectacle acrobatique avant de se diriger vers LE musée de Shanghai pour le visiter et ensuite faire le tour de la place du peuple.

Malheureusement il nous fallut pas moins de trois heures de marche pour trouver le lieu du spectacle. A ce moment le musée avait fermé et nos pieds étaient éreintés. Nous avons tout de même fait le tour de la Place du Peuple mais n'avons pas véritablement compris ce qu'elle avait d'extraordinaire.

Il était alors temps de se rediriger à nouveau vers le lieu du spectacle et de nous reposer quelque peu en y assistant. Ce fut le moment fort de cette journée : le spectacle était vraiment très sympa et ces gamins, dont le plus âgé ne devait pas dépasser les 18 ans faisaient vraiment des choses assez hallucinantes. Seule petite critique négative : pour faire un spectacle qui pourrait véritablement réussir en occident il leur manque une histoire de fond qui relirait tous les petits numéros entre eux. Mais bon il était très intéressant d'observer que le public était quasi exclusivement blanc, âgé (en même temps on n'était pas en période de vacances) et que les quelques chinois étaient relégués aux places du fond.

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Après le spectacle et un rapide diner nous nous sommes dirigées vers chez nous.

 

Jour 3 :

   Nos guides nous avaient indiqués que si l'on restait trois jours sur Shanghai il était bon d'en passer deux sur Shanghai même et de profiter du troisième pour visiter une des villes voisines comme Hangzhou ou Suzhou. Notre dévolu se porta sur Suzhou connue pour ses canaux et jardins (dont 5 sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO).

   Nous nous sommes donc levées de bonne heure espérant prendre l premier train en partance pour Suzhou. Nous sommes arrivées à 8h à la gare où l'on appris que le train de 8h30 n'avait plus de places assises. On décida donc de prendre celui qui partait à 10h où l'on pouvait s'asseoir pendant la demie heure que durait le voyage. Nous demandâmes s'il était possible de réserver de là des couchettes dans le train qui partait ce soir là de Suzhou pour Pékin. A notre grande surprise la réponse fut oui, à notre grand malheur il était plein. On demanda alors s'il y avait un train qui partait ce soir là de Shanghai que l'on pouvait prendre. A notre grande joie il y en avait. Malheureusement toutes es couchettes étaient prisent mais bon vu comment l'aller s'était déroulé cela ne nous dérangeait pas trop de revenir de la même manière. On prit donc ce billet là ainsi qu'un billet nous ramenant de Suzhou sur Shanghai.

    Nous avions donc deux heures à tuer et décidâmes d'aller explorer l'autre côté du fleuve.

Là nous découvrîmes une tranche de l'histoire chinoise que j'ignorais. Nous avons en effet découvert le quartier juif de Shanghai. Il apparaîtrait en effet que pendant la deuxième guerre mondiale, pas mal de juifs allemands et juifs d'Europe de l'est on trouvé refuge en Chine. Mais la Chine fut elle même envahie par les japonais -alliés des allemands, qui bien que eux n'ayant rien contre les juifs, acceptèrent les ordres allemands de les caser dans des ghettos. Il y a donc eu un ghetto juif  Shanghai. Et en passant de l'autre côté du fleuve nous sommes tombé sur un musée commémorant l'époque. Nous ne sommes pas rentrées car il n'était pas encore ouvert.

Au lieu de cela nous nous sommes dirigées vers un petit parc tout bonnement charmant. Il était emplit de petits vieux (pardonnez l'expression), certains faisaient du tai-chi, d'autres discutaient en petits groupes, d'autres encore avaient amenés avec eux leurs oiseaux et les faisaient chanter en mettant les différentes cages à proximité.

Avec ma colocataire nous nous sommes tout d'abord jointes au petit groupe faisant du tai-chi et avons copié leurs mouvements.

Ensuite nous avons entrepris de faire le tour du petit parc. Ma colocataire se rendit compte à ce moment là que nous étions suivies. Un des petit vieux nous suivait depuis le départ tout en gardant entre nous une certaine distance. Nous nous retournâmes donc et l'attendîmes de pied ferme. S'engagea alors entre lui et nous une petite conversation. Sous peu nous étions entourées de cinq ou six de ces petits vieux. A chaque fois qu'un nouveau s'approchait les plus anciens l'informait que si nous ne parlions pas le shanghaïens nous nous débrouillons en putonghua (mandarin enseigné dans les écoles), que j'étais française et que ma coloc était une chinoise élevée aux Etats-Unis.

Après une petite demie heure forte intéressante à discuter avec eux, et où j'appris que pas mal de juifs avaient habité dans ce quartier et que le parc était entretenu grâce aux donations desdits juifs , il était temps pour nous de quitter ces gentils vieillards et de nous diriger à nouveau vers la gare.

 

Le voyage fut rapide et sans histoire (je dormis durant tout le trajet). Une fois arrivées destination nous prîmes le bus pour trouver le premier jardin que nous comptions visiter. Cela paraît simple : descendre du train et prendre le bus. Mais en réalité cela réclame beaucoup d'étapes intermédiaires telles que : laisser nos sacs à la consigne de la gare, discuter le prix avec les types en pousse pousse (mais aucun nous voulait descendre sous 30 yuans, probablement, si l'un d'entre eux eu accepté il se serait fait jeté de la ligne la prochaine fois qu'il eu tenté de se placer à la gare). Ensuite il s'est agit de trouver le bon bus tout en évitant les dames voulant à tout prix nous vendre des plans de la ville. Quand elles eurent compris que l'on n'en voulait point elles eurent la gentillesse de nous indiquer le numéro du bus que nous cherchions.

 

Une demie heure plus tard (et u jeu de go acheté en plus) nous découvrîmes avec enchantement : le jardin du Maître des filets. Décrit par Le Routard comme étant : « l'un des plus petits jardins de Suzhou et l'un des plus beaux », « autant une maison dans un jardin qu'un jardin dans une maison ». et c'est vrai :

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Après cette visite nos estomac nous rappelèrent à la réalité et nous nous dirigeâmes d'un pas ferme quoi que mesuré vers un restaurant (également conseillé par le routard) censé servir d'excellent jiaozis (raviolis chinois) et dim sum (spécialité de Shanghai) : malheureusement pour nous il n'y avait plus de dim sum et nous fûmes quelque peu déçues de leurs jiaozis. Mais c'était suffisant our nous rassasier.

 

Après ce repas nous mîmes cap sur le loueur de vélo et nous dirigeâmes d'une pédale assurée vers un autre jardin : celui de Liu (je tiens à dire que nous n'avons pas choisis ceux avec les meilleurs noms car il existe dans cette ville les jardins : des politiques simples, du couple retraité, de la culture, de l'Harmonie, de La Montagne étreinte de Beauté...).

Il nous fallut un temps infini pour parvenir à destination : mais le trajet fut fort agréable. Il nous mena sur le bord d'un canal, à travers quelques hutongs et même il faut l'avouer à l'entrée d'une retraite militaire (où un soldat nous informa aimablement que le jardin recherche ne se trouvais pas à cet endroit et qu'il était malencontreusement dans l'impossibilité de nous indiquer où se trouvait ledit jardin).

Mais à force de persévérance on finit par mettre la main dessus et il était vraiment fort sympathique.

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Le tour du jardin fiat il était temps de rendre les vélos et de nous rediriger vers la gare. Ces différentes étapes furent faites : il nous fallut nettement moins de temps pour retourner (il faut dire que pour le retour je me suis munie de la carte fournie par le Routard pour trouver le chemin le plus court). En fait après avoir rendu les vélos il nous restait encore un peu de temps avant de reprendre le train. Mais l'on était tellement épuisées que l'on a décidé de simplement trouver un café et de se poser.

C'est donc devant un jus de citron que nous nous sommes effondrées et ma colocataire en profita même pour faire un petit somme. Mais peu de temps après il était grand temps pour nous de nous en retourner : mais on se fit tout de même plaisir et l'on pris un Rickshaw pour le retour.

 

Le retour en train ne fut pas aussi agréable que l'allée, plus long et moins confortable. Mais il nous mena à bon port.

Une fois sur Shanghai nous n'avions qu'une heure pour manger et ensuite il nous fallait reprendre le train pour Pékin.

C'est avec délice que l'on attendait ce train là pour pouvoir enfin dormir un peu. Dans le restaurant on jeta un coup d'œil à nos tickets. Il y avait le numéro de notre wagon mais bizarrement au lieu d'un numéro de place il était écrit :  无座, le premier caractère prenant la place du numéro que l'on y trouve habituellement. Ma coloc me demanda si je connaissais le caractère. Je le reconnaissais comme étant un des caractères que j'avais à apprendre pour le prochain cours. Je me rappelais comment il se prononçait : wu, mais ne savait plus ce qu'il voulais dire.

C'est en s'approchant du train que l'on compris : wu est une autre façon de dire : bu, c'est-à-dire pas ou sans. Nos tickets nous donnaient certes une place dans le train mais pas de place assise !

 

On a vu fondre en un instant nos espoirs de sommeil...

 

Le trajet du retour fut relativement atroce (long de 14 heures), mais pas autant que l'on aurait pu s'y attendre. Nous avons en effet toutes deux trouvé des places assise. Elle trouva une place libre et moi je me vis offrir un siège par un des élèves de l'académie de police de Pékin. Il dit qu'il était trop grand et que ça le fatiguait d'être assis... Il était fort sympathique et parlait anglais. Il n'était pas seul, voyageaient avec lui toute une partie de sa classe de l'académie -ils venaient de terminer un stage pratique d'un mois sur Shanghai.

 

Le voyage fut donc occupé à discuter avec l'un et l'autre des camarades, soit en anglais avec celui qui m'avait laissé sa place, soit en chinois avec les autres. Puis ma coloc leur expliqua comment jouer au poker, on joua donc à cela jusqu'à quatre heures du matin (je gagnait la partie ! Et eu ainsi le droit de manger les graines avec qui nous avaient servis de monnaie).

Puis jusqu'à 5h du matin je discutais avec un des étudiant, c'était quelque peu épuisant et je dois avouer que souvent je ne comprenais strictement rien à ce qu'il me racontait. Mais j'ai bien appris à hocher la tête, dire oui oui oui, répéter quelques mots au bon moment ainsi que de demander des explications de vocabulaire de temps en temps.

 

A cinq heure du matin, enfin tout le monde tenta de s'endormir. Le seul problème est que en dernière classe les sièges sont véritablement inconfortables, que les tables qui sont au milieu ne sont pas assez grandes et ne peuvent servir que ceux qui sont près de la fenêtre. Après une demie heure de semi somnolence je proposais ma place au jeune homme qui parlait anglais (il fallut lui demander plusieurs fois avant qu'il n'accepte de s'assoir) et je tentais de m'installer par terre. Mais le fait est que les allées sont relativement étroites et que pour une raison quelconque il y a toujours as mal d'allées et venue à 5h30 du matin ! Mais je parvins tout de même à somnoler.

Quelque temps plus tard je me suis sentie secouée par ma coloc qui me proposa sa propre place quand elle vit que j'étais par terre, je la lui cédait donc. Le seul problème c'est que j'avais beaucoup de mal à me lever car mes deux jambes étaient complètement engourdies. Mais un des futurs policier m'aida à me lever et m'assis dans un des sièges.

Je ressomnolais encore (ma coloc parvint à trouver un siège peu de temps après) et je passais ainsi d'inconscient en éveil jusqu'à notre arrivée à 10h du matin.

 

Une fois à Pékin nous sautâmes dans un taxi et je fut déposée devant la fac pour assister à l'heure et demie de cours qu'il me restait dans cette matinée. Je pris le temps avant de rentrer en cours de me changer et de passer un peu d'eau sur mon visage.

Je réussis à rester éveillée et je parvins même à participer (ce qui est en soit un miracle étant donné que j'avais été un peu malade pendant le voyage et qu'à plusieurs reprises j'avais quelque peu perdu ma voix).

 

Après mon dernier cours à 16h je suis rentrée chez moi, ai pris une douche, me suis effondrée sur mon lit et me suis réveillée à 8h le lendemain, juste à temps pour arrivée à l'heure à mon premier cours....

 

Quelle aventure !!!!!   

 

 

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29 mars 2008

Une question de classe

        J'ai remarqué quelque chose d'intéressant l'autre jour en prenant le métro.

        J'y étais à l'heure de pointe (ne me demandez pas pourquoi je ne me souviens absolument pas pourquoi j'étais dedans...) et j'ai remarqué que dans la ligne de métro numéro 1 (c'est la ligne la plus ancienne. Elle va d'est en ouest en ligne droite et traverse le centre ville, elle dessert la place Tian An Men).

        En tant que vrai pékinoise je regardais autour de moi (autant que faire se peut étant engoncée entre 30 000 chinois) pour voir s'il y avais des touristes. Au terme de touriste j'associais immédiatement le terme blanc ou occidental. Après un rapide coup d'oeil je n'en apercevais aucun mais se sont des chinois qui captèrent mon attention. Lorsque nous arrivâmes à la station Tian An Men Est un petit groupe de quatre chinois est descendu.

         Ce qu'il y a de particulier à cette station c'est que d'ordinaire très peu de gens y descendent. Lorsque j'ai dû prendre le métro tous les jours, deux fois par jour pendant plus d'un mois j'ai remarqué qu'à chaque fois, par train il ne descendait qu'une à deux personnes.

          Alors là de voir quatre personnes d'un coup vous comprenez mon ébahissement. Je me suis demandé -comme l'aurait Obélix à ma place- si les chinois étaient tombés sur la tête.

          Mais à y regarder de plus prêt je me suis rendue compte que ces quatre personnes n'étaient pas pékinoises mais venaient de la campagne. Cela se voyait à leur carrure (plus petits, les traits moins fins, on sentait le travail manuel en eux) et à leurs habits, ils étaient sur leur 31, mais un 31 visiblement peu fortuné. Cela se voyait également à leur comportement : très curieux, visiblement quelque peu intimidés et on sentait que le métro était pour eux quelque chose de nouveau.

          Lorsque l'on rencontre ce type de personnes sur la ligne 1 ils descendent soit à Tian An Men soit à Sihui qui est le terminus de la ligne et qui leur permet de repartir ensuite pour leur campagne.

          Il n'y a donc pas qu'une seule sorte de touriste à Pékin : il y a les étrangers et les chinois. Les chinois étant souvent facilement remarquables au centre ville car il sont en groupe, munis de casquette identique et suivant un guide brandissant un petit drapeau.

Ridicule dites vous ? Vous savez que l'autre jour l'un de ces guides brandissait un drapeau français...

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19 mars 2008

Big Brother is watching you...

La semaine dernière il nous est arrivé un événement relativement étrange en cours...

L'un de mes camarade de classe proposait à notre prof d'abréger le cours d'une demie heure vue notre état de fatigue (réel ou feint) et cette dernière a marqué son refus. Jusque là rien d'anormal. Ce qui était étrange en fait c'est la raison qu'elle a donné à son refus.

Elle nous a tout d'abord dit que les gens en bas (gardes et responsables) remarqueraient notre départ en masse avant l'heure prescrite et que donc cela ne présageait rien de bon pour elle. Nous avons donc rétorqué que nous pouvions sortir en petits groupes et prendre des chemins différents histoire de brouiller les pistes (oui nous avons beaucoup de choses à faire en cours...). Et c'est là qu'est venue la réponse fatale : nous ne pouvions sortir de cours plus tôt parce qu'il y a des caméras de surveillances dans toutes les classes. Lorsque nous avons exprimé notre consternations et étonnement et bien entendu commencé à regarder partout autour de nous pour vérifier ses dires notre professeur nous a prestement demandé d'arrêté vu que ça paraîtrait louche si on se mettaient tous à regarder le plafond. Est-ce vrai ? Nous mène t-elle en bateau ? Who knows !
Tout ce que je sais c'est que lorsque l'on a tenté d'avoir plus de détails on a juste pu apprendre qu'il n'y avait pas le son, juste l'image, que la salle de contrôle se trouvait au rez de chaussez mais que elle même n'avait jamais vraiment trouvé ladite salle.  Donc ça se trouve ce n'est pas elle qui nous fait marcher mais ses propres patrons qui mettent la pression sur leurs professeurs...

En parlant de pressions et de contrôles, la semaine dernière encore (oui il s'est passé beaucoup de choses la semaine dernière je l'admet) j'ai pu remarquer un système de contrôle  dans l'environnement de travail. Je faisais un petit boulot temporaire de correction de matériaux en anglais pour une entreprise et j'ai vu leur système de pointage pour leurs employés. Au lieu de la commune carte magnétique (que j'avais pu expérimenter lors de mon stage lors des vacances de printemps) ils avaient un système de reconnaissante d'empreintes. Les employés appuis leur pouce sur un petit cadran bleu et la machine intègre s'ils arrivent ou partent. High Tech n'est-ce pas ? Personnellement ça m'a fais un peu peur. Mais le pire c'est que ça ne marche pas très bien et que mon ami a du s'y reprendre trois fois pour que la machine réagisse !...

Puisque nous parlons de pouvoir et de surveillance parlons si vous le voulez bien d'élections. Non ne vous inquiétez pas je ne parlerais ni des élections municipales en France, ni de la réélection ce weekend du président chinois  ni de la situation très tendue sur les hauteur himalayenne (qui au passage est complètement inconnue de la plupart des pékinois que j'ai pu rencontrer). Non je ne parlerais pas de ces choses parce que je e plait bien en Chine et que je me suis faite à l'existence de ce blog. je parlerais donc de mon expérience récente du mode d'élection ou disons plutôt de désignation chinois.
Il y a quelques jours en cours est venu le temps pour nous d'élire nos délégués pour le semestre (la classe et les professeurs ayant changés par rapport au semestre dernier) : un garçon, un fille. Je me préparais donc à devoir me rappeler du nom de certains (au moins 2) de mes camarades de classe (de préférence en caractères) pour pouvoir les écrire sur un petit bout de papier. Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque notre prof principale nous a demandé qui est-ce que l'on verrais bien en tant que garçon délégué. Nos regards et mains se sont tendus vers l'un d'eux, la prof a dit qu'elle pensait qu'il s'agissait là d'un bon choix et nous avions donc là notre premier délégué (au grand désespoir de ma voisine qui éprouve une certaine irritation envers ledit garçon) . Est ensuite venu le tour des filles, là un garçon a prononcé le nom d'une fille, d'autres ont vaguement hoché la tête. Sur ce la prof a dit : "Bon les garçons semblent d'accord demandons à une fille ce qu'elle en pense". Ladite fille a dit qu'elle n'avait pas d'objection et voilà comment je me suis retrouvée déléguée d'une classe de 21 personnes de 7 nationalités différentes avec comme seul point commun la langue chinoise. Si j'avais eu à choisir j'aurais pris une japonaise pour ce boulot étant donné que le garçon désigné délégué est coréen et que ces deux nationalités représentent les trois quart de notre classe. Mais que voulez vous faire, on ne peut lutter contre une "désignation démocratique et populaire" !!
Bon s'il faut vraiment que je sois impartiale sur le sujet je dois avouer que les élection ou nominations de délégués ne se font pas toujours comme ça. Au semestre dernier nous avions eu le droit de marquer nos choix sur un petit bout de papier et ensuite de compter les voix. Mais à ce moment là notre prof principale était un peu plus âgée que celle de maintenant et donc étonnement plus ouverte aux élections libre. Cela voudrais t-il dire que le parti a encore de beaux jours devant lui ?...

Bon je vous laisse j'entends quelqu'un frapper à la porte. Crimethought quand tu nous tiens...

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07 mars 2008

New Year Trip suite et fin

Nous voilà donc sur la dernière ligne droite de ce récit.

Jour 5 :

Yao m'avait demandé la veille si j'étais intéressée par la visite d'un temple bouddhiste situé à proximité de  Wuzhi. Je lui avais répondu que oui et il était donc prévu que l'on parte le matin du village, que l'on aille au temple et que l'on finisse la journée à Wuzhi ce qui lui permettait de vérifier ses e-mails en passant au QG de son association.

En me levant ce jour là je positivais donc car je m'imaginais une journée de mouvement et de découverte culturelle.

Etant donné que Yao m'avait dit que l'on partirait vers 11h et que lui même avait bu la veille je me suis permise un levé tardif vers 10h-10h30.

Je tentais avec plus ou moins de réussite de me rafraichir avec les lingettes qu'il me restais tout en commençant à ressentir un fort déconfort lié à la saleté de mes cheveux et de mon corps.

Sa mère en m'entendant remuer entre dans la chambre à coucher et me tend un sous pantalon, elle insiste pour que je l'enfile en disant qu'il est censé faire moins 7 ce jour là. J'avoue que je ne me fais pas prier et j'enfile plus ou moins prestement le sous pantalon et mon jean (elle voudrait que je mette aussi mon autre pantalon mais je tente de lui expliquer que ce n'est pas techniquement possible). Pour le haut j'enfile ensuite un sous t-shirt à manche courte, un sous t-shirt à manche longue, un t-shirt, deux pulls et mon manteau. Je met mes pieds -qui pour le moment ne sont pas transis de froids- qui sont recouverts par trois paires de chaussettes dans mes chaussures et je sors de la chambre.

Yao, quelques minutes après fait lui aussi son apparition et nous nous asseyons devant la poêle pour manger viande, légumes et champignons, munis d'un pain grillé pour assiette (oui je sais que les champignons sont des légumes mais ça sonnait mieux... !).

La journée commence donc bien.

Après ce petit déjeuner conséquent je me dégourdis les jambes dans le jardin en profitant du soleil et là sa mère m'annonce qu'elle ne veux pas que je parte. Je lui souris et lui annonce que je suis obligée car la fin des vacances approchent et mon stage va donc reprendre.

Je crois que c'est à partir de là que la journée commence à dégringoler.

Yao vient en effet m'annoncer qu'il n'arrive pas à joindre le Temple et que son père pense que ce dernier est fermé pour cause de Nouvel An (est-ce qu'une église serait fermée pour Noël ???). Il me propose donc d'annuler ce petit voyage et donc de ne partir du village qu'en début d'après midi. Je lui demande de me préciser une heure (vu que la veille ce qui m'avais tué dans l'attente était le fait que je ne savais pas quand est-ce qu'elle allait prendre fin). Il m'annonce que l'on partirais vers 14h. Cela me paraissant tout à fait vivable je lui annonce avec entrain que ce n'est pas grave du tout que l'on ne puisse pas visiter le temple.

Pour m'occuper il me demande si je veux aller voir une de ses tante car elle est entrain de préparer son four pour faire cuire du pain. Je lui dis que oui et nous nous dirigeons donc vers la maison en question (qui se trouve être la maison attenante). Nous y rencontrons en plus de sa tante les trois cousines de la veille (qui ne sont pas les filles de cette tante là). Là sa tante de demande si j'ai déjà vu un four pareil et si il y en a en France. J'allais lui dire que oui bien sur il y en avait en France il y a longtemps mais je me reprend juste à temps et lui dis que dans les grandes villes il n'y en a pas, ce qui sonne beaucoup plus diplomatique.

Avant manger des gens de la famille ont fait leur apparition et une autre partie de carte redémarre, comme le soleil brille et qu'il fait un peu plus chaud ils ont sorti la table à mangé dehors et tout le monde est autour de la table à regarder les trois hommes jouer (Yao faisant parti des trois hommes).

Les graines sont de nouveau de sorti et je commence à m'habituer à jeter par terre l'écorce des gaines (en même temps c'était encore plus facile étant donné que nous étions dehors, ça allait moins contre mon éducation...).

Après une petite heure il est temps de manger et les différents plats sont amenés sur la table. C'est là que je me rend compte que la façon de manger des chinois (les plats posés sur la tables et nous qui piochons dedans avec nos baguettes) n'est finalement pas si pratique que ça vu que l'on termine par manger surtout du plat qu'il y a devant soit étant donné qu'il n'est pas toujours très facile de s'allonger sur la table (salissant) pour atteindre le plat (qui a toujours l'air très appétissant) se trouvant à l'autre bout. Mais la mère de Yao étant très bonne cuisinière je ne suis pas du tout malheureuse avec les trois plats qui se trouvent à portée de main (bien que j'ai découvert lors de mon séjour que je ne suis pas une très grande fan des racines de lotus). Après ce bon repas où l'on parle de moi mais où les gens du village n'osent pas me poser de question directement la partie de carte redémarre (toujours pour de l'argent). Après vingt minutes je perds quelque peu patience et rentre dans la maison pour lire, me réchauffer et attendre le départ (14h donc). Après une bonne heure passée au dessus de la petite cheminée de pierre qui sert de chauffage j'ai un peu de mal à respirer et j'ai le nez qui coule. Mais tout va bien vu qu'il ne reste plus qu'un quart d'heure.

25 minutes après, quand Yao ne montre pas de signes de départ je vais lui demander quand l'on est censé partir. Il me répond lorsque la voiture arrivera et je me trouve donc ainsi à attendre encore sans savoir jusque quand.

Finalement à 4h sa sœur arrive et c'est le moment du départ. Sa mère depuis une demi heure tente désespérément de me combler de nourriture : malgré mes remerciements et mon insistance sur le fait que je n'ai besoin de rien je me retrouve avec un sac de graines et un paquet de gâteaux sucrés que j'ai découvert sur place et qui sont vraiment délicieux. Je ne me plaint donc pas ! C'est vraiment gentil de sa part.

Après une bonne heure de route nous arrivons à Wuzhi, son beau frère nous dépose à la maison familiale et là Yao me demande où je veux dormir cette nuit. Dans la maison ou à l'association. Je lui dis qu'il m'est difficile de choisir étant donné que je n'ai jamais mis les pieds à l'association.

Nous partons donc en reconnaissance (également pour vérifier nos mails) pour le QG.

Il s'agit d'une maison sympathique avec 4 chambres, cuisine, salle à manger, douche/ toilettes avec une petite cours intérieure. Je décide de dormir là comme ça j'aurais dormis dans beaucoup d'endroits différents au cours de cette aventure !

Nous décidons de manger d'abord et de passer prendre mes affaires chez Yao ensuite. Nous mangeons sur les rue de Wuzhi où Yao me fait découvrir un plat très apprécié des enfants à base de je ne saurais trop dire quoi. Ce n'est pas le meilleur plat que j'ai jamais eu mais ça se laisse manger !

Avant de passer par chez lui nous visitons un peu la ville qui est décorée pour le nouvel an mais qui est toujours très vide car la plus part des habitants sont encore partis pour les fêtes dans les petits villages alentours. Mais ce côté un peu vide est comblé par le bruit incessant de feux d'artifices et pétards qui depuis une semaine ne se sont pas arrêtés de tonner dans toute la Chine.

Une fois mes bagages rapatriés à l'association Yao me dis qu'il veut me faire gouter quelque chose et il repart donc acheter le dit quelque chose.

Il revient avec un paquet de     qu'il se met en devoir de me préparer. Je suis un peu sceptique au départ, malgré la photo rassurante de Jacky Chan sur le paquet mais ce dessert à base de cacahouètes est vraiment délicieux !

Ainsi ce termine cette journée, sur une note nettement meilleure donc que celle sur laquelle elle avait commencé.

Jour 6 :

Nous avions prévu la veille de partir pour Zhengzhou (la capitale de la province et là où je devais prendre mon train) le matin (mon train partant à 18h) et ainsi assister à des festivités liées au Nouvel An.

La veille lorsque l'on avait cherché des informations sur le programme nous n'avions trouvé que celui de l'année passée et avions donc décidé d'y aller quelque peu à l'aveuglette.

Yao est passé me prendre vers 10h et c'est donc moins lavée que jamais que je prend le car pour aller à Zhengzhou.

Le voyage se passe bien et nous arrivons vers les 11h30. Là bas nous marchons un peu et arrivons à un recoin où mini vans et petites motos à trois roues attendent de clients à amener à la foire de la ville. Après discussion sur les prix (où je dois me cacher pour les empêcher d'augmenter leurs prix à la vue d'une étrangère) nous finissons par prendre une des petites motos à trois roues (je ne sais pa strop comment ça s'appelle en Chine, en Indonésie c'est un Bajaj et en Thaïlande un TukTuk).

Après un bout de chemin très cahotant mais très rigolo (où l'on a failli écraser une dizaine de passants) nous arrivons à bon port et avant de pénétrer dans l'antre de la fête nous décidons de casser la croûte. Nous achetons un bol de nouille et je promet à Yao une barbe à papa pour plus tard.

A l'intérieur nous nous attendions à trouver beaucoup d'activités liées au Nouvel An mais nous fûmes quelque peu déçus car à part une petite troupe de musiciens / danseurs, et un groupe de jeunes filles faisant des bons prodigieux dans les airs il n'y avait pas grand chose de nouvellanesque.

Mais l'on a trouvé le moyen de s'amuser en se perdant dans un labyrinthe géant, en faisant les différentes courses d'obstacles et en ne parvenant pas (du moins pour moi) à traverser un pont de cordes (bon en fait c'est une corde pour les pieds, une pour les mains) et en faisant sonner la grosse cloche.

Juste quelques minutes avant que l'on décide de partir les danseurs / musiciens avaient recommencés leur farandole et pour avoir un meilleur angle de vue je suis montée sur un tambour géant : erreur fatale ! Pourquoi ? Parce que rapidement qui vois-je s'approchant de moi qu'une jeune demoiselle armée d'un micro et d'un grand sourire.

Yao se met en barrière de protection et explique qui je suis et ce que je fais là. Elle est charmée, me demande si je veux bien être interviewé et lorsque je montrais le peu d'envie que j'avais pour ce type d'activité mais que je ne disais pas non de peur de paraître malpolie elle me remercia et demanda à son cameraman de s'approcher. Je soupirais donc et acceptais le fait accomplis. Elle commença par me poser quelques questions auxquelles je répondais sans problème et je me disais donc que tout allait bien se passer. Mais il s'est avéré que ces questions n'étaient pour elle qu'une façon de savoir exactement qui j'étais et ce que je faisais là à ce moment là. Et c'est là que mon calvaire commença : avec ces informations elle construisit une phrase que grammaticalement j'avais du mal  comprendre et qui employais des mots que je ne connaissais pas et me demanda de la répéter. Au départ je ne comprenais pas ce qu'elle voulais et quand elle me dit sa phrase je lui dis oui, et là elle me fit signe qu'il fallait que je la répète. Je tentais donc et il fallut que je m'y reprenne une dizaine de fois au moins avant d'y parvenir. Je n'ai pas vraiment de mémoire auditive (visuelle non plus d'ailleurs, en fait j'aurais tendance à dire que je n'ai pas vraiment de mémoire !) et j'ai donc eu un mal fou à me rappeler de cette longue phrase. La foule qui s'était constituée autour de nous n'aidant pas spécialement à la concentration. Mais ils étaient gentils quand même, car à un moment lors des questions réponses la journaliste ne comprenait pas ce que je disais et ils ont traduit ou plutôt reprononcé correctement pour moi...

Finalement je prononçais la phrase à sa convenance et après quelques seconde de filmage sans son mon calvaire pris fin et je pus fuir !

Vers 16h nous avons pris le chemin de la sortie, j'ai acheté la barbe à papa et nous avons parcouru à pied une allée pleine de petits vendeurs sur les côtés. Je me suis laissée tentée par une affiche maoïste mais ai résisté à la tentation de me faire dire mon avenir ! Ai-je bien fais ???

Après plus de bajaj / tuk tuk et une vingtaine de minutes de bus nous arrivâmes à la gare. Après avoir visiter la fameuse (?) tour à proximité l'heure du départ à sonné et nos chemins se séparèrent.

Une fois dans la gare je trouvais (avec difficulté) ma salle d'attente et pour la première fois depuis 5 jour senti une bouffée d'air chaud m'envahir, j'en étouffais presque. Mais je n'eus pas le temps d'étouffer car rapidement il fallut monter dans le train et là la température est redescendue quelque peu. Mais pour la première fois depuis cinq jours je pu avoir chaud 5 heures d'affilées. Mais malheureusement cette « chaleur » n'était pas très bonne pour les éfluves qui émanaient de mon corps et je me faisais donc toute petite à ma place et attendais que ça passe !

Arrivée à Pékin le voyage n'était pas complètement finit vu que j'arrivais un peu avant 11h, c'est-à-dire à peu près vers le moment où s'arrête le dernier métro et que la gare est à une bonne vingtaine de minutes de la station de métro la plus proche.

J'allais me rabattre sur un taxi quand je vis la file d'attente, je me mis donc en tête de prendre le bus. Le seul problème étant que je n'avais aucune idée duquel prendre, qu'à cette heure il y en a peu et qu'en plus il n'y avait aucun panneau indiquant les différents arrêts de ces bus.

En désespoir de cause je me dirigeais vers les 黑车 hei che (voitures noire) qui sont en fait des taxis illégaux avec lesquels il faut discuter des prix.

Après un court instant de marchandage je me trouvais donc dans une voiture en direction de mon chez moi. J'y arrivais un peu avant minuit, appris que j'avais une nouvelle colocataire et sautais dans une douche chaude bien méritée !

Après ça je me glissais avec délice sous ma couverture et passais une nuit longue et confortable au fond de mon lit !!!!

Franchement malgré le froid ce fut une aventure inoubliable que je n'oublierais jamais !!!!

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