Vers Pékin et l'au-delà !

Pensées en vrac sur une Chine en mouvement.

24 janvier 2008

Grand jeu concours : le retour !

Après un grand temps d'attente voici le nouveau panneau mystère ! Que peut-il bien vouloir dire ? A vous de deviner ! Peut-être gagnerez vous l'un des merveilleux lots qui sont en jeux (observez la façon dont je ne m'avance pas sur la nature de ces lots... malin n'est-il pas ?!).

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Jeu gratuit sans obligation d'achat, réservé à la France métropolitaine. Et aller soyons généreux, jeu ouvert à toute l'Europe, à l'Amérique et à l'Afrique. Ne sont exclus que l'Asie et l'Océanie. Toute fraude sera sévèrement sanctionnée !

Ah oui et j'oubliais ! Il y a deux sortes de prix : un pour la personne qui devine la signification du panneau et un pour l'explication la plus rigolotte !

A vos claviers !

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21 janvier 2008

Photo du jour

Plus que 200 jours !!!

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Un jour je vous raconterai tout ce qui est fait autour des JO ici. Mais là maintenant tout de suite à l'instant même je suis crevée ! Vive les stages obligatoires et les jobs derrière un bureau ! My cubicle !

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13 janvier 2008

Sortez la déco !

             L'arrivée de la vague de froid glacial sur Pékin marque le départ de la vente de déco du nouvel an. Les magasins et supermarchés ont troqués leurs bonnets de Noël (j'ai même vu des serveuses dans des restos avec lesdits chapeaux) pour des lampions rouge accrochés aux plafonds.

             Toute le monde se met à vendre bibelots et décos murales, que ce soit les supermarchés ou etots vendeurs de rue. Et bien entendu c'est la frénésie de l'achat et l'on voit les gens cadis ou bras emplis d'objets rouges et encombrants !

                           Bonne année à vous ! Au revoir les cochons et bonjour aux rats !

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Voici les affiches qui nous acceuillent à l'entrée du supermarché. On trouve donc les lampions sur le côté, le rats au milieu et une promesse de choses peu chères écrites en dessous !

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Vous voulez des lampions ? La richesse ? Tout est possible !

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Décos murales, on les retouve également beaucoup sur les portes à l'entrée des maisons ou appartements. Sur les vitrines de magasins aussi bien sur ! En haut de l'image, vers le milieu on peut voir une des déco qui forme une sorte de losange. Les chinois en sont très friands et j'ai vu aujourd'hui une famille qui en achetait plusieurs énormes à un vendeur de rue (ça aurait fait une bonne photo mais étant très maline j'avais oublié mon appareil chez moi !!!!)

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Autre ribambelle de petits machins (pas toujours donnés d'ailleurs) sur lesquels on peut jeter son dévolu. Promis je demande bientôt à un(e) chinois(e) quel est le sens de chacune de ces choses et je vous fais un topo (Amélie bangzhu wo ba !)

                          Maintenant passons aux choses comestibles !

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Je ne sais pas toujours très bien ce qu'il y a dans ces boîtes mystérieuses, dans certaines j'ai même l'impression qu'il s'agit de boissons protéinées ! Etrange Etrange...

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Les marques occidentales n'ont pas raté le coche et sont bien présentes pour LA fête chinoise ! Quel délice ! Donnez moi des Ritz ! Bon bien entendu tout cela n'est as bien traditionnel. A ce que j'ai pu voir la tradition culinaire est plutôt dans tout ce qui est : nuts (euh... en français ça se dit comment ? cacahouettal ?)

Voici ce qui est plus traditionnel :

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Euh... Bon d'accord, j'avoue, cette photo ne révèle pas grand chose. Mais je vous assure qu'il y avait pleins de paquets de nuts là dedans ! Et des nuts en tout genre ! Comment c'est moi qui suis nuts ?! Bon au moins cette photo peut vous donner un petit apperçu de l'antre d'un supermarché chinois. Comment ça je n'ai pas de mérite vu que les choses sont écrites en chinois !!!!!??? Je voudrais vous y voir vous à choisir un savon parmis les 36 000 marques et puis rentrer chez vous et vous rendre compte que c'est du shampoing ! Facile mon oeil oui !^^

                                      Aller bonne année à tous ! Xin nian kuaile !

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10 janvier 2008

Colère !

       Attention : This message is rated A as in : Angry ! ^^

Laissez-moi vous conter une petite mésaventure...

           Je suis en ce moment à la recherche d'un stage de cinq semainespour mes vacances d'intersemestre. J'ai donc envoyé des CV un peu partout et ai eu la chance de décrocher quelques interviews.

           Lundi a eu lieu mon premier entretien. Il s'agissait d'une entreprise française à Pékin spécialisée dans le voyage et qui propose un site internet ainsi qu'un magazine. Mon boulot en tant que stagiaire serait de taduire les articles du magazine et du site internet en anglais. Jusque là tout va bien. J'arrive donc pour l'entretien (en retard soit dis en en passant. Mais bon comment pouvais-je savoir moi que Guloudajie Soho et Gulodajie ce n'était pas la même rue !!! Comment ça regarder une carte au préalable ça peut être utile ?). L'entretien se fait en feu croisé avec les deux journalistes français me posant des questions tour à tour. A la fin d'une petite conversation de 5 minutes où ils m'ont exposé leur entreprise et moi mes projets d'avenir ils m'annoncent que je vais devoir passer un test de traduction pour qu'ils puissent évaluer mon niveau. Jusque là rien d'anormal...

            Je me vois donc postée devant un ordinateur avec deux articles à traduire. Ou pour être plus précise, la fin d'un article (5 paragraphes) et un article entier (environ huits paragraphes). On m'annonce que je dispose du temps que je veux et que je n'ai qu'à les prévenir lorsque j'ai finis. Je me met donc au travail. Sur le moment ma seule contrariété étant la longueur des articles. Je comprend la nécéssité d'un test mais un seul article eu suffit. Mais bon je m'attelle à la tâche de bonne humeur. Une heure et demie plus tard je vais leur dire que j'ai finis et ils m'escortent à la porte en me disant qu'ils me rappellerons en fin de semaine prochaine. Toujours normal nous sommes d'accord...

          Aujourd'hui alors que je surfais la toile pour tenter veinement de trouver comment aller au National Indoor Stadium pour assister demain à la finale d'une compette de hand (promis ce sera le sujet de mon prochain article !) je tombe justement sur le site de la compagnie pour laquelle j'ai passé un entretien ! La coïncidence me fais sourire et je décide d'explorer un peu leur site. C'est alors que je tombe sur l'un des articles que j'avais traduit. Pour rigoler je décide de mettre la page en anglais, histoire de voir à quoi ressemblait la version traduite originale. Celle à partir de laquelle ils allaient pouvoir juger mon travail.

        Quelle n'est pas ma surprise quand je me rend compte que le texte que j'ai sous les yeux n'est autre que ma propre traduction !!!!!  Sous le couvert de recherche de stagiaire ils ont trouvé le moyen de traduire les articles de leur site !!! Ils ont demandé à chaque stagiaire potentiel de traduire des articles et sans leur accord, connaissance, consentement, paiement ou quoi que ce soit ils ont mis notre travail en ligne !

       Je trouve ça proprement scandaleux ! C'est une joie de rentrer ainsi sur dans le monde du travail ! Je n'ai qu'une seule chose à dire : manifestons ! Batttons les pavés ! Trouvons la plage ! Zut, j'oubliais, je suis en Chine...

                                    

          

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07 janvier 2008

China : land of opportunity

           J'aime la Chine et les milliers d'opportunités qu'elle nous offre !

             Depuis que je suis arrivée j'ai eu la chance de faire des choses auxquelles je n'aurais jamais eu accès en France. Un exemple ? Facile ! Depuis que je suis arrivée j'ai eu l'occasion par deux fois de faire du voice recording, une fois en français et une fois en anglais. Le voice recording consiste à enregistrer un texte en studio souvent sans grand intérêt et sur un ton monocorde.

Ma première expérience fut l'enregistrement d'une aide à la construction de personnages pour jeux vidéos, je devais prononcer des phrases telles que : "Pour mieux gérer les personnages bipèdes possédant des membres supplémentaires tels que des tentacules, des ailes ou des cornes..." ou encore : .

Pour la deuxième il s'agissait d'un enregistrement en anglais où j'ai dû dire des noms de familles imprononçables, qu'ils soient irlandais ou indiens. La plupart du temps j'en inventais sans remords la prononciation. Certains noms était des noms français comme Micheline Dupond et là je remerciait mes années d'entraînement de prononciation de français avec un accent anglais (bien que souvent il mon entraînement consistait plutôt à de l'anglais avec un accent français). Mais le mieux fut quand je dû dire la phrase : I'm a happy boy ! Quoi que : will you sleep with me ? n'était pas mal non plus !

              Mais ce qui remporte la palme des jobs amusant c'est ce que j'ai eu la chance de faire hier : doublage du trailer d'une heure et demie d'une série TV chinoise ! Ce chef d'oeuvre de profondeur et de jeu d'acteur s'intitule Kung Fu kids et fera bientôt son apparition dans vos magazines télé (ou pas). L'histoire ? Elle est bien simple, on suit un jeune garçon (20 ans) dans sa quête de soi. Cela fait deux fois qu'il rate le concours d'entrée à l'université et sa soeur inquiète et agacée qu'il ne s'intéresse qu'au kung fu -et plus particulièrement au taekwondo- décide de lui adjoindre un mentor (prof de kung fu et directeur d'une école de taekwondo) pour le reprendre en main et lui faire réussir l'examen. Suivent alors pleins d'aventures avec les petits héros du kung fu (ses nouveaux amis) et donc pleins de matchs sublimes ainsi que d'histoires d'amour à l'eau de rose.

               Comment ai-je trouvé ce job ? Tout simplement en visitant régulièrement le très utile site du magazine That's Beijing :  www.thebeijinger.com. Il y a quelques jours il y avait une demande de voix françaises pour le doublage d'un téléfilm et un numéro de telephone à appeler. J'appelle donc et l'on me dit que la personne française chaperonnant tout ça me rappelera. Le soir même je reçois un coup de fil et rendez-vous est pris pour le lendemain pour que l'on nous explique le projet. Le lendemain j'arrive et reçois un DVD du trailer (chinois sous titré anglais) et apprend que ce que l'on va faire c'est doubler ce qui est donné aux programmeurs télé pour voir s'ils sont intéressés ou non par l'achat de la série (ce qui explique que le trailer dure une heure et demie et non une minute et demie). Cette série est produite par la compagnie de Jacky Chan qui nous fait d'ailleurs l'honneur d'une présentation du projet en début de DVD ! A la fin de la réunion on nous apprend (par nous j'entend moi et les 4 autres français présents) que l'on va nous recontacter le soir pour nous annoncer quel personnage l'on va avoir l'honneur de doubler.

Une fois rentrée je me dépêche de visionner le DVD, au départ je me dis : aïe c'est nul et mal joué ! Mais au bout de 15 minutes malgré moi je suis prise par l'histoire et grimace de douleur avec les personnages et suis heureuse avec eux lors de leurs victoires ! (bon je m'emporte peut-être quelque peu). J'attend donc avec impatience de savoir quel personnage je vais jouer. La réponse ne se fait pas tarder et j'apprend donc que je vais devoir doubler Xiao Fang (une orpheline de 15 ans que j'ai longtemps cru être un garçon jusqu'à ce que lors du troisième visionnage j'entende finalement le : « tu n'as pas honte de kidnapper ta fille ! ») ainsi que la mère de Yida (un des petits héro) agée d'une trentaine d'années. Mes parties contenaient des phrases intéressantes telles que : « Va-t-en ! Cesse de quémander son pardon » (phrase commune dans la bouche de gamins de 15 ans) ou encore de hurler à pleins poumons (moi qui ne crie presque jamais) : Yi Fumin ! (nom du mari de mon personnage qui vient de faire une chute à moto lors d'une course). C'est donc avec bonne humeur que je m'attaque à la préparation de ces rôles et que je tente différentes voix pour chaque personnage !

Enfin le jour J du doublage arrive et à 9h pétantes j'arrive au studio d'enregistrement (après avoir fait la rencontre d'un chauffeur de taxi assez ahurissant qui après que j'ai eu prononcé deux phrases me demande si je suis française. Lorsque je confirme avec étonnement ses propos et lui demande comment il a deviné c'est avec beaucoup d'applomb qu'il me répond que c'est à cause de mes yeux. Je vous annonce donc que mes yeux sont français ! Lors de ce trajet j'apprend également que tous les staxis pékinois pour les JO vont être équipés de radios reliées à une salle remplie de traducteurs et interprètes. Ainsi, lorsque le spectateur des JO entre dans le taxi et ne sait pas parler un mot de chinois, le chauffeur pourra alors contacter les interprètes qui feront traduction. Malin non !?)

Mais revenons à nos moutons. Si mon jour assigné de doublage était dimanche, l'enregistrement, lui, avait commencé dès le vendredi avec les plus gros rôles.

J'arrive donc au studio fraiche et pimpante, prête pour cette nouvelle aventure. Première surprise : au lieu des quatre ou cinq personnes que nous devions être il n'y a que moi et celle chargée de direction du doublage en français qui en plus de faire de la direction d'acteurs prête sa voix pour le téléfilm. Nous l'appellerons : H. Elle m'apprend qu'elle a dit aux autres de venir plus tard vu que le tournage des jours précédents avait prit du retard. Mais l'un des acteurs qui n'avait pas eu son message arrive vers neuf heure tout de même. Nous étions donc 3.

Nous avons commencé par moi et le rôle de Xiao Fang : le but étant -tout en étant derrière un micro- de redonner des allures de plausibilité à la scène. Essoufflement, colère...

C'était vraiment rigolo !

Etant donné qu'il s'agit là d'un téléfilm de taekwondo il y a beaucoup de scènes de combats et beaucoup de combats lors de compétitions. Ceci signifie donc deux choses : 1. Il a fallut doubler les scènes de combats et donc tous les : ah ! Oh ! Pah ! Poh ! Hoau !... 2. Il a également fallut doubler les spectateurs lors des combats hurlant leur admiration pour l'un ou l'autre des combattant. Il fallait donc remplacer les multiples Jayo ! Par des allez !!! Très marrant à faire mais parfois quelque peu difficile lorsqu'à quatre on est censé recréer le bruit de 100. Mais les techniciens étaient là pour faire des merveilles et après deux passages de Allez Meng Liang Allez ! On pouvait entendre nos voix amplifiées et multipliées d'une telle façon que j'avais presque envie de regarder autour de moi pour voir quels étaient les 60 autres personnes qui venaient de rentrer dans le studio !

En fin de journée alors que j'avais finit d'enregistrer mes scènes mais que je restais sur place -espérant un dinner gratuit...- je me suis vue assigner un nouveau personnage, Xu An, une demoiselle de 25 ans tout de rose vêtue et quelque peu gnangnan. Ce fut donc un bonheur de trouver sa voix et de la doubler !

Maintenant j'espère simplement que des chaînes de TV vont vouloir acheter la série et qu'ils vont accepter de l'acheter toute faite (et non d'avoir le doublage fait chez eux comme l'ont réclamé ses méchants de boches). En effet, si cela venait à arriver cela voudrait dire que je pourrais peut-être (s'ils reveulent bien de moi) participer au doublage des 25 épisodes !

Vive la Chine ! Prochaine étape : réussir à décrocher le dernier job intéressant que j'ai vu sur That's Beijing : retranscripteuse des sous titres de films. En fait ils nous filent les films en anglais et on doit retranscrire ce que l'on entend (en anglais toujours) et c'est ce qui apparaîtra en sous titre. L'interview est prévu pour demain...

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La technicienne du son vraiment très patiente et très sympas. L'homme derrière elle est le chef de projet, c'est lui qui disait si la prise était bonne ou pas au niveau du son ou du jeu.  Il ne pouvait pas toujours savoir si c'était bien vu qu'il ne parle pas français mais c'est lui qui prononcait le mot magique du : "pass" si on pouvait passer à la suivante. Mais il disait tout aussi souvent des choses comme : sound louder, acting no good ou timing not good !

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Cube où l'on enregistrait les scènes. Il était planté en plein milieu d'une grande salle et avait pour particularité d'être complètement frigorifique !

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Intérieur du cube. Là on voit la TV qui nous permettait de voir l'action, on voit en dessous les sous titres en anglais qui nous permettait parfois de nous repérer pour savoir quand commencer à parler. En fait ce qui se passait c'est que la technicienne nous passait la scène en mute et c'était à nous de parler. Il fallait donc que l'on prenne nos repères pour savoir quand commencer à parler, quand s'arrêter. Parfois le texte français était trop court par rapport au mouvement des lèvres, parfois trop long. Il fallait alors modifier le texte pour que ça colle. Parfois, même si la longueur allait c'est le texte en lui même qui était trop ridicule. Exemple : "et la force de mes jambes, tu l'as vue ?"...

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Doubleuses en pleine action ! Voilà comment on double une scène de kung fu !

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03 janvier 2008

Lorsque étranger rime avec expérience

         Aujourd'hui après avoir été rejetée du bureau des statistiques -où je tentais vaguement sur l'invitation de mon colloc de faire du voice recording pour la deuxième fois- je décidais de faire un peu de tourisme culturel et entrais donc dans un Wall Mart.

                                                            

         Si je devais comparer le comparable j'aurais tendance à dire que Carrefour est dix fois mieux que Wall Mart. Je ne sais pas pourquoi mais Wall Mart me fais penser à un supermarché soviétique (attention ceci de la part de quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds en Union sovitétique, ou même en Russie for that matter). Pourquoi ? La réponse est simple, ce magasin fait vide, oh bien entendus on y trouve à peu près tout ce que l'on veut mais la sensation du land of plenty en est tout à fait absent.

          Mais enfin bon passons, je m'égard complètement car là n'est pas du tout le but de cet article. Son but étant de relater une aventure prenant place dans ledit Wall Mart.

          Je me baladais donc dans ces vastes rayons lorsque d'un seul coup je me fais interpellée par une chinoise. Elle s'excuse, me dit qu'elle a besoin d'aide et me demande si je parle chinois. Quelque peu abasourdie que l'on veuille me demander de l'aide à moi, moi qui pour la première fois met les pieds dans ce magasin, je lui répond que je parle un tout petit peu chinois.

          Elle m'explique alors qu'elle va devoir prendre l'avion bientôt et qu'elle veut mon avis sur les deux sacs valises qu'elle a entre les mains (je tiens -pour la bonne compréhension du lecteur- à spécifier que je suis à ce moment là dans le rayon des valises). Personellement je n'aurais choisis aucun des deux étant donné qu'aucun des deux ne survivra plus de deux voyages. Il s'agissait là de sorte de grands sacs non renforcés, l'un sur roulettes l'autre pas.

                                                      

                    (ce sac ne donne qu'une très vague idée de ce qu'elle avait entre les mains)

          Je lui dis que je veux bien l'aider et là elle se lance sur une comparaison des deux sacs, comparaison que je ne comprend que peu mais qui me permet d'apprendre le mot roulettes (que j'ai bien entendu oublié depuis). Une fois qu'elle a terminé c'est à moi de me lancer dans une grand explication où je lui explique que si elle met des objects lourds dans le sac elle ferait mieux de prendre celui à roulette parceque sinon c'est vraiment trop dur. Là elle fait la moue et je comprend que sa préférence se porte plutôt sur l'autre sac.

          Elle me demande alors de lui dire lequel je pense être le plus grand et là je sent que je l'impressionne avec ma maîtrise de la structure de comparaison en chinois (comme quoi ça sert les cours). Mais en gros ce que je lui dit c'est qu'au niveau contenance les deux sacs se valent à peu près.

          Elle se lance alors dans une grande explication que je ne comprend pas et au lieu de lui demander de répéter je fais l'erreur de lui dire que je ne sais pas. Elle me regarde alors avec suspicion et me demande si j'ai pris l'avion pour venir en Chine. Je lui répond que oui et elle me demande alors quel type de valise j'ai utilisé. Je me retourne alors et lui montre les grandes valises renforcées sur roulettes. Valises qui pour elle ne sont même pas une option envisageable.

          Je tente alors de lui dire que la raison pour laquelle j'avais moi ce type de valise : c'est parce que ça protège les objects fragiles. Mais là j'ai bloqué ne sachant pas comment on dit fragile en chinois. J'utilise alors le terme se cogner : dont je me rappelle bien étant donné qu'il se prononce "Peng". Ce terme donnant d'ailleurs le mot autotamponneuse qui en chinois se dit :  碰 碰 车 (pen peng che, che voulant dire voiture). Elle rigole un peu de mon explication et me repose la question fatale : lequel des deux sacs ?

          En grande spécialiste que je suis et voyant lequel elle péférait je lui répond alors génialement : si vous avez des objets lourd : celui à roulette, sinon : l'autre.

Elle me sourit, me dit merci d'abord en chinois puis en anglais et me laisse partir, moi, la grande spécialiste des valises en tout genre.

Note de bas de page : En Chine, les étrangers "de longue durée" sont en général bien considérés et acquiert -pour ceux qui travaillent- rapidement le terme d'expert. Par exemple les professeurs étrangers qui enseignent dans les écoles ou universités chinoises sont souvent logés dans les foreign experts building : 外国专家楼. Mais après ça se trouve ils ont une différente conception de l'expert...

Posté par Zegawoa à 18:37 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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