Vers Pékin et l'au-delà !

Pensées en vrac sur une Chine en mouvement.

20 février 2008

New Year Trip suite

Poursuivons donc le cours de nos aventures...

Jour 3

Réveil à 7h du matin. J'émerge de sous mes couvertures et compte le nombre de jours qu'il me reste : 3 jours. 3 jours ça me parait surmontables et c'est donc avec énergie que je me change.

Je sors de la chambre à coucher pour découvrir Yao presque prêt, il me propose une bassine d'eau chaude pour le « laver », je me débarbouille donc. Jour 3 sans douche, je commence à souffrir légèrement. Mais pas trop encore vu qu'aujourd'hui j'ai changé de vêtements. Mais je m'appercois que finalement 2 pantalons pour 5 jours c'est peu quand on a le pantalon sur soi 24h sur 24...

Nous nous élançons au dehors où un vent glacial nous accueil. Mais je me rend également compte que sans ce vent il ferait quasiment plus « chaud » dehors que dedans ! Nous marchons une quinzaine de minutes jusqu'à l'arrêt de bus qui nous permettra de prendre un minibus pour Jiaozuo, autre ville du Henan (qui elle apparaît sur la carte du post en dessous).

Le voyage dure une vingtaine de minutes et nous arrivons enfin au travail de Yao. Je ne savais pas exactement en quoi ce dernier consistait avant, il m'avait simplement dit qu'il était payé pour regarder la télé ce que je pensais être une plaisanterie. En fait... pas vraiment...

La ville de Jiaozuo et plus généralement le gouvernement chinois a peur de certains groupes « terroristes » qui utiliseraient les chaînes de télé pour diffuser des messages anticommunistes ou autre chose qui ne pourrait que troubler nos esprits... Ils paient donc des gens pour regarder les différentes chaînes et vérifier qe tout se passe normalement. Pareil pour la radio. Par équipes de 3 ils ont des services de 24h suivis d'un repos de 3 jours. Certes il y a pire comme boulot.

Nous descendons donc au niveau de la tour télé et montons dans l'édifice. Si l'exterieur fait très high tech (et la nuit est très joli car éclairé en bleu), l'intérieur est en construction depuis trois ans. Enfin en construction n'est pas le tere approprié, à l'abandon serait plus correct. Il n'y a rien que du gros à part pour une salle vitrée avec des à l'intérieur une dizaine d'écrans télé, deux ordinateurs dernier cri et plein de machines ayant un lien avec la diffusion télévisuelle.

Une fois dedans nous rencontrons l'équipe qui nous précède et que Yao va donc remplacer. Ses collègues à lui ne sont pas encore là. Je souris, sur le petit geste de Yao leur souhaite une Bonne Année : Xin Nian Kuaile ou Xin Nian Hao, au choix. En cours on nous apprend le premier mais je me suis rendu compte qu les chinois utilisaient plutôt le deuxième qui en plus a l'avantage d'être légèrement plus court...

Nous nous asseyons ensuite devant les deux ordinateurs, qui se trouvent également en face des écrans télé et pendant les deux heures qui suivent Yao entreprend de me raconter un peu les traditions liées au Nouvel An chinois. Ce qui, même si j'apprend pas mal de choses est moins fantastique qu'il n'y paraît pour la bonne raison qu'il ne fait en fait que me traduire une feuille qu'il a sorti d'internet. Ah oui, pour ceux qui auraient été impressionnés de mes capacités de communications avec Yao, je n'ai aucun mérite, on a parlé quasiment exclusivement en anglais, son niveau étant très bon.

Après ces deux heures ou de temps en temps j'oeillais la télé -où des choses intéressantes avaient l'air de se passer (certes j'ai la télé chez moi à Pékin mais je la regarde très peu ne comprenant généralement pas ce qui s'y passe)- après ces deux heures donc il fallait que je bouge un peu et Yao m'emmena à la table de ping pong qui se trouvait à côté de la cuisine. On a échangé quelques balles et lorsqu'il a vu que je me débrouillais il a appelé l'un de ses collègues pour que ce dernier joue contre moi. On a fait un match, que j'ai perdu, mais avec honneur car je e suis bien défendue ! Perdre contre un chinois c'est bien normal non ! A la pétanque par contre... euh pardonnez moi je m'égare (surtout que je ne sais absolument pas jouer à la pétanque).

Après ces performances sportives nous regagnâme la chaleur relative de la salle de contrôle (bien que chauffée, on était tous obligés de garder nos manteaux, mais bon on avait pas précisément froid). Une petite demi heure après sont arrivés une chinoise et un polonais qui font partis d'une association de promotion de la culture chinoise pour les étrangers qui en retour offrent des cours d'anglais ou font du travail caritatif dans des villages aux alentours. Je m'étais dis que ça allait être sympas, que l'on pourrait tous discuter et que se serait un bon moment collectif. Mais que nenni ! A peine arrivés que Yao leur demandait s'ils avaient un jeu de carte et après m'avoir rapidement expliqué les règles nous voilà embarqués dans de « folles » parties de cartes. Bon en fiat le coeur n'y était que moyenement, mais entre deux parties je suis tout de même parvenue à discuter quelque peu avec le polonais. Assez pour apprendre qu'il était venu en train de Pologne pour apprendre le Kung Fu dans un temple de Shao Lin (ils sont installés à proximité de Zheng Zhou). Mais après un mois il a découvert le projet où il pouvait avoir des cours de kung fu gratuits en échange de cours d'anglais. Logement et couvert offert. Il s'est donc lancé dans l'aventure.

Bientôt l'heure du déjeuner sonne et que nous apporte le cuisto autre que l'inénarable jiaozi ! Bon je dois avouer q'ils étaient nettement moins bon que ceux de la mère de Yao mais tout à fait comestibles tout de même !

Après manger se pose la question suivante : veux-je passer le reste de la journée à la tour télé ou veux-je me promener un peu ? Je répond que je veux bien aller me promener. Après que Yao eu vérifié que j'avais bien compris qu'il ne pourrait pas m'accompagner et que comme les deux autres avaient à faire je devrais me débrouiller seule, il me dit qu'il existait à Jiaozuo une ville cinéma/télé. En fait il s'agit d'une sorte de village ancien artificiel qui sert de lieu de tournage pour les séries télé ou le sfilms prenant place du temps des empereurs? Je dis que ça m'intéresse, il m'indique donc le numéro du bus et me voilà partie.

La ville est rigolote, quoi qu'un peu morte à cette période de l'année. En ce lendemain de Nouvel An il y a peu de touristes... J'arpente donc cet immense terrain et ça me fait du bien d'être enfin seule avec mes pensées, de pouvoir marcher à mon rythme et d'aller ou bon me semble.

Le lieu en lui même n'a que peu d'intérêt, quelques bâtiments d'époque mais pas vraiment d'explications sur quoi que se soit, que ce soit en chinois ou en anglais. Il aurait été intéressant de savoir quels films et quelles scènes avaient été tournées dans quel endroit. Pas que cela m'eut dit grand chose étant donné le nombre de films que j'ai vu...

Mais quelque stouches sympathiques sont les petites prestations auxquelles ont peu assister dans les différents endroits, musique par ci, représentation théâtrale par là. Bien entendu, si l'on veut et pour un prix on peu vêtir un costume d'époque et se fiare prendre en photo. On peu même choisir le costume de l'acteur de notre choix ! Bo j'avoue je ne me suis pas laissée tentée mais j'aurais dû !

Vers 18h je me dis qu'il est temps de rentrer. J'ai mis 1h30 à retourner à la tour télé, voyage qui m'avait pris une petite demie heure à l'allée. La faute en revient au fait que j'ai eu un mal fou à trouver un arrêt de bus adéquat. Celui auprès duquel j'ai attendu au départ et marquant le numéro de mon bus ne semblant pas correspondre à grand chose étant donné que les bus s'obstinaient à passer devant sans s'arrêter...

Après une demie heure de marche tatônante à travers des rues misérables je trouvais finalement un arrêt de bus qui me parraissais adéquat. Il l'était en effet mais il fallut que j'attende une vingtaine de minutes pour qu'un bus arrive enfin ! CE n'est donc que vers 19h30-20h00 que j'arrivais à la tour.

Mais comme les choses finissent parfois bien il se trouvais qu'ils n'avaient pas encore mangé et c'est donc avec toute l'équipe de garde que j'ai dîné. Cette fois ci le repas était meilleur mais je ne saurais guère vous dire ce que l'on a mangé. Parfois il vaut mieux ne pas savoir !

Lors du repas je jetaos de temps en temps un regard vers l'écran principal (qui est le seul à avoir e son) où était diffusée une sorte de soirée de divertissement. A ce moment précis le présentateur demandait à une femme policier si les forces de l'ordre étaient prêtent pour les JO. Sur un Zhunbei Hao Le Ma ? (Etes vous prêts ?) du présentateur, la femme policier ainsi que deux de ses acolytes se mirent à chanter : Zhunbei Hao Le (Nous Sommes Prêts). Derrière eux une centaine de policiers, pompiers, agents de sécurité et je ne sais quoi encore, la main dans la main, se balancant au rythme de la musique se sont également mis à chanter. Je ne pu réprimer un sourire et allait faire une plaisanterie lorsque Yao me demanda ce qui me faisait sourire. Il venait de voir la même chose que moi et visiblement cette scène lui paraissait tout à fait normale et non complètement ridicule. Tentant à tout prix d'éviter l'incident diplomatique je fais disparaître mon sourire et je lui explique qu'en France les policiers participent rarement aux programmes de divertissement à la télé. Cela à l'air de lui paraître étrange mais cela clos l'incident. De mon côté je tente désespérément de penser à autre chose et de ne pas regarder l'écran pour éviter d'éclater de rire !

Après le repas Yao commence une partie d'échec chinois avec l'un de ses collègue et assez tôt je me retire dans mes quartiers. Il y a en effet deux chambres avec deux lits dans chacune d'elles pour que les employés puissent dormir quelques heures dans leurs 24h. La chambre est petite et je met le chauffage à fond...

Jour 4 :

Si j'avais suivis mon plan initial ceci aurait dû être mon avant dernier jour. J'avais en effet dis à Yao que je voulais rentrer le dimanche soir. Mais apparement il n'y avait plus de ticket de train pour ce soir là et il n'avait pu me réserver un ticket pour le lendemain. C'est dommage parce que si j'avais dû partir le lendemain cette journée ne se serait pas droulée de la manière dont elle s'est déroulée. Et bien franchement, j'aurais bien pu me passer de cette journée là !

Revenons donc à cette journée. Elle n'a pas mal débuté. Levé à 7h45 départ vers les 8h15 après un débarbouillage dans une cuvette d'eau tiède.

Puis c'est le départ en mini bus pour le village familial. Nous sommes debout durant le voyage car toutes les places assises sont prises par femmes et enfants qui se déplacent pour aller voir leurs prochent. En fait, lors du premiers et deuxième jour de Nouvel An sont visités les membres de la famille côté paternel et après ça c'est le côté maternel. Ce qui fait par exemple que la soeur de Yao n'est venue que le troisième jour voir ses parents étant donné qu'avant elle était avec la famille de son mari. Le bus est également plein de touts les paquets qui sont aenés en cadeau, cela va de sucreries à des cartons de lait. Je n'ai toujours pas très bien compris ce qu'il était bon d'offrir. Dans les supermarché lors de la ériode de nouvel an on troue beaucoup de produit avec un empacketage spécial. Mais parfois c'est our des choses aussi saugrenues que du jus d'orange. Mais bon c'est vrai que jus et laitages sont des nouveaux venus en Chine. Ca a étonné Yao quand je lui ai appris que finalement on buvait relativement peu de lait nature en France. Il était souvent mélangé avec du chocolat en poudre ou alors des céréals. Il a trouvé cela étrange mais m'a avoué que bien qu'il prenne une briquette de lait comme petit déjeuner avant d'aller travailler il ne trouvait pas cela très bon. Comme quoi c'est parfois dur d'exporter la culture autour du produit et l'on arrive parois à des résultats étranges mais je vous raconterais le coup de la salade de fruits à la mayonnaise une autre fois...

Où en étais-je ?

Ah oui le bus ! Nous étions donc debout ce qui est interdit normalement pour des raisons de sécurité. Là bien entendu c'était autorisé par le chauffeur pour des raisons de rentabilité. Mais par trois fois on nous a demandé de nous accroupir pour que la police ne puisse pas nous apercevoir ! Rigolo non ?

Une fois arrivés au village nous avons bien entendu mangé un peu. Oui je sais je ne faisais que ça ! Mais c'était tellement bon et c'était véritablement les seuls moments au village où je n'avais pas froid !

Après avoir discuté un peu avec Yao, rencontré sa soeur et sa petite cousine de 2ans, fais très bonne figure devant famille et voisins. En fait les voisins étaient souvent de la famille. Et mon problème pendant le séjour c'était de tenter de savoir si j'avais déjà rencontré la personne ou pas. Parfois j'étais persuadée que oui jusqu'à ce que j'entende la personne demander à la mère de Yao qui j'étais. Ce à quoi elle répondait invariablement que j'étais une camarade de classe. Sa mère nous appris d'ailleurs que malgré ses affirmations la plupart des gens étaient persuadés que nous étions ensembles et que certains avaient d'ailleurs exprimé leur désaprobation. Je demandais alors à Yao ce que ses parents en peserais si un jour il sortait avec une étrangère. Il me dit que ses parents étant un peu plus éduqués cela ne les gênerait pas, ou pas trop.

Une autre chose que la mère de Yao nous appris c'est qu'une des cousine avait fait une tentative de suicide ce matin là. Apparement so mariage ne se passait pas très bien. En souriant je dis à Yao que dans ce cas il vaudrait mieux divorcer. Sur ce il me répond très sérieusement que dans les villages c'est mieux perçu de se suicider que de divorser...

Vers midi Yao me demande si je veux aller voir la mère de sa mère, sa grand-mère donc. Je répond que oui et nous allons donc en compagnie de sa soeur, de son mari et de sa fille. Elle habite le village juste à côté, elle vit seule dans une maison qui donne sur la rue. Elle est seule car elle n'a pas eu de fils et que son mari est mort. Normalement en Chine c'est le fils qui s'occupe de sa mère vu que la fille doit s'occuper de la famille de son mari... Cette femme vit donc seule aidée quelque fois par un membre plus éloigné de la famille.

Nous avons bien évidement mangé la bas mais chose curieuse, bien que nous y soyons allés pour la voir à aucun moment la conversation n'a vraiment tourné autour d'elle. C'était plus un acte de présence qu'autre chose. Nous avons mangé à sa table, mais elle ne mangeait pas et des discussions étaient menées entre les autres personnes présentes mais elle n'y participait pas.

Après le repas nous sommes allés chez quelqu'un d'autre. Un autre membre de la famille surement. Et là comencèrent trois heures d'agonies passées à regarder Yao et deux autres hommes jouer aux cartes pendant que mon corps se transformait progressivement en glaçon. Au bout d'une huere et demie cependant la maîtresse de maison nous apporta à chacun un bol de soupe qui me réchauffa quelque peu même si mes pieds restèrent de glace...

Je pu tout de même à un moment donné regarder à la télé un programme de débat en anglais. Le jeu, car s'en était un, consistait à faire venir des étudiants un par un, lors du premier tour ils devaient faire une présentation de deux minutes, puis un jury leur posait des question et enfin ils visionaient une petite vidéo qui leur donnait le thème sur lequel ils allaient devoir débattre. Ce thème allant de la réduction étatique des films étrangers à la question de savoir s'il était bien ou mauvais d'avoir un entraîneur étranger pour l'équipe chinoise de foot. Après toutes ses épreuves des points étaient accordés aux participants. Le tout se déroulant bien entendu en anglais.

Mais comme mes hôtes ne comprenaient pas ce qui était dit ils changèrent bientôt de chaîne et je me suis retrouvée à regarder une partie de carte, par -2 pendant 3 heures...

Une fois que cela fut fait et que nous apprimes que l'un des jeunes du village venait de se faire sectionner deux doigts lors d'une échauffourée nous primes le chemin du retour.

Après mangé ce soit là Yao m'annonca que nous allions aller chez les trois cousines que j'avais rencontré lors de mon deuxième jour.

Nous y allâmes donc et le début de soirée fut sympathique car j'ai vraiment pu discuté avec ces trois filles qui avaient pleins de questions sur la France et le monde extérieur en général. C'est là que j'appris par exemple que j'étais le premier étranger à avoir jamais mis les pieds au village.

C'est dans ce type de situation également que l'on nous pose les questions les plus étranges. Jugez plutôt : deux jours auparavant, pour rassurer la petite de 9 ans sur le fait qu'elle ne parlait pas anglais je lui dis que ce n'était pas bien grave. Qu'en France aussi les enfants apprenaient l'anglais à l'école et que eux non plus n'arrivaient pas à le parler. Ce jour là, la jeune fille se tourne vers moi et me dit : « Tu m'as bien dis que beaucoup de français n'arrivaient pas à parler anglais ». Je lui dis que oui et lui fais signe de continuer : « Mais alors, ceux qui ne parlent pas anglais, ils parlent mandarin ? »

Merveilleux non ?!

Plus tard une de ses soeur me demande si le français et l'anglais sont très prochent? Je lui dis qu'ils sont proches mais que si un français ne sait pas parler anglais, il ne pourra pas comprendre quelqu'un qui parle la langue et vice versa. Voulant rendre mon explication plus compréhensible je veux lui donner un exemple. Je lui demande donc : « Est-ce que tu as déjà entendu du japonais ? » Elle me fais signe que non. « Du corréen ou du russe » Là encore c'est un non. J'abandonne donc ma recherche d'exemple, c'est peine perdu...

Discuter avec elles c'est bien beau mais bon la plus agée 15 ans (et moyennement mature) et mon chinois n'est pas très mâture non plus ! Bientôt donc nous nous tournons vers la télé. Tout cela est bien beau sauf qu'il fait tout aussi froid chez eux que partout et que Yao ne donne aucun signe de pouvoir bouger et moi je ne pas lui montrer que je veux partor car je ne suis pas dans la même pièce que lui. Là encpre une longue attente se profile et ce n'est que vers minuit, après 3h de télé et de froid et pour lui 2 bouteilles de Bai Jiu (bues à 2) plus tard que nous rentrons. Lorsque je me lève j'ai du mal à marcher tellement mes pieds sont congelés.

Lorsque l'on arrive chez lui sa mère est déjà au lit et je me glisse donc dans le lit après avoir retiré mon manteau. Là sa mère découvre avec stupeur, alors qu'elle voulait me réchauffer les pieds que je n'ai pas de sous pantalon ! Je lui assure qu'à ce moment là précis ce n'est pas bien grâve : j'aime la bouillote que j'ai sous mes pieds et je tente de dormir d'un profond sommeil.

Chose que je vais faire également maintenant car comme dans mon histoire il est minuit et contrairement mon histoire il fuat que je travaille demain !

Suite, fin et photos d'ici un ou deux jours je vous le promet !

Aller Zai Jian ! Portez vous bien !

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16 février 2008

New Year Trip

 

Après quelques jours de repos je suis maintetant fin prête à vous raconter mon extraordinaire voyage dans l'espace et le temps qui m'a conduite dans un petit village du Henan le temps des fêtes de Nouvel An chinois.

Commençons tout d'abord par un petit recadrage géographique et voyons où se trouve exactement le Henan :

 

Le Henan se trouve donc au sud de Pékin et au sud de la Chine (comme je l'ai appris à me dépend), il est traversé par le fleuve jaune qui en cette saison ressemble plus à une petite rivière qu'au fleuve majestueux et imposant qui risque de déborder et inonder les plaines environantes à tout instant.

     La capitale de cette Province est Zhengzhou et c'est donc là que le train rapide partant de Pékin m'a déposée mercredi 6 février à 22h40. Le train était presque vide et pour cause : le 6 février marque le début du Nouvel An chinois (en fait il s'agit de la veille du Nouvel An) et les chinois font donc en sorte d'être rentrés dans leurs familles avant cette date fatidique. Mais le train était tout de même assez plein pour que je puisse taper la discute pendant le trajet avec un prof de littérature russe et une dame qui s'occupe de la construction d'imeubles et de plans mais qui n'est pas architecte (géomètre peut-être ?). Notre conversation nous menant rapidement à des questions auxquelles j'étais bien incapable de répondre telles que : combien est susceptible de gagner par mois un français ou encore quel est le prix du mètre carré sur le marché de l'immobilier en ce moment en France ! Et après, certains disent que les chinois ne sont pas directs ! : )

      Après cinq heures de voyage et un bol de nouille instantanée (plat le plus communément mangé dans les trains étant donné la distribution gratuite d'eau chaude) nous arrivons enfin à Zhengzhou ou je suis attendue par mon hôte Yao. Jeune homme d'une vingtaine d'années qui m'avait aidée lors de ma frénétique recherche de stage ; qui lorsque j'ai dû refuser le stage qu'il me proposait m'a tout de même invitée à passer le nouvel an dans sa famille pour pouvoir vivre un Nouvel An Chinois à la Chinoise.

Nous montons tous deux dans le petit van qu'il a loué pour l'occasion et qui doit nous mener au village parental. La raison pour laquelle nous n'avons pas pris le bus tiens tout simplemenet au fait qu'il n'y a absolument pas de bus en circulation les 6 et 7 février. Et il ne s'agit pas que des bus, presque personne ne travaille pendant ces deux jours et c'est ainsi que nous n'avons pas eu à payer lors de notre passage sur l'autoroute pour la bonne et simple raison qu'il n'y avait personne travaillant au péage.

Après 1h-1h30 de trajet où j'apprend à connaître mon hôte et où je continu d'assister à une explosion continue de feux d'artifices et de pétards nous arrivons au village dont je ne connais pas le nom et qui compte environ 2000 âmes. Minnuscule donc. A dire vrai je n'avais aucune idée de l'endroit où j'allais mettre les pieds et je pensais même que j'allais être logée dans une ville proche du nom de Wuzhi (qui compte environ 300 000 habitants).

Lorsqu'à à minuit pile le chauffeur est sorti de la grande route et a tourné dans une petite allée obscure je pensais que c'était pour que l'on puisse assister à un feu d'artifice. Mais lorsque Yao m'annonce qu'il faut descendre et que son père est là je comprend finalement que nous sommes arrivés à destination. En ce premier soir je ne me fais pas vraiment d'idée précise de notre destination étant donné qu'il fait nuit noire et qu'il y a très peu d'éclairage.

Je suit donc Yao qui m'emmène dans une petite cours flanquée par deux bâtiments qui sont tout en longueur (il va falloir attendre quelques jous pour avoir des photos, n'ayant plus de place dans mon appareil j'ai mis mes photos sur le portable de Yao qui ne me les a toujours pas envoyées).

Nous pénétrons donc dans le batiment situé en face de nous et là premier choc : il n'y a pas de système de chauffage et il fait aussi froid dehors que dedans, c'est à dire sous 0...

Je dépose mes affaires et regarde autour de moi. Il s'agit d'une pièce d'environ 15mètres sur 5 avec un canapé, deux fauteuils, une petite bibliothèque et une télé. Toutes ces choses datant des années 1980 (livres compris). Le sol c'est de la terre battue. Après deux ou trois minutes la mère de Yao sort de la petite pièce attenante qui se révélera plus tard être la chambre à coucher. Elle paraît très gentille mais quelque peu intimidée par ma présence. Yao me démande si j'ai déjà mangé et vu la formulation de sa question je lui répond que non. L'autre raison qui me pousse à répondre non c'est que j'ai lu avant de partir que normalement les chinois commencent à manger à minuit les jiaozi qu'ils ont préparé pendant la journée.

Nous nous dirigeons donc vers la cuisine, c'est-à-dire que nous sortons du premier batiment pour entrer dans le deuxième. Là aussi la température est la même, même si l'on est quelque peu réchauffé par le sourrire de Mao qui nous contemple à notre entrée du haut de son mur et de ses 12 photos de calendrier.

Sur une table je vois une grande platée de jiaozi arrangés en cercles concentriques et je me dis que le festin va pouvoir commencé. Mais en fait pas du tout : ces jiaozi là sont pour le lendemain et j'ai la chance en ce premier jour de pouvoir moi même faire des jiaozi ! En effet, la mère de Yao me donne une paire de baguettes, me montre comment on est censé mettre la viande dans la pâte et ensuite la refermer pour que cela prenne la forme d'un magnifique jiaozi. J'avoue que ma première tentative est relativement lamentable. La mère de Yao me prend donc les mains et me guide dans les différentes étapes et résultat : je fais 4 à 5 jiaozi tout à fait potable. Bon bien entendu, elle, dans le même laps de temps en fait une quizaine sans se presser.

                                                         

 

Une fois préparés ils sont jetés dans un plat d'eau bouillante au dessus du feu. Là dessus sa mère nous quitte et nous laisse nous occuper de la cuisson. C'est à ce moment là que Yao me demande si ça me dérange de dormir avec sa mère ce soir là. Son lit à lui se trouve dans la cuisine et son père dors dans la maison d'à côté car il veille sa propre mère de 88 ans avec ses 4 frères en attendant que cette dernière décède. Morbide ? Peut-être.

Je répond que ça ne pose aucun problème et on rajoute un peu d'eau froide au plat de jiaozi car il ne faut pas les ébouillanter. Lorsque ces dernier sont fin prêts je comprend finalement que je serais seule à manger car tout le monde a déjà diné et que donc cette vingtaine de jiaozi est pour moi seule. Pour que vous vous fassiez une idée, d'habitude, lorsque je n'ai pas déjà mangé avant je suis relativement pleine avec moins de 10 jiaozi. Là après avoir forcé un bol j'annonce à Yao que jamais je ne pourrais manger le deuxième, il est assez sympas pour le manger à ma place ! Sur ce, sa mère me prépare une petite soupe faite pour me réchauffer et qui me réchauffe il est vrai mais qui me porte à la limite de ce que mon estomac peut supporter.

Après la soupe déglutie Yao m'annonce qu'il faut aller se coucher car le lendemain le réveil se fera aux aurores pour commencer toutes les obligations liées au Nouvel An. Je me met donc au lit, tête bêche avec sa mère et passe une courte et relativement mauvaise nuit dans ce lit dur et froid.

Jour 2

C'est à 4h30 que sa mère se lève et commence à allumer des bougies pour honorer dieux et ancêtres. J'attend quelques minutes avant de me lever à mon tour, curieuse d'observer les rituels.

Je me lève donc, enfile mon manteau (j'ai dormi toute habillée) et vais observer sa mère. Une chose que j'ai oublié de vous dire c'est que la conversation est rendue doublement difficile. D'une part mon niveau de chinois ne me permet pas de grandes conversations philosophiques sur la doctrine de Mao et d'autre part les gens ici ne parlent pas vraiment le mandarin que j'apprend en cours et qui se parle à Pékin. Ils parlent le Henan Hua, c'est-à-dire une sorte de patois local, parfois les mots sont les même que le Putong Hua (langage courant) que j'ai moi même appris quoi qu'avec un fort accent mais pour beaucoup les mots eux même sont différents. Là encore, comme pour l'absence de système de chauffage il s'agit d'une surprise. En fait pour ne pas mentir je savais que dans le sud de la Chine il n'y avait pas de chauffage car on nous l'a enseigné en cours mais en regardant une carte je ne m'étais pas imaginée que le Henan était déjà considéré comme le sud de la Chine ! En fait tout ce qui est au sud du fleuve jaune est considéré comme Sud ! Vous voilà avertis !

Revenons donc à nos moutons. Je regardais la mère de Yao alors qu'elle allumait des encens devant les images des différents dieux : celui de la richesse, le gardien de la maison ainsi que devant les ancêtres. Elle entreprit ensuite de bruler du papier gris par terre devant chacun des pots d'encens. J'appris plus tard que ce papier gris symbolise l'argent des dieux et en le brulant on le fait pénétrer dans leur monde parallèle. Là il s'agissait d'argent plutôt réfractaire qui refusait de bruler mais à force de persévérence elle parvint à envoyer le papier vers d'autres cieux.

De mon côté je sautillait sur place en tentant désespérement de me réchauffer. Lorsqu'elle me demanda si j'avais froid je lui dis qu'en sautant ainsi je parvenais à me réchauffer, elle partit alors dans la chambre à coucher et revint avec un manteau à la chinoise, c'est-à-dire pas super beau mais assez chaud et c'est avec bonheur que je rajoutais une couche de chaleur !

Alors que j'enfilais le manteau elle parti cogner à la porte de la cuisine pour que son fils se lève enfin et qu'elle puisse pénétrer dans la pièce pour pouvoir commencer à faire cuire les jiaozi matinaux. Ce qui fut fait.

Alors qu'elle préparait à manger elle ordonna aux hommes de préparer le feu. Il s'agit d'un feu rituel, appelé feu roi, censé chasser les mauvais esprits. Une fois le feu bien parti les deux hommes entreprirent de mettre en place les 1 000 pétards qui avaient été achetés. En fait le feu, les pétards, feux d'artifices et couleur rouge partent d'une légende. Il y a très longtemps les méchants esprits sont venus dans un village et ont mangé tous les habitants sauf des enfants qui jouaient à piétiner des bambous (d'où les pétards), une famille autour d'un feu (d'où le feu) et un couple habillé en rouge (d'où la couleur rouge). Et donc tata ! Maintenant pendant deux semaines par ans on a le droit tous les soirs à des BANG BANG en série !

Une fois le concert de pétards terminé la mère nous donna à chacun un bol de jiaozi à disposer devant les images de dieux histoire de leur donner un peu de nourriture de si bon matin. Une dizaine de minutes plus tard on les a récupéré et mangé (j'avais à peine digéré ceux de 5 heures plus tôt). Mais je tiens à dire quelque chose : ils étaient bon !!!!

Alors que l'on étaient installés dans le salon une famille avec trois filles dont les âges allaient de 9 à 16 ans ont fait leur apparition. A ma vue ce fut un concert d'exclamations, des questions sur qui j'étaient. La réponse donnée fut que j'étais une camarade de classe de Yao (on me dit plus tard que c'était pour tenter de prévenir les rumeurs qui pourraient être lancées par ma présence. Bien entendu cela n'a eu absolument aucun effet et le lendemain le village pensait que j'étais sa petite amie. Mais bon en même temps on appris ce jour là qu'une autre rumeur avait courrue avant comme quoi il s'était déjà marié...).

Donc bon, ces trois filles rentrent et les adultes les poussent pour qu'elles me parlent. Là dessus elles s'exclament qu'elles ne parlent pas anglais. Là dessus Yao leur annonce que je parle Putong Hua. Mais là encore elles font la moue et ne veulent pas me parler dans le language qu'elles apprenent à l'école, étant dans un environnement qui ne parle que Henan Hua. Mais c'est tout de même un comportement que je retrouverais tout au long de mon séjour : l'incapacité ou l'impossibilité de parler le language officiel.

Jusqu'à environ 7h ou 8h du matin c'est un défilé de personnes auquel on a droit. La première choses qu'ils font en arrivant c'est se prosterner devant les différents autels et puis si se sont des enfants récupérer leur Ya Sui Qian : argent donné par les adultes aux enfants traditionnelleent dans une enveloppe rouge mais là dessus j'ai bien peur que les traditions se perdent vu que pas une sule fois je n'ai vu de l'argent donné dans une enveloppe. La quantité d'argent donnée aux neveux et nièce était relativement faible, quelques kuais seulement. Mais plus tard j'ai vu que la soeur de Yao lui donnait 100 kuai (l'équivalent de 10 euros).

                                         enveloppe traditionnelle de Ya Sui Qian

Losqu'une assez grande foule fut réunie dans le salon nous nous miment en route pour d'autres maisonnées pour payer nos respects à leurs ancêtres. A ce moment là il faisait à peu près jour et l'on pouvait voir où on mettait les pieds. Dans nos déambulations j'étais encadrée par les 3 soeurs et la cadette entreprit de me raconter les grandes histoires liées au nouvel an. Je dois bien avouer que je n'y entendais goutte étant donné qu'elle n'utilisait pas de mots simples et qu'elle parlait à toute vitesse. Mais je ne laissais rien paraître, tépétais le smots qu'il fallait, froncais les sourcils de temps en temps histoire de me faire expliquer un mot (bien entendu je ne comprenais pas non plus l'explication). Mais je parvenais à comprendre les questions comme tu comprend ? Ou bien, ça t'intéresse ? Auxquelles je répondais avec entrain histoire de.

Pendant une petite heure nous avons fait le tour de tout les membres de la famille Yao, à chaque fois le cérémoniel appelait à des courbettes devant les autels et une offre de graines et bonbons divers aux enfants. J'y avais droit moi aussi et bientôt les poches de mon nouveau manteau étaient pleines à craquer. Je me suis même vu offrir du Ya Sui Qian et c'est ainsi qu'en cette matinée du 7 février je me fit 3 kuai (l'équivalent de 30 centimes !).

Après une heure donc nous sommes arrivés à une sorte de champs où le strois filles m'ont dis d'attendre, je pensais qu'il s'agissait là d'un membre high profile de la famille que je ne pouvais pas rencontré mais en fait pas du tout, il s'agissait du lieu (le cimetière familial comme je l'appris plus tard) où toute la famille devait faire peter les pêtards. Ce que les hommes firent alors que femmes et filles se tenaient à une distance respectable avec un signe de désintérêt plus ou moins ostentatoire.

Après une bonne dizaine de minutes de BOUM BOUM constant toute la famille s'est réunie en ligne : les 5 frères devant, suivis des fils et maris, suivis des femmes, suivies des filles et enfin suivies des enfants. Je me placais avec les enfants et me saluait le strois fois ou les autres saluèrent. Je pense qu'il s'agissait là d'un signe de respect pour les ancêtres communs. Ils ont dû être ravis qu'une étrangère à la peau blanche les salut !

Une fois les respects payés et la famille dispersée vient le temps de visiter ses amis. Nous avons tout d'abord rencontré un des ami de Yao, fait un peu de badminton, une ou deux parties de billards puis nous nous sommes dirigés vers les demeures d'amies de Yao. Ces dernières avaient également terminé leurs rituels ancestraux et pendant le restant de la matinée nous nous sommes baladés chez l'une et chez l'autre à manger des graines de tournesol et de pastèques, voir chez l'une des parts d'orange et à se réchauffer les mains autour des petits chauffauds que chacun à chez soi. Il était drôle de voir que la première questio qui était posée à mon propos était de savoir si j'étais sa petite amie, question à laquelle il répondait invariablement que j'étais uen camarade de classe. Aucun d'eux ne pouvait svaoir si c'était vrai étant donné que Yao avait fait ses études à Pékin (il a terminé ses études l'année dernière) et que beaucoup d'entre eux ont fait des études plus locales. Les amis présents dans ce village sont en fait ses camarades de classe de primaire vu que dès le collège il est parti faire ses études à la ville (de Wuzhi) histoire d'avoir une meilleure éducation.

Vers 11h30 on reçoit un coup de fil de ses parents qui nous rappellent pour le déjeuner. Nous mangeons en petit comité avec seulement ses parents, son frère et la femme de son frère. Là encore le repas est très bon mais nous n'avons pas le temps de le terminer lorsque deux personnes arrivent, un homme et son fils, d'autres membres de la famille. Le Bai Jiu (alcool fort chinois) est sorti pour honorer les invités et la conversation repars.

A ma troisième sortie de mouchoir la belle soeur de Yao me tend un paquet de mouchoirs, je la remercie et elle me propose de passer dans le salon où il y a un tout petit chauffaud (photos plus tard) où je pourrais tenter de me réchauffer quelque peu. J'accepte avec bonheur et pour la première fois de la journée peu dscuter un peu. Elle est vraiment très sympas et j'arive assez bien à communiquer avec elle. Elle m'apprend par exemple qu'elle ne veut pas avoir d'enfants tout de suite (elle s'est mariée l'été dernier) vu qu'il faut avouer que les enfants ça complique un peu la vie et que ça change radicalement la vie du couple. Je ne sais pas si ses beaux parents sont au courant de ses réticences !!! Au bout de quelque temps la mère de Yao fait son entrée et la conversation reprend de plus belle. Elles me demandent par exemple si c'est vrai qu'aux Etats-Unis les enfants dès 18 ans quittent la maisonnée familiale et son en fait quelque peu poussés dehors par leur parents. Je leur dit que ce n'est pas automatique, que c'est l'âge d'entrée à l'université et que ça peu expliquer pourquoi beaucoup partent. Je leur dis ensuite qu'en France on arrive même à l'excès inverse, c'est-à-dire que certains restent chez leurs parents vraiment très très longtemps. Je donne un exemple au hasard et leur dis que par exemple quelqu'un de 25 and peu encore habiter chez ses parents. Je tiens à dire que j'ai choisis ce chiffre complètement au hasard. Mais ça n'a pas manqué : le lendemain Yao me demande si c'est vrai qu'en France les jeunes attendent l'âge de 25 ans avant de partir de chez leurs parents !!!! Faut vraiment que je fasse attention à ce que je dis !

Cela m'a fait sourire lorsque la mère de Yao a demandé à sa belle fille comment cela se faisait que je la comprenait mieux elle qu'elle (hmm pas très clair). En gros pourquoi je comprenanais mieux la belle fille que la mère : ceci étant donné que je demandais plus à la mère de répéter et je disais plus souvent que je ne comprenais pas. A la belle fille de répondre que c'est parce qu'elle me palait Putong Hua. Tout au long de mon séjour j'ai toujours trouvé assez fascinant le fait que la mère était parfaitement consciente du fait que je ne parlait pas Henan Hua mais qu'elle n'arrivait pas à me parler très longtemps en Putong Hua !

Après un certain temps Yao est entré et m'a annoncé qu'il allait aller chez des amis et savoir si je voulais venir. Je dis que biensur je le suivais et c'est donc ensemble que nous nous sommes dirigés vers ses amis (tous mâles) pour des jeux à boire.

                                      Bouteilles de Bai Jiu : promis bientôt vous aurez mes photos

 

Je tiens à dire que j'ai fais honeur à mes origines bretonne et ai tenu le choc (ce qui n'est pas le cas d'un de ses amis qui à la fin à vomi ses tripes. Il est vrai qu'il a commencé le jeu avec un taux d'alcolémie déjà élevé). Pour les curieux ou le sconnaisseurs le jeu consistait en une distribution de cartes à jouer. Chacun une, on regarde tous notre carte, celui qui a distribuer annonce si il veut grand ou petit. En gros : la personne avec la plus grande ou la plus petite carte devra boire. Mettons que la personne annonce : grand. Si l'on pense avoir la carte la plus haute et que l'on ne veut pas prendre de risque on demande à changer de carte, on boit un peu et après avoir vu sa nouvelle carte on dis grand ou petit à notre tour. Lorsque tout le monde a déclaré qu'il passait on retourne nos cartes et soit la personne avec la plus grande (ou plus petite carte) doit boire son verre cul sec. Il s'agit donc un peu de stratégie, de culot aussi un peu. Par exemple si l'on a annoncé grand et que l'on a en sa possession un roi. On peu décider de passer en pariant sur le fait que quelqu'un après nous sera plus peureux, boira un peu et changera la carte à petite. Bien entendu cette stratégie peu échouer et l'on peu ainsi être obligé de boire... La boisson en question était bien entendu du Bai Jiu (alcool blanc) et pour ne pas boire ça le ventre vide la table était également arnie de petits plats à grignoter tels que les sempiternelles graines mais aussi des coeur de lotus, des crevettes grillées et d'autres choses que je serais bien incapable de nomer !

Vers 17h30 nous sommes rentrés chez Yao et ce dernier m'a annoncé qu'il devait en fait travailler le lendemain et donc que si ça m'intéressait de l'accompagner au boulot le lendemain il fallait partir le soir même pour la maison de ses parents sur Wuzhi (à une bonne demi heure de route). J'acceptais sans problème et après un bon petit diner pris directement au dessus de la poêle avec pour tout assiette qu'un pain qui devait empêcher les aliments de tomber au sol. Mais bon quand c'est délicieux on ne fait pas vraiment attention !

Après un repas rapide on s'est donc mis en route et c'est vers 19 heures que nous sommes arrivés dans la maison de Wuzhi. Il s'agit là d'une maison sur deux étages, qui montre que les parents de Yao ont de l'argent mais qui ne l'empêche pas d'être glaciale en ce mois de février !

Yao me demande si ke veux me débarbouiller. Je lui répond que oui et il me prépare donc une bassine d'eau chaude.

C'est vrai que j'ai oublié de dire que le matin vers 5h sa mère e demande si je veux me laver. Je lui répond que oui en pensant que l'on va me montrer ou se trouve la salle de bain avec la douche. Mais que nenni ! Là aussi je fut présentée avec une bassine d'eau chaude et une petite serviette ! Pas de douche au village ! Et pour toilette et bien... 4 murs de briques à hauteur d'épaule et puis un trou dans le sol tout simplement !

A 19h, après m'être débarbouillée je m'écroule dans le lit qui m'a été préparée et sombre dans un sommeil sinon profond du moins un peu plus tiède que celui de la veille !

Aujourd'hui égaleent il se fait tard et je vous pris de m'excuser mais la suite de mes aventures sera postée demain ou après demain ! D'ici là : Zai Jian !

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06 février 2008

Bla Bla Bla

BOOM !

Voilà ce qui m'a réveillée aux aurores ce matin. Ce petit bruit sympathique fut suivit une minute plus tard par une dizaine de BOOM BOOM BOOM !

And a Happy New Year to you too !!!

Bon, je me dois de raconter quelque peu ce qui m'est arrivée lors de ces deux dernières semaines et qui furent la raison de mon silence sur ce blog.

La fin des exams et le début des vacances d'intersemestre ont marqué le début de mon stage de 5 semaines au sein d'entreprise chinoise d'externalisation des Ressources Humaines. Mon boulot en tant que stagiaire est de m'occuper du marché français : regarder si des entreprises françaises veulent s'installer en Chine et jeter un coup d'oeil au marché d'externalisation RH en France.

Inutile de dire que je n'y connaissais rien en commencant et que maintenant, bien entendu, je suis une experte en la matière !

Ce qu'il y a de bien avec ce stage c'est qu'il me permet de découvrir un peu le monde chinois de l'entreprise, les relations que les chinois tissent au travail et en cette période de Nouvel An chinois l'entreprise et la fête.

Commençons donc par la fête organisée par la boîte lundi dernier pour célébrer le Nouvel An.

Elle a débutée à 18h (jusque là rien de plus normal, les chinois pouvant dîner aussi tôt que 16h30).

Nous nous devions d'apporter un petit cadeau qui devait servir un peu plus tard pour un échange de cadeau entre collègues. Moi bien enyendu aimant me faire remarquer je n'vais rien apporter. Enfin non, là je dois quand même me décharger et dire que ce n'était pas vraiment de ma faute. C'est mon maître de stage (un polonais) qui m'avais dit qu'en tant que stagiaire je n'étais pas obligée d'apporter quoi que ce soit. Bien sur cela ne fit pas le cas et le moment venu je me suis trouvée quelque peu ambarrassée. Mais je m'avance trop dans la soirée.

Tout d'abord notre arrivée au restaurant. Il s'agissait là d'un restaurant assez chic, l'entreprise avait réservé tout l'étage du bas pour nous. Il y avait une demie douzaine de tables rondes qui devaient, au cours de la soirée, s'empiler de nourriture.

      hu_070

La soirée fut menée tambours battants par deux présentateurs (un homme, une femme, parité oblige) que je croyais professionnels mais qui se sont révélés être le lendemain matin des employés de l'entreprise (ce n'est pas de ma faute ! Avec 50 personnes travaillant dans la même salle que moi je ne pouvais pas avoir mémorisé toutes les têtes après une semaine ! J'étais même très fière de moi d'avoir réussit à les repérer le lendemain !).

La soirée s'est déroulée ainsi : manger-animation par l'un ou l'autre des départements-manger-jeu-manger-cadeaux-manger-jeu-manger-manger-manger-jeu-manger-cadeau. Ou quelque chose comme ça. Il y a donc eu une quantité assez phénoménale de nourriture. Nous avons eu droit à la totale chinoise. C'est-à-dire : le repas débute avec quelques petites choses à grignoter sur la table comme des cacahouettes ou des graines. Ensuite viennent les entrées. Ici les entrées sont toujours des plats froids et après quelques mois en Chine je me dois d'avouer que je n'aime que très rarement les entrées qui sont souvent des plats relativement bizzares comme des oeufs d'oie gélatinés ou alors juste des plats qe l'on aurait préféré chauds (comme de fines tranches de viandes trempées dans un peu de sauce).

Viennent ensuite les plats principaux, là je ne sais pas s'il y a un ordre quelconque mais c'est plus de cinq ou six plats qui se sont suivis (ou devrais-je dire empilés) sur notre table. Ces plats là je dois avouer que pour les trois quart j'adore !!!! Pour les deux tiers par contre je serais incapable de dire ce que je mange mais ça n'empêche pas les choses d'être délicieuses ! Parfois même il vaut mieux ne pas savoir : c'est avec intérêt que j'allais goûter un plat de viande bien saucé jusqu'à ce que mon voisin m'annonce qu'il s'agissait de pieds de porc. Mind you j'ai quand même goûté mais ne suis pas allée plus loin que cette première bouchée...

En plus des pieds de porcs j'ai également eu le grand bonheur de pouvoir goûter à du concombre de mer. Apparement il s'agit là d'un met délicat et raffiné qui coûte les yeux de la tête et qui est très apprécié des chinois. Personnellement je ne vois pas trop ce qu'ils lui trouve vu que c'est un peu flasque et sans goût. Mais c'est certainement moi qui ne suis pas habituée à la chose !

Ensuite est venu le riz, le riz en Chine vient à la fin du repas et est là pour caler les estomacs qui ne seraient pas encore pleins. Cette fonction de callage peut être tenue par d'autres mets tels que des petites galettes aux légumes ou une sorte de pain plat.

Suivant de près ces plats là nous avons la soupe (souvent de poisson) qui vient traditionnellenment en fin de repas et finalement les desserts. Je dois avouer ne pas être une grande fan des desserts chinois, mais en même temps je ne suis pas une grande fan des desserts tout court, ceci expliquant peut-être cela.

Tout au long du repas des activités étaient organisées. Cela a commencé par un petit récital donné par le département Marketing, puis un jeu qui consistait à deviner le colègue sur la photo (la tête de la personne en question étant couverte par un petit sticker ), si quelqu'un donnait une mauvaise réponse il devait vider son verre. Je soupçonne quelques personnes donnant des mauvaises réponses exprès... Personnellement le jeu que j'ai préféré est celui où des bougies étaient alignées et où il fallait parvenir à les etteindre une par une en prononçant une phrase dans le style « Bonne Année », phrases étant donnée par le coéquipier. Certains étaient surprenement fort à cet exercice !

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Bien entendu est venu un moment où il a fallut que moi même je participe à l'un de ces petits jeux. Etant donné le peu de personnes dans notre département (5) et que chaque jeu nécessitait deux personnes j'ai acepté de me sacrifier. Ce fut absolument affreux, surtout vu le fait que je ne m'y attendais pas. Je me vois donc à un moment donné poussée vers la scène avec une de mes collègue (une indonésienne) et on ne sait absolument pas ce que l'on est censées faire. On les voit commencé à distribuer des journeaux et là moi j'ai dis : « Halte là ! » S'il s'agit d lire le journal je ne suis pas de la partie ! S'il s'agit d'écrire des caractères je refuse également. Mais après 5 bonnes minutes on comprend qu'il s'agit d'utiliser les matériaux qui viennent d'être étalés sur la scène (journeaux, ciseaux, crayons, scotch) et d'en faire un costume. Je dis tout de suite à ma coéquipière que je ne me déguiserais pas et elle me dis que c'est donc à moi de la déguiser. Tout cela eut été parfait si j'avais en moi ne serait-ce qu'un brin d'imagination mais comme ce n'est pas le cas je me suis trouvée bien embêtée. Finalement j'étais bien heureuse de l'excuse comme quoi on avait perdu énormément de temps par rapport aux autres participants et qu'ils ne nous restait pas beaucoup de matériaux.

Au gong final je croyais que j'avais fini mais que nenni ! Il fallait ensuite décrire son euvre. 2 problèmes : 1. Je ne savais absolument pas ce que j'avais crée. 2. Même si j'avais su ce que j'avais crée j'aurais été bien incapable de le dire en chinois au micro !

J'ai donc fait la seule chose intelligente j'ai prestement refilé le micro à a camarade d'infortune qui elle s'est très bien débrouillée et à fait rire son monde ! Nous n'avons pas, malgré sa magnifique prestation, gagné le premier prix (ni le deuxième d'ailleurs).

La soirée a continuée avec des chansons des uns et des autres (en karaoké bien évidement) et des distributions de cadeaux. Je n'ai malheureusement rien gagné et le lendemain j'ai eu droit au lot de consolation qui s'est avéré être : du liquide vaiselle !!!!

Quant au cadeau que j'ai reçu lors de l'échange de cadeaux (et oui ils m'ont laissée en avoir un malgré malgré le fait que je n'en avais point apporté moi même) : une cuillers et une fourchette ! Comme quoi les choses sont bien faites !

J'ai encore bien des choses à raconter mais j'ai bien peur de ne pas en avoir le temps... J'ai un train qui pars bientôt et se serait dommage de le raté ! J'ai en effet été invitée pour passer le Nouvel An dans une famille chinoise et je ne voudrais raté cette occasion pour rien au monde !

Je serais donc de retours bientôt avec le récit de mona venture nouvellannesque !!!!

Zaitian ! Et Xin Nian Kuai Le !

Un petit apperçu de ce qui m'attend :

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24 janvier 2008

Grand jeu concours : le retour !

Après un grand temps d'attente voici le nouveau panneau mystère ! Que peut-il bien vouloir dire ? A vous de deviner ! Peut-être gagnerez vous l'un des merveilleux lots qui sont en jeux (observez la façon dont je ne m'avance pas sur la nature de ces lots... malin n'est-il pas ?!).

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Jeu gratuit sans obligation d'achat, réservé à la France métropolitaine. Et aller soyons généreux, jeu ouvert à toute l'Europe, à l'Amérique et à l'Afrique. Ne sont exclus que l'Asie et l'Océanie. Toute fraude sera sévèrement sanctionnée !

Ah oui et j'oubliais ! Il y a deux sortes de prix : un pour la personne qui devine la signification du panneau et un pour l'explication la plus rigolotte !

A vos claviers !

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21 janvier 2008

Photo du jour

Plus que 200 jours !!!

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Un jour je vous raconterai tout ce qui est fait autour des JO ici. Mais là maintenant tout de suite à l'instant même je suis crevée ! Vive les stages obligatoires et les jobs derrière un bureau ! My cubicle !

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13 janvier 2008

Sortez la déco !

             L'arrivée de la vague de froid glacial sur Pékin marque le départ de la vente de déco du nouvel an. Les magasins et supermarchés ont troqués leurs bonnets de Noël (j'ai même vu des serveuses dans des restos avec lesdits chapeaux) pour des lampions rouge accrochés aux plafonds.

             Toute le monde se met à vendre bibelots et décos murales, que ce soit les supermarchés ou etots vendeurs de rue. Et bien entendu c'est la frénésie de l'achat et l'on voit les gens cadis ou bras emplis d'objets rouges et encombrants !

                           Bonne année à vous ! Au revoir les cochons et bonjour aux rats !

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Voici les affiches qui nous acceuillent à l'entrée du supermarché. On trouve donc les lampions sur le côté, le rats au milieu et une promesse de choses peu chères écrites en dessous !

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Vous voulez des lampions ? La richesse ? Tout est possible !

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Décos murales, on les retouve également beaucoup sur les portes à l'entrée des maisons ou appartements. Sur les vitrines de magasins aussi bien sur ! En haut de l'image, vers le milieu on peut voir une des déco qui forme une sorte de losange. Les chinois en sont très friands et j'ai vu aujourd'hui une famille qui en achetait plusieurs énormes à un vendeur de rue (ça aurait fait une bonne photo mais étant très maline j'avais oublié mon appareil chez moi !!!!)

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Autre ribambelle de petits machins (pas toujours donnés d'ailleurs) sur lesquels on peut jeter son dévolu. Promis je demande bientôt à un(e) chinois(e) quel est le sens de chacune de ces choses et je vous fais un topo (Amélie bangzhu wo ba !)

                          Maintenant passons aux choses comestibles !

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Je ne sais pas toujours très bien ce qu'il y a dans ces boîtes mystérieuses, dans certaines j'ai même l'impression qu'il s'agit de boissons protéinées ! Etrange Etrange...

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Les marques occidentales n'ont pas raté le coche et sont bien présentes pour LA fête chinoise ! Quel délice ! Donnez moi des Ritz ! Bon bien entendu tout cela n'est as bien traditionnel. A ce que j'ai pu voir la tradition culinaire est plutôt dans tout ce qui est : nuts (euh... en français ça se dit comment ? cacahouettal ?)

Voici ce qui est plus traditionnel :

                          P1010221

Euh... Bon d'accord, j'avoue, cette photo ne révèle pas grand chose. Mais je vous assure qu'il y avait pleins de paquets de nuts là dedans ! Et des nuts en tout genre ! Comment c'est moi qui suis nuts ?! Bon au moins cette photo peut vous donner un petit apperçu de l'antre d'un supermarché chinois. Comment ça je n'ai pas de mérite vu que les choses sont écrites en chinois !!!!!??? Je voudrais vous y voir vous à choisir un savon parmis les 36 000 marques et puis rentrer chez vous et vous rendre compte que c'est du shampoing ! Facile mon oeil oui !^^

                                      Aller bonne année à tous ! Xin nian kuaile !

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10 janvier 2008

Colère !

       Attention : This message is rated A as in : Angry ! ^^

Laissez-moi vous conter une petite mésaventure...

           Je suis en ce moment à la recherche d'un stage de cinq semainespour mes vacances d'intersemestre. J'ai donc envoyé des CV un peu partout et ai eu la chance de décrocher quelques interviews.

           Lundi a eu lieu mon premier entretien. Il s'agissait d'une entreprise française à Pékin spécialisée dans le voyage et qui propose un site internet ainsi qu'un magazine. Mon boulot en tant que stagiaire serait de taduire les articles du magazine et du site internet en anglais. Jusque là tout va bien. J'arrive donc pour l'entretien (en retard soit dis en en passant. Mais bon comment pouvais-je savoir moi que Guloudajie Soho et Gulodajie ce n'était pas la même rue !!! Comment ça regarder une carte au préalable ça peut être utile ?). L'entretien se fait en feu croisé avec les deux journalistes français me posant des questions tour à tour. A la fin d'une petite conversation de 5 minutes où ils m'ont exposé leur entreprise et moi mes projets d'avenir ils m'annoncent que je vais devoir passer un test de traduction pour qu'ils puissent évaluer mon niveau. Jusque là rien d'anormal...

            Je me vois donc postée devant un ordinateur avec deux articles à traduire. Ou pour être plus précise, la fin d'un article (5 paragraphes) et un article entier (environ huits paragraphes). On m'annonce que je dispose du temps que je veux et que je n'ai qu'à les prévenir lorsque j'ai finis. Je me met donc au travail. Sur le moment ma seule contrariété étant la longueur des articles. Je comprend la nécéssité d'un test mais un seul article eu suffit. Mais bon je m'attelle à la tâche de bonne humeur. Une heure et demie plus tard je vais leur dire que j'ai finis et ils m'escortent à la porte en me disant qu'ils me rappellerons en fin de semaine prochaine. Toujours normal nous sommes d'accord...

          Aujourd'hui alors que je surfais la toile pour tenter veinement de trouver comment aller au National Indoor Stadium pour assister demain à la finale d'une compette de hand (promis ce sera le sujet de mon prochain article !) je tombe justement sur le site de la compagnie pour laquelle j'ai passé un entretien ! La coïncidence me fais sourire et je décide d'explorer un peu leur site. C'est alors que je tombe sur l'un des articles que j'avais traduit. Pour rigoler je décide de mettre la page en anglais, histoire de voir à quoi ressemblait la version traduite originale. Celle à partir de laquelle ils allaient pouvoir juger mon travail.

        Quelle n'est pas ma surprise quand je me rend compte que le texte que j'ai sous les yeux n'est autre que ma propre traduction !!!!!  Sous le couvert de recherche de stagiaire ils ont trouvé le moyen de traduire les articles de leur site !!! Ils ont demandé à chaque stagiaire potentiel de traduire des articles et sans leur accord, connaissance, consentement, paiement ou quoi que ce soit ils ont mis notre travail en ligne !

       Je trouve ça proprement scandaleux ! C'est une joie de rentrer ainsi sur dans le monde du travail ! Je n'ai qu'une seule chose à dire : manifestons ! Batttons les pavés ! Trouvons la plage ! Zut, j'oubliais, je suis en Chine...

                                    

          

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07 janvier 2008

China : land of opportunity

           J'aime la Chine et les milliers d'opportunités qu'elle nous offre !

             Depuis que je suis arrivée j'ai eu la chance de faire des choses auxquelles je n'aurais jamais eu accès en France. Un exemple ? Facile ! Depuis que je suis arrivée j'ai eu l'occasion par deux fois de faire du voice recording, une fois en français et une fois en anglais. Le voice recording consiste à enregistrer un texte en studio souvent sans grand intérêt et sur un ton monocorde.

Ma première expérience fut l'enregistrement d'une aide à la construction de personnages pour jeux vidéos, je devais prononcer des phrases telles que : "Pour mieux gérer les personnages bipèdes possédant des membres supplémentaires tels que des tentacules, des ailes ou des cornes..." ou encore : .

Pour la deuxième il s'agissait d'un enregistrement en anglais où j'ai dû dire des noms de familles imprononçables, qu'ils soient irlandais ou indiens. La plupart du temps j'en inventais sans remords la prononciation. Certains noms était des noms français comme Micheline Dupond et là je remerciait mes années d'entraînement de prononciation de français avec un accent anglais (bien que souvent il mon entraînement consistait plutôt à de l'anglais avec un accent français). Mais le mieux fut quand je dû dire la phrase : I'm a happy boy ! Quoi que : will you sleep with me ? n'était pas mal non plus !

              Mais ce qui remporte la palme des jobs amusant c'est ce que j'ai eu la chance de faire hier : doublage du trailer d'une heure et demie d'une série TV chinoise ! Ce chef d'oeuvre de profondeur et de jeu d'acteur s'intitule Kung Fu kids et fera bientôt son apparition dans vos magazines télé (ou pas). L'histoire ? Elle est bien simple, on suit un jeune garçon (20 ans) dans sa quête de soi. Cela fait deux fois qu'il rate le concours d'entrée à l'université et sa soeur inquiète et agacée qu'il ne s'intéresse qu'au kung fu -et plus particulièrement au taekwondo- décide de lui adjoindre un mentor (prof de kung fu et directeur d'une école de taekwondo) pour le reprendre en main et lui faire réussir l'examen. Suivent alors pleins d'aventures avec les petits héros du kung fu (ses nouveaux amis) et donc pleins de matchs sublimes ainsi que d'histoires d'amour à l'eau de rose.

               Comment ai-je trouvé ce job ? Tout simplement en visitant régulièrement le très utile site du magazine That's Beijing :  www.thebeijinger.com. Il y a quelques jours il y avait une demande de voix françaises pour le doublage d'un téléfilm et un numéro de telephone à appeler. J'appelle donc et l'on me dit que la personne française chaperonnant tout ça me rappelera. Le soir même je reçois un coup de fil et rendez-vous est pris pour le lendemain pour que l'on nous explique le projet. Le lendemain j'arrive et reçois un DVD du trailer (chinois sous titré anglais) et apprend que ce que l'on va faire c'est doubler ce qui est donné aux programmeurs télé pour voir s'ils sont intéressés ou non par l'achat de la série (ce qui explique que le trailer dure une heure et demie et non une minute et demie). Cette série est produite par la compagnie de Jacky Chan qui nous fait d'ailleurs l'honneur d'une présentation du projet en début de DVD ! A la fin de la réunion on nous apprend (par nous j'entend moi et les 4 autres français présents) que l'on va nous recontacter le soir pour nous annoncer quel personnage l'on va avoir l'honneur de doubler.

Une fois rentrée je me dépêche de visionner le DVD, au départ je me dis : aïe c'est nul et mal joué ! Mais au bout de 15 minutes malgré moi je suis prise par l'histoire et grimace de douleur avec les personnages et suis heureuse avec eux lors de leurs victoires ! (bon je m'emporte peut-être quelque peu). J'attend donc avec impatience de savoir quel personnage je vais jouer. La réponse ne se fait pas tarder et j'apprend donc que je vais devoir doubler Xiao Fang (une orpheline de 15 ans que j'ai longtemps cru être un garçon jusqu'à ce que lors du troisième visionnage j'entende finalement le : « tu n'as pas honte de kidnapper ta fille ! ») ainsi que la mère de Yida (un des petits héro) agée d'une trentaine d'années. Mes parties contenaient des phrases intéressantes telles que : « Va-t-en ! Cesse de quémander son pardon » (phrase commune dans la bouche de gamins de 15 ans) ou encore de hurler à pleins poumons (moi qui ne crie presque jamais) : Yi Fumin ! (nom du mari de mon personnage qui vient de faire une chute à moto lors d'une course). C'est donc avec bonne humeur que je m'attaque à la préparation de ces rôles et que je tente différentes voix pour chaque personnage !

Enfin le jour J du doublage arrive et à 9h pétantes j'arrive au studio d'enregistrement (après avoir fait la rencontre d'un chauffeur de taxi assez ahurissant qui après que j'ai eu prononcé deux phrases me demande si je suis française. Lorsque je confirme avec étonnement ses propos et lui demande comment il a deviné c'est avec beaucoup d'applomb qu'il me répond que c'est à cause de mes yeux. Je vous annonce donc que mes yeux sont français ! Lors de ce trajet j'apprend également que tous les staxis pékinois pour les JO vont être équipés de radios reliées à une salle remplie de traducteurs et interprètes. Ainsi, lorsque le spectateur des JO entre dans le taxi et ne sait pas parler un mot de chinois, le chauffeur pourra alors contacter les interprètes qui feront traduction. Malin non !?)

Mais revenons à nos moutons. Si mon jour assigné de doublage était dimanche, l'enregistrement, lui, avait commencé dès le vendredi avec les plus gros rôles.

J'arrive donc au studio fraiche et pimpante, prête pour cette nouvelle aventure. Première surprise : au lieu des quatre ou cinq personnes que nous devions être il n'y a que moi et celle chargée de direction du doublage en français qui en plus de faire de la direction d'acteurs prête sa voix pour le téléfilm. Nous l'appellerons : H. Elle m'apprend qu'elle a dit aux autres de venir plus tard vu que le tournage des jours précédents avait prit du retard. Mais l'un des acteurs qui n'avait pas eu son message arrive vers neuf heure tout de même. Nous étions donc 3.

Nous avons commencé par moi et le rôle de Xiao Fang : le but étant -tout en étant derrière un micro- de redonner des allures de plausibilité à la scène. Essoufflement, colère...

C'était vraiment rigolo !

Etant donné qu'il s'agit là d'un téléfilm de taekwondo il y a beaucoup de scènes de combats et beaucoup de combats lors de compétitions. Ceci signifie donc deux choses : 1. Il a fallut doubler les scènes de combats et donc tous les : ah ! Oh ! Pah ! Poh ! Hoau !... 2. Il a également fallut doubler les spectateurs lors des combats hurlant leur admiration pour l'un ou l'autre des combattant. Il fallait donc remplacer les multiples Jayo ! Par des allez !!! Très marrant à faire mais parfois quelque peu difficile lorsqu'à quatre on est censé recréer le bruit de 100. Mais les techniciens étaient là pour faire des merveilles et après deux passages de Allez Meng Liang Allez ! On pouvait entendre nos voix amplifiées et multipliées d'une telle façon que j'avais presque envie de regarder autour de moi pour voir quels étaient les 60 autres personnes qui venaient de rentrer dans le studio !

En fin de journée alors que j'avais finit d'enregistrer mes scènes mais que je restais sur place -espérant un dinner gratuit...- je me suis vue assigner un nouveau personnage, Xu An, une demoiselle de 25 ans tout de rose vêtue et quelque peu gnangnan. Ce fut donc un bonheur de trouver sa voix et de la doubler !

Maintenant j'espère simplement que des chaînes de TV vont vouloir acheter la série et qu'ils vont accepter de l'acheter toute faite (et non d'avoir le doublage fait chez eux comme l'ont réclamé ses méchants de boches). En effet, si cela venait à arriver cela voudrait dire que je pourrais peut-être (s'ils reveulent bien de moi) participer au doublage des 25 épisodes !

Vive la Chine ! Prochaine étape : réussir à décrocher le dernier job intéressant que j'ai vu sur That's Beijing : retranscripteuse des sous titres de films. En fait ils nous filent les films en anglais et on doit retranscrire ce que l'on entend (en anglais toujours) et c'est ce qui apparaîtra en sous titre. L'interview est prévu pour demain...

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La technicienne du son vraiment très patiente et très sympas. L'homme derrière elle est le chef de projet, c'est lui qui disait si la prise était bonne ou pas au niveau du son ou du jeu.  Il ne pouvait pas toujours savoir si c'était bien vu qu'il ne parle pas français mais c'est lui qui prononcait le mot magique du : "pass" si on pouvait passer à la suivante. Mais il disait tout aussi souvent des choses comme : sound louder, acting no good ou timing not good !

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Cube où l'on enregistrait les scènes. Il était planté en plein milieu d'une grande salle et avait pour particularité d'être complètement frigorifique !

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Intérieur du cube. Là on voit la TV qui nous permettait de voir l'action, on voit en dessous les sous titres en anglais qui nous permettait parfois de nous repérer pour savoir quand commencer à parler. En fait ce qui se passait c'est que la technicienne nous passait la scène en mute et c'était à nous de parler. Il fallait donc que l'on prenne nos repères pour savoir quand commencer à parler, quand s'arrêter. Parfois le texte français était trop court par rapport au mouvement des lèvres, parfois trop long. Il fallait alors modifier le texte pour que ça colle. Parfois, même si la longueur allait c'est le texte en lui même qui était trop ridicule. Exemple : "et la force de mes jambes, tu l'as vue ?"...

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Doubleuses en pleine action ! Voilà comment on double une scène de kung fu !

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03 janvier 2008

Lorsque étranger rime avec expérience

         Aujourd'hui après avoir été rejetée du bureau des statistiques -où je tentais vaguement sur l'invitation de mon colloc de faire du voice recording pour la deuxième fois- je décidais de faire un peu de tourisme culturel et entrais donc dans un Wall Mart.

                                                            

         Si je devais comparer le comparable j'aurais tendance à dire que Carrefour est dix fois mieux que Wall Mart. Je ne sais pas pourquoi mais Wall Mart me fais penser à un supermarché soviétique (attention ceci de la part de quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds en Union sovitétique, ou même en Russie for that matter). Pourquoi ? La réponse est simple, ce magasin fait vide, oh bien entendus on y trouve à peu près tout ce que l'on veut mais la sensation du land of plenty en est tout à fait absent.

          Mais enfin bon passons, je m'égard complètement car là n'est pas du tout le but de cet article. Son but étant de relater une aventure prenant place dans ledit Wall Mart.

          Je me baladais donc dans ces vastes rayons lorsque d'un seul coup je me fais interpellée par une chinoise. Elle s'excuse, me dit qu'elle a besoin d'aide et me demande si je parle chinois. Quelque peu abasourdie que l'on veuille me demander de l'aide à moi, moi qui pour la première fois met les pieds dans ce magasin, je lui répond que je parle un tout petit peu chinois.

          Elle m'explique alors qu'elle va devoir prendre l'avion bientôt et qu'elle veut mon avis sur les deux sacs valises qu'elle a entre les mains (je tiens -pour la bonne compréhension du lecteur- à spécifier que je suis à ce moment là dans le rayon des valises). Personellement je n'aurais choisis aucun des deux étant donné qu'aucun des deux ne survivra plus de deux voyages. Il s'agissait là de sorte de grands sacs non renforcés, l'un sur roulettes l'autre pas.

                                                      

                    (ce sac ne donne qu'une très vague idée de ce qu'elle avait entre les mains)

          Je lui dis que je veux bien l'aider et là elle se lance sur une comparaison des deux sacs, comparaison que je ne comprend que peu mais qui me permet d'apprendre le mot roulettes (que j'ai bien entendu oublié depuis). Une fois qu'elle a terminé c'est à moi de me lancer dans une grand explication où je lui explique que si elle met des objects lourds dans le sac elle ferait mieux de prendre celui à roulette parceque sinon c'est vraiment trop dur. Là elle fait la moue et je comprend que sa préférence se porte plutôt sur l'autre sac.

          Elle me demande alors de lui dire lequel je pense être le plus grand et là je sent que je l'impressionne avec ma maîtrise de la structure de comparaison en chinois (comme quoi ça sert les cours). Mais en gros ce que je lui dit c'est qu'au niveau contenance les deux sacs se valent à peu près.

          Elle se lance alors dans une grande explication que je ne comprend pas et au lieu de lui demander de répéter je fais l'erreur de lui dire que je ne sais pas. Elle me regarde alors avec suspicion et me demande si j'ai pris l'avion pour venir en Chine. Je lui répond que oui et elle me demande alors quel type de valise j'ai utilisé. Je me retourne alors et lui montre les grandes valises renforcées sur roulettes. Valises qui pour elle ne sont même pas une option envisageable.

          Je tente alors de lui dire que la raison pour laquelle j'avais moi ce type de valise : c'est parce que ça protège les objects fragiles. Mais là j'ai bloqué ne sachant pas comment on dit fragile en chinois. J'utilise alors le terme se cogner : dont je me rappelle bien étant donné qu'il se prononce "Peng". Ce terme donnant d'ailleurs le mot autotamponneuse qui en chinois se dit :  碰 碰 车 (pen peng che, che voulant dire voiture). Elle rigole un peu de mon explication et me repose la question fatale : lequel des deux sacs ?

          En grande spécialiste que je suis et voyant lequel elle péférait je lui répond alors génialement : si vous avez des objets lourd : celui à roulette, sinon : l'autre.

Elle me sourit, me dit merci d'abord en chinois puis en anglais et me laisse partir, moi, la grande spécialiste des valises en tout genre.

Note de bas de page : En Chine, les étrangers "de longue durée" sont en général bien considérés et acquiert -pour ceux qui travaillent- rapidement le terme d'expert. Par exemple les professeurs étrangers qui enseignent dans les écoles ou universités chinoises sont souvent logés dans les foreign experts building : 外国专家楼. Mais après ça se trouve ils ont une différente conception de l'expert...

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31 décembre 2007

Et vous Noël c'était comment ?

            Ah Noël, fête familiale s'il en est, où tout le monde se réunit pour manger et s'offrir des cadeaux (je parle des adultes bien sur, les enfants étant pris en charge par le Père Noël !).

        1er problème : cette année je ne peux rentrer chez moi. Mais bon ce n'est pas grave, Noël rime aussi avec repos, bien être et joie de vivre.

        2ème problème : je suis en Chine. Et alors me direz-vous. Et bien le problème c'est qu'en Chine Noël ça ne rime avec rien du tout ! Il n'y a absolument pas de vacances et les 24 et 25 sont des jours de cours comme d'habitude. Certes, la Chine ou tout du moins Pékin tombe sous l'influence mercantiliste de la chose et on voit apparaître des arbres de Noël dans la rue, des panneaux lumineux avec écrit Merry Christmas ! Et des chansons de Noël (en chinois et anglais) dans les supermarchés mais l'esprit de Noël n'existe pas. Les chinois pour les trois quart ne savent pas à quoi correspond Noël et m'ont fait les yeux ronds lorsque je leur est appris qu'il s'agit au départ d'une fête religieuse et que c'est le jour de la naissance de Jésus (je ne vous raconte pas la discussion qui a suivit avec moi tentant d'expliquer en chinois la différence entre la religion juive et chrétienne : « euh et alors donc les juifs ne voient pas en lui le messie »).

Dilemne donc : que faire de ce jour de Noël ? L'ignorer ? Ne pas aller en cours et se morfondre en mangeant de la glace et du chocolat achetés à prix d'or au rayon exportation ?

Mais heureusement les corréens sont là et ce choix n'a pas eu à être fait !

            En effet, environ une semaine et demi avant Noël une des corréenne dans notre classe vient nous voir (nous le groupe de française) et nous demande ce que nous comptons faire pour Noël. A notre absence lattente de réponse elle enchaîne rapidement et nous propose de passer Noël au ski. Le temps de vérifier que l'on a en effet compris de quoi elle parlait (nous communiquons en chinois) nous bondissons sur l'occasion et acceptons avec joie !

            Une semaine plus tard avec que très peu d'informations en poche (à part le fait que nous partions le 24 après les cours et revenions le 25 au soir, oui, shame on us nous avons raté une journée de cours !!!) je suis prête à partir avec le groupe de 9 autres personnes : 3 corréens, 3 japonais, deux française, une gabonaise et un allemand.

              N'ayant jamais skiié auparavant je ne savais pas trop quoi amener et me suis donc retrouvée avec le plus gros sac. Better safe than sorry dit ma mère et l'on aurait cru que je partais pour trois ans en expédition polaire ! Mais bon ne sachant pas si je pouvais avoir des vêtements de ski sur place j'avais prévu K-way (mon manteau n'étant pas imperméable), un pantalon en plastique, des vêtements de rechange en cas de mouillage intempestif... deng deng... J'ai donc du subir les moqueries de mes camarades qui me demandaient qui est-ce que j'avais mis dans mon sac et si j'avais emmené ma maison avec moi ?!

             16H : fin des cours. 5 d'entre nous se chargent d'aller faire les courses pour le soir. Le corréen dispatche les gens : les deux françaises sont en charge de l'alcool (typique de leur vue des occidentaux ?), lui en charge du grignotage et les deux autres filles (une japonaise et une corréenne) en charge des fruits. Les fruits sont une tradition que j'ai découvert en Chine et qui également répandue en Corée et au Japon : lorsque l'on fait une fête il est normal d'avoir des fruits et l'offre de fruits lorsque l'on est invité à mangé est quelque chose de normal.

             17H : arrivée du minivan chargé de nous emmené vers le lieu ou nous devions passer la nuit. Nous chargeons toutes nos affaires et sommes fin prêts à partir. En cours juste avant la prof pour nous enseigner un nouveau mot de vocabulaire avait pris notre expédition en exemple et avait dit : par exemple vous voulez aller quelque part à environ une heure et demie de Pékin, mais le trafic est tellement encombré qu'au bout de trois heures vous avez avancé de 500 mètres. Dans ce cas vous utilisés : Ah suan le ! Et vous rentrez chez vous. Là à nous de nous exclamés à grands cris qu'il n'en était pas question et que nous ferions le chemin pied s'il le fallait !

            Notre prof a t-elle des dons de voyance, était-elle juste jalouse de notre escapade ou savait-elle simplement que le lundi soir les rutes sont quelque peu congestionné ? Toujours est t-il qu'à peine partis nous ne bougions déjà plus !

Mais cette attente ne fut pas trop longue et relativement rapidement notre véhicule avançait à un bon train (quoi qu'en montée il peinât un peu).

Après une bonne heure et demie de trajet nous étions arrivés !!!! Nous avions quitté un Pékin sec et gris et nous arrivions dans un endroit où la neige montrait son nez (je ne peux pas dire s'il faisait gris étant donné qu'à notre arrivée il faisait surtout nuit noire. Il était tout de même 18h30!).

                Ayant débarqué les affaires nous nous acheminons vers le batiment central où l'on nous dit que nos chambres nous attendent. Quelle n'est pas la surprise pour les occidentaux de découvrir des chambres vides, avec simplement posées par terre, contre le mur, des couvertures. Mais nous n'avons que peu le temps de méditer sur la question que l'on nous fait signe de ressortir et de nous diriger vers un batiment un peu plus loin. Enfin bâtiment n'est pas le terme adequat, cela ressemblait plutôt aux blocs habitables que l'on trouve sur les chantiers.

On franchit donc le seuil de la porte de ce bloc et quelle n'est pas notre surprise lorsque l'on découvre que la table est mise et qu'un barbecue corréen nous attend. Il s'agit là d'un repas véritablement à la corréenne car en plus des plats typiques on s'assoit par terre.

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             Le repas fut fort bon et sympathique. Ma voisine de tablée étant la coréenne qui avait tout organisé j'ai eu droit à toutes les explications sur l'art du mangé corréne, sur les meilleurs aliments présents sur la table et elle sélectionnait même des morceau pour que je les goûte ! Pas facile de manger les aliments situés au bout des baguettes de quelqu'un d'autre ! And for the record : je trouve que les baguettes chinoise sont beaucoup plus faciles à manier que les baguettes corréennes (qui sont plus fines et plus plates).

             Après le repas nous avons bien entendu enchaîné sur un karaoké (ou en chinois 卡拉OK : kalaOK) ou chnsons en corréen, japonais et anglais se sont enchaînées sur un rythme effrainé ! Ce qui est bien c'est que souvent dans les chansons en corrénes ou en japonais il y avait quelques mots en anglais ce qui faisait que les autres pouvaient également intervenir.

Une chose que j'avais déjà remarqué c'est que le karaoké ça demande de l'entraînement quand même et donc que les asiatiques y sont meilleurs que les occidentaux. Même pour les chansons en anglais ! Ils suivent très facilement l'air et savent bien quand reprendre et s'arrêter.

              Après le karaoké les maîtres des lieux nous ont apportés tour à tour des patates douces, une sorte de galette omelette corréenne, des fruits. Ce qui était rigolo c'est que les propriétaires de cette auberge se spécialisent dans l'hébergement des corréens et ils parlent donc chinois et corréens mais quand ils s'adressaient à nous ils commençaient toujours par le corréens.

                 Bien que fort agréable cette soirée s'est finit tôt et un peu avant minuit nous étions tous allongés sur les couvertures dans la pièce principale. Nous avons donc décidé de dormir là, placés stratégiquement devant le ventilateur d'air chaud (merveille technique devant laquelle j'avoue être restée scotchée de long moments). Nous nous étions mis d'accord sur l'heure de réveil du lendemain : 9h.

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         25 décembre : 8h30 : La maîtresse des lieux entre dans la salle et nous dit qu'il est temps pour nous de prendre notre petit déjeuner. N'attendant pas de réponse de notre part elle se met promptement à la tache et commence à déplier les tables de la veille. Nous ne bougeons pas et restons bien au chaud sous nos couvertures. La table se rempli progressivement de nourriture et je vois rapidement qu'un petit déjeuner corréen ressemblement fortement au diner corréen, exception faite de la présence de poisson au petit déjeuner. C'est donc avec attention que je m'attable. Je ne prend habiyuellement pas de petit déjeuner mais une occasion de manger du riz et du thon en sauce le matin à 8h30 ça ne se rate pas !

          Après ce gargantuesque petit déjeuner les différentes parties s'éparpilles et je perd trace de tout le monde en allant prendre une douche. A ma sortie de douche ne trouvant personne je décide d'explorer les lieux et découvre avec émerveillement un lac/rivière gelé juste à côté de notre barraque. Et qui a t-il sur la glace autre que des petits corréens sur des luges à glace ! Je décide donc de les rejoindre et pour la première fois marche sur la glace !

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Ce n'est que vers 10h que l'on parvient à rassembler tout le monde et que l'on peut enfin partir pour la station de ski.

           La station n'est pas située très loin de notre hébergement et en un quart d'heure on y est. Après quelques confusions sur les modalités de paiement on se retrouve à faire la queue pour les vêtements. Finalement toutes mes précautions étaient inutiles étant donné que tout est mis à disposition pour la modique somme de 30 kuai (3euros) : je me vois donc alloué pantalon, manteau et chaussures de ski (j'ai refusé les gants en ayant acheté avant de partir). Pantalon et manteau tous deux de couleurs particulièrement bien choisies pour leur seyance et don de passer inaperçu. C'est donc tout de jaune et bleu vêtue que je vais chercher mes skis et bâtons. Une dame m'enseigne comment on doit mettre et enlever ses skis (ce qui est fort utile il faut bien l'admettre).

          Il est alors temps pour moi de m'élancer sur les pistes ! Pour vous donner une idée de la station : au moment où on y était il y avait deux pistes dont une (la plus facile) était divisée en deux . La plus facile était une longue piste de pente relativement douce qui était accessible en deux points, soit à partir du haut, soit en son milieu. Plusieurs façon d'y accéder : soit par télésiège (directement jusqu'en haut), soit en prenant tout d'abord un tapis puis un tire fesse. La deuxième piste était elle de difficulté intermédiaire et il s'agissait d'une piste assez pentue mais relativement courte. L'état de la neige pour ces deux pistes était dure et fausse (enfin là je ne fais que répéter ce que l'on m'a dit étant incapable d'en juger par moi même, n'ayant pas de point de référence).

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Pour débuter je commence donc par m'élancer du milieu de la piste facile. Résultat ? Ben cest facile le ski ! Je ne vois pas on en fait tout un plat avec des médailles et tout et tout !!!

             Mais apparement ce n'est pas facile pour tout le monde, après deux descentes je remarque que la gabonaise du groupe n'arrive pas à décoller et qu'elle en est toujours au premier tiers de sa première descente. La corréenne organisatrice de la sortie (qui elle a fait le choix du snow et non du ski) tente de lui expliquer la méthode. Je m'approche d'elles et prend le relais des explications. Tout de suite les choses se passent mieux (comme quoi c'est toujours plus facile de progresser lorsque l'on comprend bien ce que la personne est en train de nous dire) et nous décidons toutes les deux de passer à l'attaque de la piste toute entière. Première expérience du tire fesse : réussie pour moi (il faut dire que l'on m'avais prévenu avant qu'il ne fallait pas s'assoir !) mais raté pour la gabonaise qui s'écroule à mi-parcours !

         Arrivées en haut on se rend compte que tout le groupe est là et l'on fait donc une descente groupée. C'est fun ! Je ne tombe pas mais bon il faut avouer que je ne suis pas très stable non plus et que je ne contrôle pas grand chose !

Mais après 4 ou 5 descentes supplémentaires je maîtrise de plus en plus et commence même à tenter les zigzags !

           14H : L'heure de manger. Pause donc histoire de regagner des forces. Là encore c'est plats corréens qui nous sont proposés à la station (si si je vous jure je passe cette année en Chine !!). Je choisis d'éviter les plats corréens (c'est pas que je n'aime pas mais franchement comparé au chinois ou japonais c'est moins bien). Je prend les brochettes qu'ils font cuire sur place : c'est bon et salé à souhait !

            14H30 : je me refroidis et sent qu'il est temps de repartir. Mais j'en ai assez de la piste facile et décide de tenter la piste intermédiaire. On parvient en haut au moyen d'un tire fesse. Arrivée en haut de rejoins les deux japonaises et le corréen. Avec les japonaises ont se souhaite de ne pas mourir et on s'élance joyeusement ! Ouah ! Que de sensations ! Là je ne maîtrise absolument rien et parviens simplement à ne pas me casser la figure !!! Arrivée en bas j'ai le coeur qui bas la chamade et comprend enfin le fun dans le ski !!!! Ca c'est du sport ! Après plusieurs autres descente je maîtrise un peu mieux ma trajectoire globale mais ne maîtrise absolument pas ma vitesse !

               Lors d'une de ces remontées la corréenne au snow tombe du tire fesse. Me viens alors la très mauvaise idée de vouloir l'aider et ce faisant me retrouve moi même à terre ! C'est en rigolant que l'on tente désespérement de ne pas bloquer le passage pour les personnes derrière nous... Comme quoi, en ski, mieux vaut ne pas aider à moins de rendre els choses encore plus compliquées !!

              Personnellement j'aurais pu continuer à descendre cette piste jusqu'à 17h (heure de fermeture) sauf que les autres apparement étaient fatigués. Ceux débutant le snow surtout : ils ont passé la journée à tomber sur de la neige dure !

           C'est donc vers 16h30 que l'on head vers la sortie. Nous avions déjà pris nos bagages avec nous et donc nous pouvons rentrer directement sur Pékin.

                  Verdict : certainement le Noël le plus étrange que je n'ai jamais vécu mais c'est aussi l'un des meilleurs ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Petits trucs marrants :

A notre arrivée à la station on a rencontré un groupe de joyeux drilles occupés à faire une compétition de catapultage de boules de neige :

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Une fois dans la station, j'aurais pu être en France vu les panneaux publicitaires qui nous attendaient au bout des pistes :

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Certes, la différence étant qu'en toile de fond, nous on avait le droit à la muraille de Chine...

                       Elle est pas belle la vie ???

                                        Aller ! Bonne année à tous ! 新年快乐 !

Posté par Zegawoa à 00:11 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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