Vers Pékin et l'au-delà !

Pensées en vrac sur une Chine en mouvement.

29 mars 2008

Une question de classe

        J'ai remarqué quelque chose d'intéressant l'autre jour en prenant le métro.

        J'y étais à l'heure de pointe (ne me demandez pas pourquoi je ne me souviens absolument pas pourquoi j'étais dedans...) et j'ai remarqué que dans la ligne de métro numéro 1 (c'est la ligne la plus ancienne. Elle va d'est en ouest en ligne droite et traverse le centre ville, elle dessert la place Tian An Men).

        En tant que vrai pékinoise je regardais autour de moi (autant que faire se peut étant engoncée entre 30 000 chinois) pour voir s'il y avais des touristes. Au terme de touriste j'associais immédiatement le terme blanc ou occidental. Après un rapide coup d'oeil je n'en apercevais aucun mais se sont des chinois qui captèrent mon attention. Lorsque nous arrivâmes à la station Tian An Men Est un petit groupe de quatre chinois est descendu.

         Ce qu'il y a de particulier à cette station c'est que d'ordinaire très peu de gens y descendent. Lorsque j'ai dû prendre le métro tous les jours, deux fois par jour pendant plus d'un mois j'ai remarqué qu'à chaque fois, par train il ne descendait qu'une à deux personnes.

          Alors là de voir quatre personnes d'un coup vous comprenez mon ébahissement. Je me suis demandé -comme l'aurait Obélix à ma place- si les chinois étaient tombés sur la tête.

          Mais à y regarder de plus prêt je me suis rendue compte que ces quatre personnes n'étaient pas pékinoises mais venaient de la campagne. Cela se voyait à leur carrure (plus petits, les traits moins fins, on sentait le travail manuel en eux) et à leurs habits, ils étaient sur leur 31, mais un 31 visiblement peu fortuné. Cela se voyait également à leur comportement : très curieux, visiblement quelque peu intimidés et on sentait que le métro était pour eux quelque chose de nouveau.

          Lorsque l'on rencontre ce type de personnes sur la ligne 1 ils descendent soit à Tian An Men soit à Sihui qui est le terminus de la ligne et qui leur permet de repartir ensuite pour leur campagne.

          Il n'y a donc pas qu'une seule sorte de touriste à Pékin : il y a les étrangers et les chinois. Les chinois étant souvent facilement remarquables au centre ville car il sont en groupe, munis de casquette identique et suivant un guide brandissant un petit drapeau.

Ridicule dites vous ? Vous savez que l'autre jour l'un de ces guides brandissait un drapeau français...

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19 mars 2008

Big Brother is watching you...

La semaine dernière il nous est arrivé un événement relativement étrange en cours...

L'un de mes camarade de classe proposait à notre prof d'abréger le cours d'une demie heure vue notre état de fatigue (réel ou feint) et cette dernière a marqué son refus. Jusque là rien d'anormal. Ce qui était étrange en fait c'est la raison qu'elle a donné à son refus.

Elle nous a tout d'abord dit que les gens en bas (gardes et responsables) remarqueraient notre départ en masse avant l'heure prescrite et que donc cela ne présageait rien de bon pour elle. Nous avons donc rétorqué que nous pouvions sortir en petits groupes et prendre des chemins différents histoire de brouiller les pistes (oui nous avons beaucoup de choses à faire en cours...). Et c'est là qu'est venue la réponse fatale : nous ne pouvions sortir de cours plus tôt parce qu'il y a des caméras de surveillances dans toutes les classes. Lorsque nous avons exprimé notre consternations et étonnement et bien entendu commencé à regarder partout autour de nous pour vérifier ses dires notre professeur nous a prestement demandé d'arrêté vu que ça paraîtrait louche si on se mettaient tous à regarder le plafond. Est-ce vrai ? Nous mène t-elle en bateau ? Who knows !
Tout ce que je sais c'est que lorsque l'on a tenté d'avoir plus de détails on a juste pu apprendre qu'il n'y avait pas le son, juste l'image, que la salle de contrôle se trouvait au rez de chaussez mais que elle même n'avait jamais vraiment trouvé ladite salle.  Donc ça se trouve ce n'est pas elle qui nous fait marcher mais ses propres patrons qui mettent la pression sur leurs professeurs...

En parlant de pressions et de contrôles, la semaine dernière encore (oui il s'est passé beaucoup de choses la semaine dernière je l'admet) j'ai pu remarquer un système de contrôle  dans l'environnement de travail. Je faisais un petit boulot temporaire de correction de matériaux en anglais pour une entreprise et j'ai vu leur système de pointage pour leurs employés. Au lieu de la commune carte magnétique (que j'avais pu expérimenter lors de mon stage lors des vacances de printemps) ils avaient un système de reconnaissante d'empreintes. Les employés appuis leur pouce sur un petit cadran bleu et la machine intègre s'ils arrivent ou partent. High Tech n'est-ce pas ? Personnellement ça m'a fais un peu peur. Mais le pire c'est que ça ne marche pas très bien et que mon ami a du s'y reprendre trois fois pour que la machine réagisse !...

Puisque nous parlons de pouvoir et de surveillance parlons si vous le voulez bien d'élections. Non ne vous inquiétez pas je ne parlerais ni des élections municipales en France, ni de la réélection ce weekend du président chinois  ni de la situation très tendue sur les hauteur himalayenne (qui au passage est complètement inconnue de la plupart des pékinois que j'ai pu rencontrer). Non je ne parlerais pas de ces choses parce que je e plait bien en Chine et que je me suis faite à l'existence de ce blog. je parlerais donc de mon expérience récente du mode d'élection ou disons plutôt de désignation chinois.
Il y a quelques jours en cours est venu le temps pour nous d'élire nos délégués pour le semestre (la classe et les professeurs ayant changés par rapport au semestre dernier) : un garçon, un fille. Je me préparais donc à devoir me rappeler du nom de certains (au moins 2) de mes camarades de classe (de préférence en caractères) pour pouvoir les écrire sur un petit bout de papier. Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque notre prof principale nous a demandé qui est-ce que l'on verrais bien en tant que garçon délégué. Nos regards et mains se sont tendus vers l'un d'eux, la prof a dit qu'elle pensait qu'il s'agissait là d'un bon choix et nous avions donc là notre premier délégué (au grand désespoir de ma voisine qui éprouve une certaine irritation envers ledit garçon) . Est ensuite venu le tour des filles, là un garçon a prononcé le nom d'une fille, d'autres ont vaguement hoché la tête. Sur ce la prof a dit : "Bon les garçons semblent d'accord demandons à une fille ce qu'elle en pense". Ladite fille a dit qu'elle n'avait pas d'objection et voilà comment je me suis retrouvée déléguée d'une classe de 21 personnes de 7 nationalités différentes avec comme seul point commun la langue chinoise. Si j'avais eu à choisir j'aurais pris une japonaise pour ce boulot étant donné que le garçon désigné délégué est coréen et que ces deux nationalités représentent les trois quart de notre classe. Mais que voulez vous faire, on ne peut lutter contre une "désignation démocratique et populaire" !!
Bon s'il faut vraiment que je sois impartiale sur le sujet je dois avouer que les élection ou nominations de délégués ne se font pas toujours comme ça. Au semestre dernier nous avions eu le droit de marquer nos choix sur un petit bout de papier et ensuite de compter les voix. Mais à ce moment là notre prof principale était un peu plus âgée que celle de maintenant et donc étonnement plus ouverte aux élections libre. Cela voudrais t-il dire que le parti a encore de beaux jours devant lui ?...

Bon je vous laisse j'entends quelqu'un frapper à la porte. Crimethought quand tu nous tiens...

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07 mars 2008

New Year Trip suite et fin

Nous voilà donc sur la dernière ligne droite de ce récit.

Jour 5 :

Yao m'avait demandé la veille si j'étais intéressée par la visite d'un temple bouddhiste situé à proximité de  Wuzhi. Je lui avais répondu que oui et il était donc prévu que l'on parte le matin du village, que l'on aille au temple et que l'on finisse la journée à Wuzhi ce qui lui permettait de vérifier ses e-mails en passant au QG de son association.

En me levant ce jour là je positivais donc car je m'imaginais une journée de mouvement et de découverte culturelle.

Etant donné que Yao m'avait dit que l'on partirait vers 11h et que lui même avait bu la veille je me suis permise un levé tardif vers 10h-10h30.

Je tentais avec plus ou moins de réussite de me rafraichir avec les lingettes qu'il me restais tout en commençant à ressentir un fort déconfort lié à la saleté de mes cheveux et de mon corps.

Sa mère en m'entendant remuer entre dans la chambre à coucher et me tend un sous pantalon, elle insiste pour que je l'enfile en disant qu'il est censé faire moins 7 ce jour là. J'avoue que je ne me fais pas prier et j'enfile plus ou moins prestement le sous pantalon et mon jean (elle voudrait que je mette aussi mon autre pantalon mais je tente de lui expliquer que ce n'est pas techniquement possible). Pour le haut j'enfile ensuite un sous t-shirt à manche courte, un sous t-shirt à manche longue, un t-shirt, deux pulls et mon manteau. Je met mes pieds -qui pour le moment ne sont pas transis de froids- qui sont recouverts par trois paires de chaussettes dans mes chaussures et je sors de la chambre.

Yao, quelques minutes après fait lui aussi son apparition et nous nous asseyons devant la poêle pour manger viande, légumes et champignons, munis d'un pain grillé pour assiette (oui je sais que les champignons sont des légumes mais ça sonnait mieux... !).

La journée commence donc bien.

Après ce petit déjeuner conséquent je me dégourdis les jambes dans le jardin en profitant du soleil et là sa mère m'annonce qu'elle ne veux pas que je parte. Je lui souris et lui annonce que je suis obligée car la fin des vacances approchent et mon stage va donc reprendre.

Je crois que c'est à partir de là que la journée commence à dégringoler.

Yao vient en effet m'annoncer qu'il n'arrive pas à joindre le Temple et que son père pense que ce dernier est fermé pour cause de Nouvel An (est-ce qu'une église serait fermée pour Noël ???). Il me propose donc d'annuler ce petit voyage et donc de ne partir du village qu'en début d'après midi. Je lui demande de me préciser une heure (vu que la veille ce qui m'avais tué dans l'attente était le fait que je ne savais pas quand est-ce qu'elle allait prendre fin). Il m'annonce que l'on partirais vers 14h. Cela me paraissant tout à fait vivable je lui annonce avec entrain que ce n'est pas grave du tout que l'on ne puisse pas visiter le temple.

Pour m'occuper il me demande si je veux aller voir une de ses tante car elle est entrain de préparer son four pour faire cuire du pain. Je lui dis que oui et nous nous dirigeons donc vers la maison en question (qui se trouve être la maison attenante). Nous y rencontrons en plus de sa tante les trois cousines de la veille (qui ne sont pas les filles de cette tante là). Là sa tante de demande si j'ai déjà vu un four pareil et si il y en a en France. J'allais lui dire que oui bien sur il y en avait en France il y a longtemps mais je me reprend juste à temps et lui dis que dans les grandes villes il n'y en a pas, ce qui sonne beaucoup plus diplomatique.

Avant manger des gens de la famille ont fait leur apparition et une autre partie de carte redémarre, comme le soleil brille et qu'il fait un peu plus chaud ils ont sorti la table à mangé dehors et tout le monde est autour de la table à regarder les trois hommes jouer (Yao faisant parti des trois hommes).

Les graines sont de nouveau de sorti et je commence à m'habituer à jeter par terre l'écorce des gaines (en même temps c'était encore plus facile étant donné que nous étions dehors, ça allait moins contre mon éducation...).

Après une petite heure il est temps de manger et les différents plats sont amenés sur la table. C'est là que je me rend compte que la façon de manger des chinois (les plats posés sur la tables et nous qui piochons dedans avec nos baguettes) n'est finalement pas si pratique que ça vu que l'on termine par manger surtout du plat qu'il y a devant soit étant donné qu'il n'est pas toujours très facile de s'allonger sur la table (salissant) pour atteindre le plat (qui a toujours l'air très appétissant) se trouvant à l'autre bout. Mais la mère de Yao étant très bonne cuisinière je ne suis pas du tout malheureuse avec les trois plats qui se trouvent à portée de main (bien que j'ai découvert lors de mon séjour que je ne suis pas une très grande fan des racines de lotus). Après ce bon repas où l'on parle de moi mais où les gens du village n'osent pas me poser de question directement la partie de carte redémarre (toujours pour de l'argent). Après vingt minutes je perds quelque peu patience et rentre dans la maison pour lire, me réchauffer et attendre le départ (14h donc). Après une bonne heure passée au dessus de la petite cheminée de pierre qui sert de chauffage j'ai un peu de mal à respirer et j'ai le nez qui coule. Mais tout va bien vu qu'il ne reste plus qu'un quart d'heure.

25 minutes après, quand Yao ne montre pas de signes de départ je vais lui demander quand l'on est censé partir. Il me répond lorsque la voiture arrivera et je me trouve donc ainsi à attendre encore sans savoir jusque quand.

Finalement à 4h sa sœur arrive et c'est le moment du départ. Sa mère depuis une demi heure tente désespérément de me combler de nourriture : malgré mes remerciements et mon insistance sur le fait que je n'ai besoin de rien je me retrouve avec un sac de graines et un paquet de gâteaux sucrés que j'ai découvert sur place et qui sont vraiment délicieux. Je ne me plaint donc pas ! C'est vraiment gentil de sa part.

Après une bonne heure de route nous arrivons à Wuzhi, son beau frère nous dépose à la maison familiale et là Yao me demande où je veux dormir cette nuit. Dans la maison ou à l'association. Je lui dis qu'il m'est difficile de choisir étant donné que je n'ai jamais mis les pieds à l'association.

Nous partons donc en reconnaissance (également pour vérifier nos mails) pour le QG.

Il s'agit d'une maison sympathique avec 4 chambres, cuisine, salle à manger, douche/ toilettes avec une petite cours intérieure. Je décide de dormir là comme ça j'aurais dormis dans beaucoup d'endroits différents au cours de cette aventure !

Nous décidons de manger d'abord et de passer prendre mes affaires chez Yao ensuite. Nous mangeons sur les rue de Wuzhi où Yao me fait découvrir un plat très apprécié des enfants à base de je ne saurais trop dire quoi. Ce n'est pas le meilleur plat que j'ai jamais eu mais ça se laisse manger !

Avant de passer par chez lui nous visitons un peu la ville qui est décorée pour le nouvel an mais qui est toujours très vide car la plus part des habitants sont encore partis pour les fêtes dans les petits villages alentours. Mais ce côté un peu vide est comblé par le bruit incessant de feux d'artifices et pétards qui depuis une semaine ne se sont pas arrêtés de tonner dans toute la Chine.

Une fois mes bagages rapatriés à l'association Yao me dis qu'il veut me faire gouter quelque chose et il repart donc acheter le dit quelque chose.

Il revient avec un paquet de     qu'il se met en devoir de me préparer. Je suis un peu sceptique au départ, malgré la photo rassurante de Jacky Chan sur le paquet mais ce dessert à base de cacahouètes est vraiment délicieux !

Ainsi ce termine cette journée, sur une note nettement meilleure donc que celle sur laquelle elle avait commencé.

Jour 6 :

Nous avions prévu la veille de partir pour Zhengzhou (la capitale de la province et là où je devais prendre mon train) le matin (mon train partant à 18h) et ainsi assister à des festivités liées au Nouvel An.

La veille lorsque l'on avait cherché des informations sur le programme nous n'avions trouvé que celui de l'année passée et avions donc décidé d'y aller quelque peu à l'aveuglette.

Yao est passé me prendre vers 10h et c'est donc moins lavée que jamais que je prend le car pour aller à Zhengzhou.

Le voyage se passe bien et nous arrivons vers les 11h30. Là bas nous marchons un peu et arrivons à un recoin où mini vans et petites motos à trois roues attendent de clients à amener à la foire de la ville. Après discussion sur les prix (où je dois me cacher pour les empêcher d'augmenter leurs prix à la vue d'une étrangère) nous finissons par prendre une des petites motos à trois roues (je ne sais pa strop comment ça s'appelle en Chine, en Indonésie c'est un Bajaj et en Thaïlande un TukTuk).

Après un bout de chemin très cahotant mais très rigolo (où l'on a failli écraser une dizaine de passants) nous arrivons à bon port et avant de pénétrer dans l'antre de la fête nous décidons de casser la croûte. Nous achetons un bol de nouille et je promet à Yao une barbe à papa pour plus tard.

A l'intérieur nous nous attendions à trouver beaucoup d'activités liées au Nouvel An mais nous fûmes quelque peu déçus car à part une petite troupe de musiciens / danseurs, et un groupe de jeunes filles faisant des bons prodigieux dans les airs il n'y avait pas grand chose de nouvellanesque.

Mais l'on a trouvé le moyen de s'amuser en se perdant dans un labyrinthe géant, en faisant les différentes courses d'obstacles et en ne parvenant pas (du moins pour moi) à traverser un pont de cordes (bon en fait c'est une corde pour les pieds, une pour les mains) et en faisant sonner la grosse cloche.

Juste quelques minutes avant que l'on décide de partir les danseurs / musiciens avaient recommencés leur farandole et pour avoir un meilleur angle de vue je suis montée sur un tambour géant : erreur fatale ! Pourquoi ? Parce que rapidement qui vois-je s'approchant de moi qu'une jeune demoiselle armée d'un micro et d'un grand sourire.

Yao se met en barrière de protection et explique qui je suis et ce que je fais là. Elle est charmée, me demande si je veux bien être interviewé et lorsque je montrais le peu d'envie que j'avais pour ce type d'activité mais que je ne disais pas non de peur de paraître malpolie elle me remercia et demanda à son cameraman de s'approcher. Je soupirais donc et acceptais le fait accomplis. Elle commença par me poser quelques questions auxquelles je répondais sans problème et je me disais donc que tout allait bien se passer. Mais il s'est avéré que ces questions n'étaient pour elle qu'une façon de savoir exactement qui j'étais et ce que je faisais là à ce moment là. Et c'est là que mon calvaire commença : avec ces informations elle construisit une phrase que grammaticalement j'avais du mal  comprendre et qui employais des mots que je ne connaissais pas et me demanda de la répéter. Au départ je ne comprenais pas ce qu'elle voulais et quand elle me dit sa phrase je lui dis oui, et là elle me fit signe qu'il fallait que je la répète. Je tentais donc et il fallut que je m'y reprenne une dizaine de fois au moins avant d'y parvenir. Je n'ai pas vraiment de mémoire auditive (visuelle non plus d'ailleurs, en fait j'aurais tendance à dire que je n'ai pas vraiment de mémoire !) et j'ai donc eu un mal fou à me rappeler de cette longue phrase. La foule qui s'était constituée autour de nous n'aidant pas spécialement à la concentration. Mais ils étaient gentils quand même, car à un moment lors des questions réponses la journaliste ne comprenait pas ce que je disais et ils ont traduit ou plutôt reprononcé correctement pour moi...

Finalement je prononçais la phrase à sa convenance et après quelques seconde de filmage sans son mon calvaire pris fin et je pus fuir !

Vers 16h nous avons pris le chemin de la sortie, j'ai acheté la barbe à papa et nous avons parcouru à pied une allée pleine de petits vendeurs sur les côtés. Je me suis laissée tentée par une affiche maoïste mais ai résisté à la tentation de me faire dire mon avenir ! Ai-je bien fais ???

Après plus de bajaj / tuk tuk et une vingtaine de minutes de bus nous arrivâmes à la gare. Après avoir visiter la fameuse (?) tour à proximité l'heure du départ à sonné et nos chemins se séparèrent.

Une fois dans la gare je trouvais (avec difficulté) ma salle d'attente et pour la première fois depuis 5 jour senti une bouffée d'air chaud m'envahir, j'en étouffais presque. Mais je n'eus pas le temps d'étouffer car rapidement il fallut monter dans le train et là la température est redescendue quelque peu. Mais pour la première fois depuis cinq jours je pu avoir chaud 5 heures d'affilées. Mais malheureusement cette « chaleur » n'était pas très bonne pour les éfluves qui émanaient de mon corps et je me faisais donc toute petite à ma place et attendais que ça passe !

Arrivée à Pékin le voyage n'était pas complètement finit vu que j'arrivais un peu avant 11h, c'est-à-dire à peu près vers le moment où s'arrête le dernier métro et que la gare est à une bonne vingtaine de minutes de la station de métro la plus proche.

J'allais me rabattre sur un taxi quand je vis la file d'attente, je me mis donc en tête de prendre le bus. Le seul problème étant que je n'avais aucune idée duquel prendre, qu'à cette heure il y en a peu et qu'en plus il n'y avait aucun panneau indiquant les différents arrêts de ces bus.

En désespoir de cause je me dirigeais vers les 黑车 hei che (voitures noire) qui sont en fait des taxis illégaux avec lesquels il faut discuter des prix.

Après un court instant de marchandage je me trouvais donc dans une voiture en direction de mon chez moi. J'y arrivais un peu avant minuit, appris que j'avais une nouvelle colocataire et sautais dans une douche chaude bien méritée !

Après ça je me glissais avec délice sous ma couverture et passais une nuit longue et confortable au fond de mon lit !!!!

Franchement malgré le froid ce fut une aventure inoubliable que je n'oublierais jamais !!!!

Posté par Zegawoa à 00:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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