25 octobre 2007
Chinoiseries 2 : le retour
Continuons notre petite analyse de la langue chinoise.
Commençons tout d'abord par un sens général de la langue. Il existe un nombre finit de caractères chinois : 50 000. C'est imense il est vrai mais non infinit (pour ceux qui se posent la question, non les chinois ne connaissent pas les 50000 caractères, la plupart d'entre eux se « contentent » d'en apprendre entre 4000 et 6000).
Ces différents caractères ont une histoire différentes, ils peuvent soit être (là j'utilise des infos que j'ai trouvé sur le site : http://www.mcfc.myzensoft.com) : des pictogrammes qui représentent donc l'objet de la façon la plus réaliste possible :
Exemples de pictogrammes | |||||
Caractères |
人 |
木 |
日 |
月 |
口 |
Signification |
Homme |
arbre |
soleil |
lune |
bouche |
Pinyin |
rén |
mù |
rì |
yuè |
kǒu |
Souvent ces caractères ont connu une très grande évolution à travers le temps, ils étaient avant encore plus « réalistes » que ça.
Ou encore les caractères peuvent être des symboles qui véhiculent une idée plus abstraite :
Exemples de symboles | |||||||
Caractères |
上 |
下 |
中 |
一 |
二 |
三 |
本 |
Signification |
au-dessus |
en-dessous |
milieu |
un |
Deux |
Trois |
Racine |
Pinyin |
shàng |
xià |
zhōng |
yī |
èr |
sān |
ben |
Il y a enfin les caractères qui sont un mélange de beaucoup de choses, certains vont mêler une idée et un aspect phonétique. Cela permet ainsi, si l'on ne connais pas le caractère de deviner à la fois quelque peu son sens et sa prononciation :
Exemples de caractères phono-sémantiques | |||
Caractères |
composant phonétique |
Composant sémantique |
|
媽 (mère, mā) |
馬 (mǎ) |
女 (femme) |
|
菜 (légume, cài) |
采 (cǎi) |
艹 (herbe) |
|
沐 (se laver, mù) |
木 (mù) |
氵 (eau) |
|
Mais s'il y a un nombre finit de caractère comment fait t-on pour inventer de nouveaux mots ??
Très bonne question ! Et bien dans ce cas on fait avec ce que l'on a et l'on tente de se rapprocher le plus possible de l'explication de l'objet avec les caractères qui existent.
Exemples :
Ordinateur : diannao 电脑 : veut dire cerveau électrique. Quoi de mieux pour se représenter le fonctionnelemnt d'un ordinateur !
Télephone : dianhua : 电话 : signifie la parole électrique
Le télephone portable se dit shouji 手机 : c'est-à-dire l'appareil qui va dans la main. Là ça se rapproche énormément de l'anglais : handphone, sauf que l'on n'utilise pas le terme de télephone en chinois. Cela entraînerais l'utilisation de 3 caractères et la plupart des caractèes chinois ne sont composés que d'un ou deux caractères.
J'étais très déçue aujourd'hui parce que je pensais en avoir trouvé encore un de bien ! Le e-mail se dit dian zi. Alors moi je me suis dit que ça devait s'écrire 电字 ce qui voudrait dire caractère électrique ! Quelle déception quand je demande à la prof comment on écrit le -zi de dianzi et qu'elle me répond que c'est le -zi de benzi et donc qu'il s'écrit comme suit : 子 et qu'il n'a pas de signification particulière...
Alors pour me redonner le morale je vais vous laisser décider le sens d'un caractère chinois. Le mot écrivain se dit : 作家 (zuo jia). Si l'on reste dans la traduction pure : 作 (zuo) veut dire travailler et 家(jia) veut dire le foyer, la famille.
Si l'on est très terre à terre un écrivain serait donc celui qui travaille chez lui. Si l'on veut s'élever un peu l'écrivain serait celui qui bâtit la nation...
A vous de voir ! Mingtian jian ! 明天见 !
23 octobre 2007
Chaud mon manteau, chaud !
Je me suis finalement décidée à aller m'acheter un manteau ! Il commence à faire relativement froid à Pékin et deux sweats mis l'un par dessus l'autre ça ne fait vraiment pas sérieux !
Je me suis donc jointe à un petit groupe qui allait faire du winter shopping. Le groupe étant composé d'une française et de deux chinoises (du Shandong).
Nous avions rendez-vous à 9 heures du matin pour faire des achats. L'heure même du rendez-vous démontre la présence de chinois. Quel occidental sain d'esprit donnerait rendez-vous à 9h un dimanche et qui plus est à un endroit de la ville qui implique de se réveiller avant 8 heures. Mais bon passons...
Je me réveille donc tôt : fraîche et de bonne humeur et je me dirige vers le métro. Il s'avère que 8h est véritablement une heure chinoise vu le monde dans les rues, les basketteurs sur les courts et les vieilles dames qui font des exercices munies de foulards et de castagnettes ! Le métro, est également assez plein. D'après mes souvenir le métro est plutôt vide un dimanche matin en France... Non ?
J'arrive donc à destination, rencontre le petit groupe et nous nous mettons en route pour notre shopping hivernal. Au départ nous françaises sommes quelques peu déçues parce que l'on a l'impression que les deux chinoises nous ont en fait mener dans un grand supermarché et non dans un véritable marché chinois. Mais cette déception est de courte durée car au détour d'une allée nous nous retrouvons miraculeusement dans un espace plein de différents vendeurs de vêtements. Cet endroit est véritablement merveilleux.
Il est merveilleux non pas dans le sens où l'on y trouve tout ce que l'on veut (parce que finalement on y a pas trouvé tant de choses) mais dans le sens où les vendeuses ne nous agressent pas dès que l'on jette un regard à leur stand. Là on peut même toucher les vêtements sans qu'elles ne s'approchent trop de nous ! La raison de ce miracle je ne met pas longtemps à le découvrir : ceci est un marché pour chinois et non pour touristes. Dans les quelques deux trois heures que nous avons passé là j'ai dû voir un seul autre occidental.
Nous nous lançons donc dans notre quête. Après avoir dépassé des stands se spécialisant dans la vente de chaussette et d'autres dans celle de sous-vêtement nous tombons sur un qui vend des hauts et quelques pulls qui pourraient faire l'affaire. Mon amie française trouve un peit ensemble qui lui plaît bien et demande à essayer. A première vue on se dit qu'il n'est pas possible d'essayer les vêtements dans un endroit pareil (il s'agit d'un petit rectangle de 2 mètres par trois avec des vêtements aux murs). Mais pas du tout ! L'essayage ne pose pas de problème ! Le vendeur accroche tout simplement un grand bout de tissus à un coin de son stand et l'étend un peu pour créer une sorte de petit triangle à l'intérieur duquel on est à l'abris des regards mais souvent pas à l'abris de celui des vendeuses qui viennent voir si tout va bien alors que l'on tente désespérément d'enfiler un jean sans se casser la figure. Leur présence ne rendant pas les choses plus facile loin de là !
L'essayage effectué le temps du marchandage est venu.
Le marchandage est tellement institutionnalisé qu'il nous est appris à nous étudiants étrangers dans les premiers chapitres de nos livres de chinois. On apprend des phrases aussi utile que : C'est beaucoup trop cher (Tai gui le ! 太贵了) ou encore vous pouvez baisser le prix un peu (piany yidiar keyi ma? 便宜一点儿可以吗 ? ).
Ce qu'il y a de bon avec le fait d'aller faire ses courses avec des chinois c'est qu'ils sont ebaucoup plus au courant des prix normaux et que les marchands sont moins tentés de leur faire payer le prix fort. Un étranger, aussi fort soit-il ne réussira jamais à avoir les choses au même prix que les chinois. Et par exemple à Pékin, un chinois du Shandong aura de moins bons prix qu'un pékinois pur souche.
Le problème avec le fait de laisser quelqu'un d'autre marchander pour soi c'est que l'on a pas vraiment les choses en mains et que l'on ne peut s'occuper des décisions éclaires qu'il faut parfois prendre. Dans ce cas par exemple, les deux chinoises qui nous accompagnaient se sont senties offensées par le vendeur et le prix qu'il nous offrait. Il ne voulait pas descendre à moins de 35 kuai le pull. Au bout de quelques minutes elles nous font donc signe de partir (on est habitué à cela, ça fait parti de la procédure du marchandage, ça aussi ça nous est appris en classe, le marchand normalement nous rappelle en baissant son prix). Le marchand nous rappelle donc mais elles ne sont toujours pas satisfaites et l'on continu à partir,.10 mètres plus loin la chinoise se retourne encore, le marchand dit quelque chose, elle fronce les sourcils et l'on s'en va encore. Mais cette fois pour de bon ! Là on se demande sérieusement si la recette miracle des chinois pour payer moins cher c'est en fait de ne pas acheter du tout !!!!!
On commence donc à s'inquiéter quelque peu et à se dire que l'on dera peut-être revenir une autre fois...
Dans une autre allée on trouve des vêtements qui nous ont l'air tout à fait probant, on s'engouffre donc, et l'on se met à essayer. Cette fois c'est pendant l'essayage même que le marchandage commence. On les entend dire que l'on est étudiantes, que l'on est leurs amies et que se serait sympas si la dame voulait bien nous faire un prix pas cher (piany 便宜). La vendeuse cette fois-ci est gentille et nos deux chinoises se mettent même à se plaindre du vendeur précédent, tout cela bien entendu pour nous mettre dans de bonnes conditions pour un bon prix. L'essayage terminé la phase terminale du marchandage arrive : la vendeuse propose son prix : 300 kuai (nous achetons trois pulls et une chemise), les deux chinoises se regardent, l'une d'elle fait un signe de la main à son amie, elle lui montre le chiffre 2, sa copine lui fait non de la tête. Sur ce elle vient vers nous et nous demande à voix basse dans une voix conspiratoire si 200 kuai ça nous va. Nous, ne voualnt pas voir le scénario de la dernière fois se renouveler nous disons oui. Elle se retourne donc vers la vendeuse et lui annonce : er bai kuai, hao ba : 200 快好吧 ? (200 kuai, c'est bon ?). La vendeuse lui répond : 250. Notre amie fait non de la tête et la regarde en souriant, la vendeuse sourit à son tour et propose 230. La nous avons rebelotte droit à l'explication que nous sommes étudiantes également et donc que nous n'avons pas beaucoup d'argent. La vendeuse « cède » donc et nous voilà donc avec nos premiers achats !!!!!
C'est donc la tête haute et le regard fier que nous sortons du stand et que nous lançons à la recherche du manteau perdu. Malheureusement au bout de 20 minutes nous nous appercevons que nos recherches seront peut-être veines... C'st aussi à ce moment qu'une des deux chinoises apperçoit une petite échoppe qui vend de la nourriture. Elle nous demande si l'on a faim, nous en bonnes occidentales, à 10 heures nous n'avons pas faim. On le lui dit mais on ajoute que si elle a faim il ne faut pas qu'elle hésite. Mais elle en bonne chinoise elle hésite. On se rappelle alors qu'elle nous a dit qu'elle n'a pas déjeuner. On lui demande donc si c'est bon ce qu'ils vende, elle nous dit que oui elle on accepte donc de la joindre dans son repas. On s'installe à l'intérieur (désolée Félix mais je n'ai pas de photos...) et deux minutes plus tard on voit arriver des bols de nouilles. On goûte et notre impression c'est que ce plat est, comment dire, et bien froid ! Les nouilles ne sont pas chaudes ! Comme ça a l'air d'être le cas de tout le monde nous mangeons donc. Ce n'est pas mauvais mais je dois aouer que j'ai connu mieux. Le plat est dur à finir mais avec un petit effort c'est chose faite. Nous repartons donc bon pied, bon oeil, et c'est là que les chinoises apperçoivent... un photomaton !!! La vue de cette appareil les emplies de joie, et elles y court. Là une dame nous passe un classeur avec toutes les bordures de photos que l'on peut imaginer. Ca va d'un simple Dolly inscrit en haut de la photo à Ben Laden qui pose à nos côté. On a aussi de multiples choix de paysages ou encore petite trouvaille : notre tête au milieux de l'auto portrait de Van Gogh.
Bon il est vrai que le même genre dechose existe en France, la différence ici étant tout d'abord la quantité immense de choix, ensuite les accessoires qui nous sont proposés pour prendre les photos comme des lunettes de soleil, des barettes ou des serre-têtes et enfin qu'il y ai une dame qui s'occupe du photomaton. Ce n'est pas un do it yourself genre de truc. Ce détail est très caractéristique de tout ce que j'ai pu voir à Pékin jusqu'à maintenant. Il y a toujours deux fois plus de personnes qui travaillent qu'en France. On retrouve cela dans les banques ou il y a souvent deux personnes par guichet, dans les bus il y a toujours une madame ticket, il y a une ou deux madames acueil du bus à chaque arrêt et la liste est longue. D'un côté ceci est expliqué par l'ampleur de la population, sans ce type de boulot le taux de chômage augmenterait en flèche.
Au bout d'une demi heure les photos sont prises et prêtes, elles sont marrantes et ça fait un bon souvenir ! Mais la demi heure passée à les prendre à vraiment finit par nous achever, c'est donc le porte monnaie plus léger, le sac et le ventre lourd (les nouilles ont du mal à passer) que je prend congé de tout ce beau monde.
La morale de cette histoire ? Je n'ai toujours pas de manteau !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
20 octobre 2007
Ciel mon argent !
Ca y est ! C'est la catastrophe ! La Chine va droit dans le mur !!!! La déflation arrive !
J'espère que d'ici quelques années vous vous rappelerez que je vous aurais prévenus ! Comment sais-je que la déflation arrive ? Et bien mon cher Watson la réponse est bien simple : les prix diminuent ! Et de beaucoup ! Un exemple ? Mais bien sur que j'en ai un : le métro !
Quand je suis arrivée à Pékin un ticket coûtait 3 kuai si l'on restait sur la même ligne et 5 si il y avait un ou plusieurs changements. On se faisiat même encore plus avoir si l'on avait une carte de bus/métro parce que dans ce cas on payait 6 kuai.
Il y a deux semaines (comment ça il est pas frais mon poisson ?) le prix du billet à baissé. Et cela sensiblement : il est passé à 2 kuai. Mais cela ne fait qu'1 kuai de différence me direz-vous. Que nenni ! On paie maintenant 2 kuai quelque soit le nombre de changements et quelque soit le type de paiement (ticket ou carte). Il s'agit donc là d'une baisse de 3 kuai, ce qui n'est pas rien !
Comment cela se fais-ce ? Certains vous dirons que c'est lié au rendement d'échelle. En effet, cette baisse coïncide avec l'ouverture de deux nouvelles lignes, enfin plutôt une nouvelle ligne et l'agrandissement d'une autre. Raisonnement : certes il y a eu de l'argent investit dedans mais ce dernier sera rentabilisé par le plus grand nombre de personnes prennant le métro et ceci d'autant plus que le prix est maintenant compétitif avec celui du bus (qui bien que toujous moins cher à le léger inconvénient d'être unpredictable quant à son horaire d'arrivée à destination).
Comment cette baisse va t-elle ruiner tous les espoirs de l'économie chinoise ? Cela est très simple. Baisse des prix = déflation. Déflation = pas bien (il n'y a qu'à demander leur avis aux japonais). En fait la théorie voudrait qu'il faut un peu d'inflation pour que l'économie soit bien huilée. Parce que ça permet à long terme de débloquer le crédit nécessaire aux ménages pour subsister dans leur consommation au quotidien. Mais là bien entendu vous me rétorquez que la Chine n'a pas vraiment à se soucier des crédits bancaires étant donné que ses ménages ont plutôt une propension à épargner et non à consommer. Et c'est là bien entendu que je gagne avec un échec et mat. Actuellement la consommation des ménages chinois ne contribue que très faiblement à la croissance parce que justement ils épargent trop et ne consomment pas assez. Une inflation leur permettrait donc de cesser de trop thésauriser et de commencer à consommer. Une déflation les pousse à épargner de plus en plus et donc à ne pas aider la croissance -qui dans le futur aura de plus en plus besoin de ses milliards de consommateurs pour la soutenir.
Bon d'accord finit de jouer. Est-ce que je crois vraiment ce que je viens de dire : non. Les véritables raisons de cette de prix ne sont même pas les économies d'échelle (enfin je ne crois pas). Il y a je pense deux raisons principales à cette baisse : 1. La situation précédente était quelque peu délirante, le fait de payer plus quand on est en possession d'une carte de transport va quelque peu à l'encontre de la raison même de posséder une telle carte. 2. Les JO. Pourquoi ? Tout simplement parce que je pense qu'ils n'avaient pas envie de vraiment devoir comprendre une horde de touristes. Que de cette façon ils ne sont pas obligés de devoir déchiffrer leur accent pour savoir s'ils ont un changement ou pas. Là ils n'ont qu'à leur donner un tickets et ils sont tranquils.
Comment ça aucune de ces deux explications n'explique véritableent la baisse du prix ? Ca doit être la déflation alors...
EDIT: Un petit article que je viens de trouver dans Le Monde aujourd'hui (31 octobre 07) et qui dit que j'ai raison (souvenez-vous simplement que c'est un crash qui a commencer la déflation au Japon !^^) : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-973102,0.html
16 octobre 2007
Là haut sur la montagne...
Bon alors voilà, je me résout finalement à décrire mes vacances ! La semaine dernière nous avons en effet eu la grande joie de bénéficier d'une semaine de vacances en l'honeur de la fête nationale chinoise (1er octobre). Bien entendu comme il ne faut pas abuser des bonnes choses nous avons eu la chance de travailler le samedi et le dimanche qui précédaient le 1er octobre histoire de ne pas avoir à manquer trop de cours ! Ca ne ferait pas sérieux il faut l'avouer !
Voulant donc profiter de ces vacances j'ai accepté de me joindre à un groupe de trois personnes qui partait marcher sur la muraille ! J'avais déjà été une fois sur la muraille à l'occasion d'une visite organisée par l'école. Mais il s'agissait d'une partie du mur très proche de Pékin, totalement reconstruite et très touristique. Comment ça je fais la fine bouche ? Bon d'accord j'avoue : quand je l'ai visitée j'ai trouvé ça génial ! La partie du mur visitée grace à l'université était Badaling. Ca ressemble à ça :
Mais cette fois-ci le plan était de partir de Simatai le samedi, dormir sur la muraille du côté de Jinshanling. Repartir le lendemain, marcher jusqu'à Gubeikou, visiter et dormir sur place. Le lendemain partir pour la ville de Chengde (il ne s'agit plus du mur) et passer quelques jours sur place.
Le voyage a relativement mal commencé pour moi étant donné que pour des raisons diverses et variées je n'ai pu partir le premier jour et ai dû les rejoindre à Jinshanlin. Dit comme ça ça parait simple n'est-ce pas. Mais dans cette petite phrase : les rejoindre à Jinshanlin, se cache beaucoup de choses !!!!
Pékin – Jinshanlin :
Bon, tout d'abord il faut faire son sac, un savant équilibre de : je n'ai rien oublié et mon sac est trop lourd ! Mais bien entendu en grande voyageuse ça ne m'a guère posé de problème !!!!
Deuxième étape : quitter le centre ville. Ca m'a pris plus de temps que prévu mais surtout parce qu'il a fallut que j'aille rcupérer la carte d'étudiant d'une des personne du groupe qui avait oublié la sienne !!! Bon alors me voilà enfin partie avec une journée et demie de retard. Je prend le métro jusqu'à la gare routière. Là je trouve le bus numéro ?? qui doit m'emmener jusqu'à Miun. Lorsque l'on dit gare routière on pense grand espace ouvert rempli de cars. Là c'est plutôt grand hangard fermé où l'on étouffe. C'est avec bonheur que je découvre que la queue pour mon bus est très courte. Mais c'est également là que j'ai ma première panique (bon d'accord panique est un bien grand mot). Un type dit quelque chose en chinois, j'ai l'impression qu'il y a un bus qui part mais qui ne dessert pas toutes les destinations. Ne sachant pas précisément quelle est la mienne et voyant que le gros des voyageurs reste dans la file je décide de rester moi aussi (sage décision). Une dizaine de minutes plus tard notre bus est là et il est temps de tenter de s'engoufrer le plus rapidement possible dedans. Pas assez rapidement apparement puisque le chauffeur me repère et me dit qu'il faut que je mette mon sac dans la soute. J'accepte de bonne grace -ce que je n'aurais pas du faire car je me rend compte rapidement que tout est dans mon sac, y compris mon passeport et mon argent- ! Résultat : lorsque la dame au ticket vient me demander ma destination et me donne le prix de mon ticket je ne peut qu'admettre que je n'ai pas d'argent et tenter d'expliquer que mon sac est dans la soute. Elle finit par comprendre (en grande partie grace à ma voisine, une jeune étudiante dont l'anglais bien qu'approximatif est toujours meilleur que mon chinois !). Le trajet se passe bien et je peux commencer à utiliser mon chinois avec ma voisine. On se comprend bien et on est capable en mélangeant anglais et chinois de communiquer. Une chose dont je me suis appercue avec ce voyage c'est que la règle de l'enfant unique ne s'applique vraiment qu'à Pékin. Cette fille est originaire de Uhai et a un frère et une soeur. JJ, la fille qui m'a accueillie à l'aéroport à elle aussi un frère. Je ne sais donc plus trop que penser à sujet. Parce qu'en même temps une chinoise à qui je parlais m'a dit qu'elle ne se marirait jamais avec un pékinois parce qu'elle veut deux enfants.
Mais bon passons. La dame au ticket m'avait dit qu'elle me ferait signe lorsque viendrait mon tour de descendre. Je ne me souciais donc pas vraiment de ça et prenait plaisir à regarder le payasage. Deux heures plus tard, avec presque plus personnes dans le bus je m'inquiète quelque peu et descide d'aller voir si je n'ai pas par malchance raté mon arrêt. Madame ticket me rassure et m'annonce que je descend au terminus. Elle me demande ou je vais exactement et quand je lui dis Jinshanling elle me regarde un peu effarée et me dit : « but wall is close ! ». Je la rassure, lui dit que je sais qu'à 19h on ne peut plus entrer sur la muraille mais que je ne compte pas me balader de nuit mais en fait dormir dans une petite chambre d'hôte (et oui les grands plans de dormir sur la muraille ont disparus à l'approche du crépuscule !). Quelque peu rassurée mais toujours inquiète de mon bien être elle m'annonce que le trajet entre Miun et Jinshanlin doit se faire en taxi et qu'à cette heure là ça ne va pas être donné. Je la rassure en lui annoncant que je sais ce que je fais (ce qui est absolument faux, je n'ai absolument aucune idée de où je vais, combien est censé coûter le taxi et où je dois prendre le dit taxi). La réponse à cette dernière question ne se fait pas attendre. Arrivés au terminus madame ticket me fait signe de rester à bord, va chercher mon sac (il fallait bien que je la paie un jour) et me mène directement dans les bras d'un chauf feur de taxi. Ou plutôt elle me fait signe de monter à bord d'une voiture en me disant que c'est un taxi alors q'un type ulcéré lui hurle dessus (la cause de cet énervement ayant l'air d'être qu'il était lui aussi un chauffeur de taxi et aurait voulu me récupérer).
Sur ce je monte à bord du taxi et me voilà partie ! Enfin pas tout à fait. Après 3 minutes le chauffeur m'annonce que étant donné que je vais très loin le coût de la course se monte à 300 kuai (yuan). Ne sachant pas du tout combien je suis censée payer j'appelle le groupe que je suis censée rejoindre et leur demande combien je dois payer. On m'annonce 100 kuai. Là je me dit aïe ça va être dur. J'annonce donc au chauffeur que non je ne me ferais pas avoir et que je ne veux payer que 100 kuai. Sur ce il arrête sa voiture sur le bord de la route et me dit que ça ne va pas être possible. Je rappelle donc le groupe et passe quelqu'un parlant chinois au chauffeur. Ca discute dur et quand il me rend l'appareil il me dit : 150 kuai. Au telephone le garçon me dit : « tu reste sur 100 kuai, quand il refuse encore tu sors de la voiture et il reviendra te chercher en te disant d'accord pour 100 kuai ». Moi je lui répond : «et s'il ne revient pas ? ». « Et bien alors tu prend un autre taxi ». Pour bien s'imaginer ma situation il faut se rendre compte qu'il fait nuit noir et que je suis sur le bord d'une grande route mal illuminée où les voitures passent à toute vitesse ! Je marchande donc encore un peu mais ne sort pas de la voiture et accepte de payer 130 kuai.
Le trajet se passe sans anicroche, je pourrais bien entendu commenter sur la conduite chinoise mais ici n'est ni le lieu ni le moment. Au bout d'une heure le chauffeur decide de rompre le silence et me demande si je l'aime bien. J'ai peur de répondre, ne maitrisant que peu la langue je ne sais pas trop dans quoi je m'engage. Finalement au bout de 10 minutes de : « mais je ne te connais pas assez pour le dire » et de « mais tu veux être amis comment ? » je cède et on se serre la main pour celler cette amitié durable. Bien entendu, en bons amis on s'échange nos numéros et je dois même lui donner celui des amis que je devais rejoindre (il se trouvait que s'était lui qui la veille les avait accompagnés jusqu'à Simatai).
Jinshanlin – Gubeikou :
Arrivée à Jinshanlin le type à l'entrée s'empresse de me faire payer 50 kuai pour l'entrée et je peux enfin m'installer dans une petite chambre d'hôte. Lit dur et eau dans un barril dehors pour se brosser les dents certes mais un toit et un repas chaud tout de même.
Bien entendu tout ne peut se passer sans anicroche et dès le lendemain on faillit se faire écorchées vives par la propriétaire parce que l'on a refusé de lui donner autant d'argent qu'elle nous demandait. On finit par s'en sortir avec un « go away !» rageur de sa part et un gros soulagement de s'en sortir vivantes du notre.
Prochaine étape : la muraille ! Après la petite deception en se levant de voir le temps couvert notre moral remonte en voyant les nuages s'éclaircir. Là commence la partie sportive du voyage. Mais quel voyage ! La partie Jinshanling – Gubeikou est véritablement magnifique ! Elle est sauvage à souhait, la muraille par contre est parfois relativement inexistante et ressemble quelque peu à un muret mais il paraît que les anglais ont prouvés que même les murets ça marchait comme detérent !
En plus ce qu'il y a de bien avec ce tronçon c'est qu'il est beaucoup moins touristique et pendant de longues périodes de temps on se retrouve véritablement seuls sur la muraille. Seul petit point noir : l'eau. Habituellement on se plaint de tous les vendeurs qui ne veulent pas nous lacher, mais là avec la soif qui tenaille d'un seul coup ça ne nous dérangerait plus !
Autre petit point négatif : comme le mur est parfois en très mauvais état on ne peu marcher dessus et l'on doit se contenter de marcher à côté. De plus sur ce tronçon une partie du mur est interdite zone militaire oblige.
Les garçons du groupe (groupe de 4 constitué respectivement de 2 filles et 2 garçons) fatigués de marcher à côté du mur ont décidé d'escalader le mur pour remonter dessus. Dans des circonstances normales je les aurais peut-être suivis mais avec 10 kilos sur le dos j'ai préféré ne pas trop me risquer. Mais bon le fiat de ne pas vouloir escalader un mur lisse ne veut pas dire que otre tronçon était particulièrement plus facile et l'on a eu nos propres petites fraiyeurs avec notamment la rencontres avec de jolies et amicales petites araignées (quel drôle de nom pour un roi)...
Mais bon résultat des courses les filles sont arrivées plus rapidement à destination ! Malheureusement la destination s'est révélée être nettement plus petite que ce à quoi on s'attendait. Gubeikou est une ville (si on peu appeler ça une ville) très étrange.
D'un côté elle est petite et relativement pauvre et de l'autre elle est traversée par une grande autoroute qui est bordée d'un grand espace avec de l'herbe et des fleurs, un petit muret, tout ça neuf ou en construction et qui ressemble à l'entrée d'une grande ville riche qui fait attention à l'environement ! En relisant mon explication je me rend compte que j'ai du mal à expliquer cette ville et malheureusement je ne crois pas que l'on ai pris de photos...
Mais là où Gubeikou nous a le plus déçues c'est dans son absence de banque. Nous étions un peu à court d'argent et nous n'avons pu nous renflouer. Exit donc le plan de dormir sur place chez un des agriculteurs, nous devions (nous les filles) nous résoudre à partir le soir même pour Chengde où l'on nous a assuré qu'il y avait des ATM.
Gubeikou – Chengde :
On a donc dit au revoir aux garçons et l'on s'est misent à la recherche d'un bus pouvant nous mener à Chengde. Ne connaissant pas très bien les caractères constituant le nom de cette ville nous avons demandé de l'aide aux policiers qui étaient, ils ont accepté de nous arrêter le prochain bus en direction de Chengde. 5 minutes plus tard ils nous font signe et l'on peut monter dans un minibus. Le prix est beaucoup plus cher que prévu (65 kuai) mais la raison de cette augmentation étant la fête nationale on ne peut rien y faire (quelle idée de voyager un 1er octobre aussi !).
Le bus est plein et l'on est obligées de s'assoir sur les espèces de strapontins au milieu de l'allée. Mais le voyage étant relativeent court (1h30 et non 5h comme une dame nous avait dit à Gubeikou) cela ne pose pas vaiment de problème.
Arrivées à Chengde nous décidons qu'après de telles tribulations nous avons mérité un bon hôtel. Nous marchons donc d'un pas assuré vers un hôtel d'extérieur luxueux pour aller voir quels en sont les prix. La chambre la moins chère est en faite une chambre triple a 270 kuai la nuit. On leur explique qu'étant donné que nous ne sommes que 2 ils devraient nous faire un rabais ce qu'obligement, après un peu de discussion ils consentent à faire. Nous obtenons donc la chambre à 180 kuai la nuit (qui a dit que l'on ne pouvait pas marchande dans les 4 étoiles !!!).
Très fières de nous on se dirige d'un pas assuré vers l'ascensseur, on rentre dedans, on regarde notre clé pour voir à quel étage monter et là première surprise notre chambre a le numéro : 021. Problème : en Chine comme aux Etats-Unis le rez de chaussez est appelé premier étage ce qui fait que dès le rez de chaussée les chambres portent le numéro 100 quelque chose. On sort donc quelque peu médusées de l'ascensseur et l'on regarde autour de nous. Là on se rend compte que notre chambre se trouve en fait au sous sol... Pas encore démoralisées on rentre dans notre chambre. Là le mythe des hôtels de luxe s'effondre : notre chambre sent le renfermé, a des insectes mort sur les draps et a un sol peu welcoming. Décidées à ne pas se décourager pour si peu nous prenons nos douches et nous préparons pour sortir manger (il est 20h30). En feuilletant le routard pour une idée de resto on voit qu'il faut parfois demander à visiter plusieurs chambre avant d'en trouver une potable. Remontées à bloc on retourne à la reception, on explique que notre chambre est peu ragoutante et que l'on veut en visiter une autre. La receptioniste, pas du tout étonnée nous fait une autre clé electronique. On visite, mais pas de miracle elle est exactement pareille que celle d'avant. On remonte donc et là la dame nous dit que les femmes de ménages peuvent venir nettoyer la chambre. De nouveau rayonnantes nous acceptons et accueillons ces dames de la propreté les bras ouverts ! Nous leur expliquons que nous aimerions qu'elles nettoient la salle de bain et le sol de la chambre.
C'est donc avec le sourire que nous sortons de l'hôtel à la recherche d'un restaurant !
Le restaurant fut bon mais sans plus. Ce qui était assez rigolo c'est que vu que l'on ne comprenait rien au menu parce qu'il était tout en chinois et qu'il n'y avait pas d'images on a demandé à la serveuse de choisir pour nous en spécifiant simplement que l'on voulait un plat de légumes, un plat de viande et que le tout ne soit pas trop épicé. La dessus notre voisine de derrière se retourne et nous dit avec un grand sourire que sa fille qui sait parler anglais va nous aider. La dessus, sa fille l'air complètement effrayé, affolé et exaspéré que sa mère se mêle (et surtout la mêle) à des choses qui ne la regarde pas nous annonce que elle non plus ne sait pas ce qu'il y a sur le menu. C'est finalement la serveuse à l'aide de notre voisine de derrière qui nous choisissent nos plats !
Après notre repas on retourne à l'hôtel le coeur léger, mais il se ralourdit bien vite quand on s'aperçoit que le sol n'a toujours pas été nettoyé. Mais bon tout n'est pas perdu étant donné que la salle de bai a été nettoyée et les draps changés. C'est donc d'un someil de plomb que nous dormons cette nuit là.
Le lendemain le programme de la journée est visite de la ville, du palais d'été et achat d'une carte telephonique pour C (ma partenaire de voyage).
Nous commençons par tenter de trouver une carte de telephone ce qui s'avère être impossible. Après s'être faites baladées pendant une heure et demi de magasin en magasin et d'opérateur en opérateur on finit par comprendre qu'il est impossible pour elle de recharger son telephone à Chengde parce qu'elle a un numéro pékinois. Allez savoir...
Après cet echec nous décidons d'attaquer le palais d'été. Nous payons les 90 kuai pour l'entrée sans tiquer et nous engageons dans le palais. A première vue il est quelque peu décevant comparé au palais d'été de Pékin, les salles sont peu nombreuses et peu accessibles, les explications son également tout en chinois. Mais bon avec tout de même des choses sympathiques à voir :
Après une centaine de mètres on vient à bout des bâtiments qui forment le palais et l'on se rend copte que ce palais d'été ressemble en fait beaucoup plus à une réserve naturelle. Il s'agit d'un très grand espace vert, avec collines, étendue d'eau et petits pavillons qui sert de sortie aux chinois issus surtout de Chengde même ou alors de Pékin (je peux affirmer ceci au vu des immatricultaions des voitures dans le parking).

Le parc est vraiment très beau et très agréable, on peut même faire un tour de pédalo ou de barque avec les chinois si l'on veut (bon on est pas vraiment seuls sur l'eau mais que veut-on...). Ca monte et ça descend pour atteindre les différents pavillons mais après la grande muraille c'est vraiment de la rigolade ! Pour les peureux, fainéants et autres des minibus sont à disposition pour mener d'un pavillon à un autremais nous 'avons pas vraiment compris combien ça coutait. Enfin, on a cri comprendre 160 kuai mais ça paraît énorme, peut-être que c'était pour toutes les deux, peut-être pas...
Après trois heures dans le parc we call it a day and head back to the hotel. Après une solide sieste de 2 heures on décide qu'il est l'heure de manger et que l'on a envie de manger sur le bord de la rivière (ou fleuve) qui passe dans Chengde.
Après avoir traversé ledit fleuve de long en large on se rend à l'évidence qu'il n'y a vraiment aucun restaurant au bord de l'eau et que bien que cette ville de nuit ressemble à Genève (d'après moi) ou Las Vegas (aux dires de C) on ne peut pas dire que les chengdéens (plus comunément appelés habitants de Chengde) ne savent pas saisir les opportunités qui s'offrent à eux !!!
Nous décidons donc de nous diriger plus vers le centre et là nous faisons la trouvaille gustative de notre vie ! Nous découvrons en effet un restaurant de taille moyenne d'allure sympathique et décidons d'entrer. Nous choisissons un plat à base d'aubergine et du riz. Un délice !!!! Les aubergines sont fondantes et caraméisées et le riz a l'air d'être fumé !!!! Un seul regret : ne pas avoirpensé à leur demander leur carte de visite !!!!
Après ce repas nous avons plus que bien mangé et sommes pleines à craquer. C décide de renter à l'hôtel mais moi j'ai envie de visiter la ville plus en profondeure.
C'est donc seule que je découvre Chengde by night. C'est véritablement une ville toute mignone. 5 minutes à peine après avoir commencé à marché j'entend de la musique, je me rapproche et découvre un groupe de chinois rassemblé sous un pavillon en train de chanter des chansons chinoises accompagnés d'un musicien jouant d'un instrument traditionnel.
100 mètres plus loin j'entend de nouveau de la musique et c'est tout un orchestre avec des danseurs que je découvre à un coin de rue. Des chinois en file par deux dansent en agitant des foulards, ils l'air de bien s'amuser !
Je continue à marcher dans la ville et passe une sorte de petit parc ou beaucoup de jeunes sont en train de jouer au jeu da cau. C'est u jeu vietnamien qui se joue au pied avec un volant un peu plus grand que celui de badminton. Certains des joueurs étaient vraiment très bons !
Sur le chemin du retour à l'hôtel je n'ai eu de cesse de croiser des petits stands de tirs. Installés à des coins de rue des vendeurs installent une cible électronique ou des ballons avec une carabine. Mais je ne sais pas ce qui se passe si l'on gagne parce que je n'ai pas vu de nounours en peluche !
Le lendemain nous avons décidé d'attaquer les temples lamaïques avant de rentrer sur Pékin. Enfin bon les temples lamaïques serait mentir, nous en avons choisit 1. Celui qui ressemble au temple de Lhassa. Au départ je dois avouer que je n'ai pas été très impressionnée. Ce temple ressemblait énormément à celui que j'avais déjà visité à Pékin. Mais une fois que nous avons atteint le bâtiment principal je n'avais plus rien à dire. Un temple qui grimpe sur plusieurs étages c'est vraiment impressionant ! Je ne suis certes pas convertie mais je m'incline devant ce monument.
Après la visite on a failli de nouveau se faire tuer par des chinoises -cette fois ci par les petits restaurateurs juste à l'extérieur du temple- parce que l'on a refusé de payer une bouteille de ice tea 10 kuai (normalement dans un resto ça coûte de 3 à 5 kuai). Mais l'arrivée en masse de nouveaux client nous a permis de mourrir un autre jour.
Après ce délicieux -quoique presque fatal- festin à base de riz et de jiaozi nous étions prêtes à rejoindre nos pénates pékinoises. Il ne nous restait plus qu'à trouver le bus en direction de Pélin.
Chengde – Pékin :
Armées du Routard nous savions que le trajet devait nous coûter aux alentours de 45 kuai. Lorsque nous arrivons à l'arrêt de bus les vendeurs nous proposent des tickets à 65 kuai. Les informations du routard dates un peu certes mais une inflation à ce point est anormale. Nous décidons donc de tenter une autre vendeuse. Elle nous annonce également que le coût est de 65 kuai. Mais en regardant ses mains je découvre des billets à 50 kuai. Je le lui fait remarquer et elle s'empresse de les cacher en disant qu'en fait ces tickets sont une erreur. Pour montrer se bonne foi elle sort de son sac une autre liasse de tickets à 65. C lui demande ce qu'elle fait avec les autres tickets et une fois encore elle nous répond qu'ils sont une erreur. Je lui demande alors si les tickets à 50 sont pour les chinois et
les autres pour les étrangers. Les chinois autours se mettent à sourure, j'en entend même un dire : « elles ot compris ». Une dame derrière nous ordonne alors à la vendeuse de nous donner les tickets à 50. On s'empresse alors de nous faire monter dans un mini bus comme si notre présence sur place était un désagrément, qu'il fallait nous faire disparaître à tout prix dans l'éventualité que d'autres étrangers apparaissent et que nous leur fassions part de la combine.
Nous nous voyons alors attribuer les même places que de Gubeikou à Chengde, c'est-à-dire les strapontins. Mais je dois quitter le mien relativement rapidement avec l'arrivée de nouveaux passagers. Je me vois attribuer une des places les plus désagréables du minibus, c'est-à-dire celle juste au dessus des roues qui fait que l'on est complètement recroquevillé ! 6 heures plus tard à notre arrivée à Pékin je dois avouer que javais un solode mal au postérieur !!!!!
Mais quel beau voyage !!!!!
13 octobre 2007
Dupont et Dupond
Comme l'a fait remarqué récement un article dans un journal (euh d'accord je sais ce n'est pas bien précis mais je ne me souviens plus du nom du journal...) il y a un léger problème de avec les noms de famille en Chine. Il existe par exemple 5 noms extrêmement courants et rien qu'à Pékin 40% de la population porte l'un de ces 5 noms : Wang, Zhang, Li, Liu et Zhao. Pas moins de 5013 Zhang Wei habitent à Pékin !
Ce phénomène a atteint un tel point que les chinois se mettent à prendre pour beaucoup le nom de leur mère et à le rajouter au leur histoire de pouvoir se différencier un tant soit peu !
Il est vrai aussi que ces noms là peuvent être déclinés de plusieurs façons. Je m'explique, prenons le nom de famille Wang : le chinois étant une langue tonale il y a au minimum 4 façons de prononcer Wang. Dans un exercice d'écoute en cours on avait d'ailleurs un exercice comme ça : monsieur Wang (avec un deuxième ton donc la voix qui monte) achète des pommes, monsieur Wang (quatrième ton donc la voix qui descend rapidement) achète des oranges. Qui achète des pommes ? Franchement qu'est-ce que j'en sais moi ! En bon laowai (étranger) de toute façon quand je prononce on ne sais pas ce que je dis !!!!!!!
Bon mais là encore moi ça ne me dérangerais pas. Je ne connais pas assez de chinois pour que ça me pose problème.
Non, mon problème à moi c'est de réussir à savoir rien qu'en regardant le nom si il s'agit d'un homme ou d'une femme.
Une petite anectote à ce sujet. Avant de venir en Chine j'était en contact avec une personne en Chine. Elle m'a donné son nom chinois t m'a dit de l'appeler JJ. Alors moi, insouciante que j'étais je me dis : c'est un garçon. Ca jusqu'u jour ou ce contact m'envoie sa photo et je me rend compte qu'en fait s'était une fille. Heureusement que j'avais sa photo, autrement je pense que l'on aurait pu assister à une jolie scène à l'aéroport. "Mais non je vous assure que quelqu'un d'autre devait venir me chercher ! Veuillez partir mademoiselle je ne vous connait point !".
On pourrait penser qu'avec un peu d'expérience je pourrais bien entendu distinguer entre les noms de femme et les noms d'homme mais pas plus tard que la semaine dernière je me suis encore faite avoir ! J'ai acheté le livre d'un auteur appelé Ma Jian. Alors très fière de mes quelques mots de chinois je me suis dis : c'est le ma de cheval, ce ma là est utilisé dans des mots comme maman. Il s'agit donc d'une femme ! Arrggghhhh ! Que neni ! C'est un homme !
J'ai tenté de me enseigné et apparement il n'y a pas vraiment de règle, simplement les parents vont choisir des caractères qui symbolisent plus la beauté pour les filles (comme par exemple Meili, le même mei que Meiguo, qui pour ceux qui on suivit le post précédent veut dire Etat-Unis et qui vient du mot beau) et par exemple des symboles de force pour les garçons.
Mais lorsque les parents choisissent des noms de lieux et bin là on est fichus !!!!
12 octobre 2007
Chinoiseries
C'est parti pour une petite analyse pas très sérieuse et pas très précise des noms de pays et de villes en chinois !
Commencons par le commencement c'est-à-dire pour mon pays hôte. La Chine, en chinois se dit : Zhonguo. Littéralement pays du milieu. Passons maintenant à la France : la France se dit Faguo ou en français pays de la loi.
C'est nous caresser dans le sens du poil que de nous faire revivre nos si glorieuses heures révolutionnaires et nous rappeler la grande influence que nous avons sur le reste du monde grace à nos écrits et nos penseurs... Il est vrai aussi qu'aujoud'hui si l'on devait choisir entre les deux pas celui qui faisait le plus respecter la loi ou appliquer la loi se serait une autre histoire. Il est aussi possible d'avoir une autre interprétation pour cette si belle France, si le mot fa veut dire loi, le caractère de fa se décompose en fait en deux caractères distincts. Il y a d'un côté le verbe aller (qu : à droite) et de l'autre le caractère de l'eau (shui : à gauche). La France est donc le pays qui cous à la mer. Il est donc intéressant de voir que les chinois dans leur grande sagess avaient prévus Dunquerke et que pour une prochaine guerre il serait peut-être bon de leur demander leur avis sur l'issue de cette dernière ! Les Etats-Unis maintenant.
C'est au tour de l'Allemagne.
Deguo : le pays de la morale. Avec ça ien d'étonnant que la France ai courru à la mer ! Il falait échapper à tout prix de la droiture allemande ! Un autre exemple de pays dont le nom colle avec l'histoire (en plus de la France je veux dire) c'est la Grande Bretagne.
Voyons maintenant un voisin de la Chine : le Japon.
Là on se dit : aïe, s'il faut que le nom de ce pays suive son histoire les chinois vont sans doute l'apeler le pays des meurtriers ou quelque chose dans le genre. Fort heureusement ce n'est pas le cas et le nom est le même que celui donné par la France, enfin presque. Le Japon se dit Riben, soit le pays du soleil levant. Le premier caractère : Ri voulant dire soleil et le deuxième : Ben voulant dire racine. Après ce petit tour il est possible de s'imaginer que tous les pays en chinois ont un nom qui a un sens. Mais c'est loin d'être le cas. Beaucoup depays n'ont le droit qu'à une transcription purement phonétique de leur Etat. C'est le cas par eemple de l'Italie ou du Danemark.
That's all for now folks !!! |
Dial 911 !
Voici une petite anectote sur les secours en Chine.
Hier j'étais à mon cours de kungfu en train de désespérement tenter de lancer un coup de pied qui pour une fois dépasse le niveau de mon nombril (comme le professeur me l'a si gentiment fait remarqué, je ne suis pas très souple. Pour tenter une comparaison, le professeur, lui, lance son pied au niveau de sa tête) quand une des filles à côté de moi me fait remarquer qu'en face de nous, sur la route quelqu'un est allongé par terre.
Après inspection il s'agirait d'une dame d'environ 60 ans qui serait tombée de vélo. On alerte notre professeur qui accourt pour lui porter secours. Il revient cinq minutes après et dit qu'il a appelé les secours.
En bons occidentaux que nous sommes nous nous attendons donc à voir surgir d'une minute à l'autre une ambulance tout feux hurlants. Quelle n'est pas alors notre surprise dix minutes plus tard de voir tranquilement arriver -à vélo- une dame en blouse blanche munie d'une petite boite décorée d'une croix rouge attachée au guidon pour toute assistance.
La question est alors de savoir : si l'on doit être transporté de toute urgence à l'hopital, est-ce qu'ils arrivent avec une petite charrette derrière le vélo et nous transportent comme ça ou est-ce qu'ils prennent deux vélos ? Franchement, je n'ai pas envie de le savoir !





























